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Les Français et le lavage des mains, le grand relâchement ?


Organisée le 15 octobre avec le soutien de l'Unicef, la « Journée mondiale du Lavage des mains » prend cette année un sens très spécial dans un contexte où le respect des règles en matière d'hygiène des mains est devenu un enjeu de santé publique de premier plan dans la lutte contre la propagation du coronavirus. A l'heure où la « deuxième vague » du Covid-19 coïncide avec la saison des infections virales hivernales (ex : grippes, bronchiolites, gastroentérites...), la question se pose notamment de savoir si les bonnes pratiques observées durant le confinement s'ancrent durablement dans la culture hygiénique des Français ou si elles s'érodent au fil du temps. Réalisée pour Unbottled en partenariat avec Le Parisien, cette enquête de l'Ifop montre que si les taux d'observance en matière de lavage des mains avaient atteint des niveaux inégalés durant le confinement, l'été et l'automne ont plutôt entraîné un certain relâchement, notamment dans des catégories de Français particulièrement réfractaires aux gestes barrières comme les jeunes et les anti-masques.

 

 

LE CHIFFRES CLÉS

 

Par rapport aux taux d'observance mesurés par l'Ifop durant le confinement ou cet été, le respect des consignes en matière d'hygiène des mains apparaît en retrait dans la plupart des moments de la vie quotidienne. 

  1. Les Français sont ainsi nettement moins nombreux qu'au printemps à se laver systématiquement les mains en rentrant chez eux (63% en octobre, contre 75% en juillet et 86% en mars), avant de passer à table (65%, contre 81% en mars) ou après s'être mouchés (37%, contre 56% en mars). 
  2. Les Français sont aussi sensiblement moins nombreux à se couvrir avec un bras ou un mouchoir lorsqu'ils toussent (56% en octobre, contre 62% en juillet et 69% en mars), à utiliser des mouchoirs à usage unique (53% en octobre, contre 58% en juillet et 63% en mars) ou à toujours se laver les mains après être allés aux WC (77% en octobre, contre 81% en mars). 
  3. La proportion de personnes se lavant les mains après avoir pris les transports est, elle, en baisse par rapport à cet été (-10 points par rapport à juillet) mais elle est stable par rapport à mars (70%), ce qui s'explique sans doute par le caractère très anxiogène des transports en commun à l'égard du virus.
  4. Ce moindre respect des règles de base en matière d'hygiène des mains affecte particulièrement les jeunes : - 28 points chez les jeunes de moins de 25 ans en ce qui concerne le lavage avant de passer à table. Cependant, ce relâchement affecte aussi des « bons élèves » tels que sont généralement les femmes et les habitants des agglomérations de province.
  5. Enfin, le refus d'appliquer les consignes en matière d'hygiène paraît étroitement corrélé au refus de porter des masques : la proportion de personnes se lavant toujours les mains en rentrant chez elles étant deux fois plus faible chez les Français portant rarement un masque en dehors de leur domicile (30%) que chez ceux en portant systématiquement (79%). 

 

 

LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS DE L'ENQUETE

 

1) Le respect des « gestes barrières » observé durant le confinement...

 

A partir de l'apparition des premiers cas de Covid-19 en France (fin janvier), les campagnes de promotion des « gestes barrières » contre la transmission manuportée et cutanée du virus ont provoqué des changements radicaux dans les pratiques hygiéniques des Français, en particulier en matière de lavage des mains et de précautions en cas de toux ou d'éternuements.

 

Alors que les Français étaient restés jusque-là plutôt hermétiques aux messages martelés chaque hiver par les autorités sanitaires (cf Baromètre Santé 2016, Baromètre Santé 2010, Nicolle 2006), la comparaison d'une étude menée durant le confinement (Ifop/ Depanneo du 21 au 23 mars) avec des données recueillies juste avant l'éclatement de la crise (Ifop/Diogène-France.fr du 31 janvier au 3 février 2020) montre que les taux d'observance en matière d'hygiène des mains ont atteint durant cette période d'isolement des niveaux records. 

 

Les données recueillies fin mars montraient ainsi un niveau exceptionnellement élevé dans la pratique systématique du lavage des mains après avoir pris les transports (70%, contre 45% en janvier 2020 et 35% en 2016), avant de passer à table (81%, contre 49% en janvier 2020) ou de faire la cuisine (81%, contre 69% en janvier 2020 et 63% en 2016). 

 

De même, elles montraient un respect massif des précautions à prendre en cas d'éternuement - 69% se couvrent systématiquement avec un bras lorsqu'ils toussent contre 41% en 2016 - ou de contacts avec des sécrétions nasales : 56% des Français se lavaient alors les mains après s'être mouchés, soit une proportion deux fois supérieure à celle observée deux mois avant (25% en janvier 2020) et quatre fois plus élevée qu'en 2006 (15%). 

 

LE RESPECT DES GESTES BARRI??RES RELATIFS À L'HYGIENE DES MAINS

- Evolution au cours de l'année 2020 -

 

 

 

 

2) ... s'avère de moins en moins strict depuis cet été, notamment chez les jeunes

 

Cependant, force est de constater que depuis cet été, ces gestes barrières ne sont pas devenus des gestes naturels...  Au contraire, en dépit du choc provoqué par la crise et l'ampleur des messages de prévention sanitaire martelés durant des mois, la tendance semble plutôt au relâchement qu'à un ancrage durable de ces bonnes pratiques dans la culture hygiénique des Français.

Par rapport aux taux d'observance mesurés durant le confinement, le respect des consignes en la matière apparaît en retrait dans la plupart des aspects de la vie quotidienne. Les Français sont ainsi nettement moins nombreux qu'au printemps à se laver systématiquement les mains en rentrant chez eux (63% en octobre, contre 75% en juillet et 86% en mars), avant de passer à table (65%, contre 81% en mars) ou après s'être mouchés (37%, contre 56% en mars). 

 

De même, les Français sont moins nombreux à se couvrir avec un bras ou un mouchoir lorsqu'ils toussent (56% en octobre, contre 62% en juillet et 69% en mars), à utiliser des mouchoirs à usage unique (53% en octobre, contre 58% en juillet et 63% en mars) ou à toujours se laver les mains après être allés aux WC (77% en octobre, contre 81% en mars). 

 

La proportion de personnes se lavant les mains après avoir pris les transports est, elle, en baisse par rapport à cet été (-10 points par rapport à juillet) mais elle est stable par rapport à mars (70%), ce qui s'explique sans doute par le fort niveau d'inquiétude qu'ils suscitent en termes d'exposition au virus : métro, bus, tramway ou trains étant de loin les modes de déplacement les plus anxiogènes chez les citadins (étude Ifop/Caroom - septembre).

 

 

 

 

L'analyse des catégories des Français relâchant particulièrement leurs efforts montre que cette baisse de respect des règles de base en matière d'hygiène des mains affecte particulièrement les jeunes. 

 

En effet, c'est dans cette catégorie de Français déjà très « réfractaires » à l'application des gestes barrières que les évolutions (à la baisse) sont les plus fortes : -25 points chez les 25 à 34 ans en ce qui concerne le lavage systématique en rentrant de son domicile, - 28 points chez les jeunes de moins de 25 ans en ce qui concerne le lavage avant de passer à table. Cependant, il est important de noter que ce relâchement affecte aussi fortement des « bons élèves » tels que sont généralement les femmes et les habitants des agglomérations de province.

 

Zoom sur le profil des Français se lavant les mains systématiquement « quand ils rentrent à leur domicile »

 

Zoom sur le profil des Français se lavant les mains systématiquement « avant de passer à table »

 

 

3) Des « anti-masques » en pointe dans l'opposition aux bonnes pratiques en matière d'hygiène des mains

 

Enfin, le refus d'appliquer les consignes en matière d'hygiène des mains apparaît étroitement corrélé au refus de porter des masques. 

 

La proportion de Français se lavant toujours les mains en rentrant chez eux est ainsi deux fois plus faible chez les Français portant rarement un masque en dehors de leur domicile (30%) que chez ceux en portant systématiquement (79%). De même, le respect des consignes en matière d'hygiène des mains est toujours plus faible chez les Français opposés au port du masque dans les lieux publics que chez ceux qui le trouvent justifié.

 

LE RESPECT DES GESTES BARRI??RES RELATIFS À L'HYGI?ENE DES MAINS

- Réponses en fonction de la fréquence du port du masque hors de son domicile -

 

 

Le point de vue de François Kraus, directeur du pôle Actualités de l'Ifop

 

Si la COVID 19 a mis en évidence le rôle de l'hygiène des mains dans la lutte contre le manuportage (transmission du virus par le contact des mains), ce virus n'est pas pour autant à l'origine d'une révolution dans la culture hygiénique des Français. Certes, la notion de "gestes barrières", inconnue du grand public il y a encore un an, semble être entrée dans les esprits, et les taux d'observance en matière de lavage des mains ont tous progressé par rapport au début de l'année. Cependant, il est clair que les Français peinent à respecter aussi scrupuleusement les consignes qu'à l'époque du confinement, sans doute parce que le lavage des mains n'est plus aujourd'hui le seul moyen de protection dont ils disposent. Dans un pays où les mauvaises habitudes en matière d'hygiène semblent profondément ancrées dans « l'habitus » culturel de la population, marteler l'idée selon laquelle le lavage des mains - au savon ou au gel hydroalcoolique  - est essentiel pour prévenir la transmission des infections virales hivernales reste donc un défi à relever pour les autorités.

 

Téléchargez l'étude

 

« Étude Ifop pour Unbottled réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 7 octobre 2020 auprès d'un échantillon de 1 014 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.  »

Photo Phovoir

 

Vitamine D à tout faire ?

 

 

La vitamine D soulève les passions et génère un marché très florissant de supplémentation qui fait tiquer les agences sanitaires. Que retenir de ce débat d’experts ?

 

 

La vitamine D est en réalité un précurseur de l’hormone finale active. Elle est synthétisée dans la peau en présence de rayons ultra-violets solaires. Elle est ensuite modifiée dans le foie pour devenir le 25-hydroxycholécalciférol [25(OH)D], qui doit encore être transformé par le rein en calcitriol [1-25(OH)D], hormone active dans tout l’organisme, dont les effets multiples ont engendré un grand enthousiasme… qui est un peu retombé.

 

Plus en détails

En fixant le calcium et le phosphore osseux, la vitamine D bétonne le squelette durant la croissance infantile et durant l’adolescence lors de l’inondation d’hormonale pubertaire. Ainsi se constitue la réserve osseuse de toute une vie. L’adulte avisé maintient son capital osseux en faisant du sport au soleil (tout en prenant garde à l’insolation) et en mangeant des aliments riches en vitamine D (poissons gras, jaune d’œuf, huile de foie de morue) et en calcium/phosphore. Ses effets hors de l’os sont multiples mais les données scientifiques, nombreuses, sont contradictoires, voire négatives. La vitamine D serait anti-cancéreuse et protégerait le cœur, abaisserait le risque d’AVC. Elle lutterait contre le déclin cognitif, garderait les muscles en forme et l’humeur au beau fixe. Mais ce qui constaté en laboratoire est moins miraculeux en population. La santé ne repose pas sur une vitamine/hormone, ce serait trop beau ! C’est une hygiène globale.

 

Les risques de carence

On peut manquer de calcitriol actif en ne s’exposant pas assez à la lumière du jour (sédentarité, réclusion télévisuelle, domicile près des pôles) et/ou à cause d’une insuffisance hépatique et/ou d’une insuffisance rénale. Toutes ces conditions s’accumulent avec l’âge. En 2015 (étude ESTEBAN) « seulement un adulte sur quatre et trois enfants sur dix atteignaient un seuil adéquat de vitamine D. La prévalence de la carence en vitamine D concernait près de 7% des adultes et 4% des enfants et atteignait 13% chez les adolescents. » Ce seuil adéquat est de 20 ng/mL. Il vaut mieux se situer au-dessus (entre 30 et 70 mg/mL) pour l’Académie de Médecine qui souhaite qu’on dose la vitamine D plus souvent en cas de maladies invalidantes et chroniques. Seulement voilà… Les méthodes de dosages sont disparates ; on ne dose pas toujours la totalité : vitamines D3 « solaire » + D2 « alimentaire ». Enfin la vitamine D plasmatique ne serait pas un bon marqueur de son action réelle chez chaque individu selon certains empêcheurs de doser en rond.

 

Ne pas doser à tout va

Doser sans réflexion médicale revient très cher. Les sociétés savantes américaines dénoncent un marché exponentiel anxiogène, provoquant des intoxications par supplémentations délirantes, excès dont les Américains sont coutumiers. L’Assurance maladie en France freine des quatre fers avec le soutien de la Haute Autorité de Santé (HAS). Les experts du GRIO (Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses) proposent de doser une fois la 25(OH)D pour connaître le statut vitaminique, puis de supplémenter seulement les sujets objectivement carencés, et systématiquement ceux à haut risque que sont les plus de 65 ans, généralement très sédentaires.

 

Manger varié et bouger en plein air

C’est la solution idéale pour éviter la carence vitaminique D. L’apport quotidien recommandé est de 800 à 1000 UI (unités internationales), obtenu par une exposition solaire de 30 minutes/jour, plus pour les peaux noires. Côté nourriture, la table Ciqual de l’ANSES donne la composition détaillée des aliments : https://ciqual.anses.fr. Bien sûr, aucune supplémentation par complément alimentaire ne doit excéder les 1000 UI journalières !

 

Dr Sophie Duméry / Atelier Presse Média Théragora 

 

Questions sur la contraception

Considération quotidienne pour une grande partie de la population, la contraception est l’objet d’opinions mal fondées et d’ignorances pourtant faciles à lever. Toujours préférable à l’IVG, elle relève d’un choix personnel, négociable en couple.

 

 

 

La contraception est l’affaire de la femme

Faux. La conception exige la rencontre fécondante d’un ovule féminin avec un spermatozoïde masculin. La responsabilité incombe en toute logique au couple copulateur… Mais 64% des femmes préfèrent la maîtriser seule.1 Manque de confiance dans un partenaire inconséquent et cavaleur ? Certainement répond le Dr Thierry Harvey, gynécologue-obstétricien, à l’hôpital des Diaconesses (Paris) qui conseille de toujours rester sur ses gardes. Les jeunes générations étant éduquées au préservatif masculin, une demoiselle doit en avoir sous la main au cas où le partenaire aurait négligé de s’en procurer.

 

La contraception masculine n’existe pas

Faux… mais elle est réduite. La Haute Autorité de Santé (HAS) en admet trois : le préservatif masculin (contraception ponctuelle), la vasectomie (contraception définitive = stérilisation) et le retrait du pénis avant l’éjaculation spermatique dans le vagin (demande un très bon contrôle de l’orgasme et de l’éjaculation).2 Aucune méthode hormonale n’est validée. Il est recommandé d’associer préservatif masculin et contraception féminine lorsqu’il existe un risque infectieux lors des rapports sexuels. Attention, le préservatif limite bien les infections sexuellement transmissibles mais pas toutes. Le papillomavirus (HPV) se répand au-delà des parties génitales, sa contamination reste élevée avec ou sans préservatif. La vraie protection est le vaccin HPV recommandé depuis peu chez les garçons comme les filles par les autorités sanitaires.

 

Les choix contraceptifs féminins sont nombreux

Vrai… mais pas d’égale sûreté contraceptive.3 Les méthodes hormonales comprennent la pilule qui bloque l’ovulation (97-99% d’efficacité si correctement prise) en duo « estrogène + progestatif », ou en progestatif seul. Les anneaux vaginaux et les timbres cutanés (patch) sont des contraceptions hormonales réservées aux situations n’assurant pas la prise correcte de la pilule.

Les dispositifs intra-utérins (DIU) ou stérilets, au cuivre ou au lévonorgestrel, sont placés dans l’utérus pour plusieurs années (5 à 10 ans). Ils ont plusieurs tailles et formes pour s’adapter à tous les utérus (jeune fille ou femme n’ayant pas eu de grossesse, femmes ayant eu une ou plusieurs grossesses).

Les méthodes vaginales réclament de prévoir ses rapports sexuels et de maîtriser leur pose, seule ou à deux : tampons et gels spermicides, cape cervicale et diaphragme, préservatif féminin.

La surveillance de la température et l’abstinence temporaire nécessitent d’avoir des cycles réguliers pour être un peu efficaces. Elles sont déconseillées à l’adolescence et en périménopause car trop hasardeuses dans ces périodes de cycles irréguliers.

Enfin, la stérilisation féminine est possible selon un protocole légal précis.

 

Une contraception de longue durée se choisit avec un gynécologue ou  une sage-femme

Vrai. Le gynécologue est au fait des derniers dispositifs et des dernières données sur leur bénéfice/risque pour une contraception durable, d’un an et plus. Ce large choix s’adapte à la demande spécifique et personnelle de chaque femme, insiste le Dr Harvey, car il est indispensable que la contraception soit parfaitement intégrée au mode de vie. Sinon elle ne sera pas ou inconstamment suivie ou tolérée.

Faute de gynécologue, il est désormais possible et conseillé de s’adresser à une sage-femme. Cette profession est habilitée à prescrire, poser et surveiller toute contraception féminine.

Pour les hommes, la consultation de l’urologue est utile pour s’informer de ce qu’est la « puissance » sexuelle, exposer ses éventuelles inquiétudes et éclaircir ce qui affecte la qualité du sperme quand on se préoccupe d’avoir des enfants.

 

La pilule exige de la discipline

Vrai. La prise d’une pilule contraceptive hormonale se fait à heure fixe pour être parfaitement efficace. Les combinaisons estro-progestatives laissent un peu de marge pour un oubli (10 à 12 heures de retard), mais pas les microprogestatives : la marge est de 3 heures seulement. Un retard de pilule permet une ovulation subreptice, avec le risque d’une grossesse si un rapport sexuel a eu lieu dans les 5 jours précédant l’oubli. À noter que des interactions médicamenteuses réduisent son efficacité quand le dosage hormonal est faible, même si elle est absorbée correctement.

Dans tous les cas, en plus de la contraception d’urgence, il faut prendre sa pilule en retard et prendre la prochaine pilule à l’heure dite, pour ne pas rompre le déroulement de la procédure et de la plaquette. En l’absence de règles suivantes, il faut faire un test de grossesse. La contraception d’urgence peut être à l’origine d’un saignement utérin qu’il ne faut pas confondre avec des règles.

 

La pilule est remboursée

Vrai et faux. Il y quatre générations de pilules contraceptives ; leur composition variée permet de s’adapter à chaque femme. Les 3e et 4e générations (microdosées) ne sont plus remboursées, ce qui freine leur prescription, alors que leur tolérance et leur efficacité sont bonnes si l’observance est stricte. Les autres méthodes hormonales sont l’implant progestatif sous-cutané (actif trois ans), l’injection intramusculaire de progestatif (active trois mois). Leurs risques, connus, nécessitent la consultation du médecin qui les apprécie selon la situation de la femme et son histoire. Leur pose réclame une formation minimale.

 

La pilule du lendemain n’est pas urgente

Faux. Contraception d’urgence, la « pilule du lendemain » au lévonorgestrel se prend tout de suite après un rapport non protégé, au mieux dans les 24 heures (un seul comprimé). Mais elle est encore efficace dans les 72 heures. Pour les pilules à base d’ulipristal le délai est de 5 jours. La volonté de réduire les grossesses imprévues justifie sa délivrance libre et gratuite en pharmacie aux adolescentes mineures. Les infirmières scolaires (collège et lycée) sont habilitées à la proposer.

La contraception d’urgence au lévonorgestrel peut donner des nausées en raison de la dose hormonale absorbée et de la tolérance hépatique de la femme. Certains médicaments abaissent son efficacité (anti-épileptiques), mais elle ne rend absolument pas stérile. Pour preuve les grossesses survenant parce qu’on se croît inféconde : une grossesse sur trois ne serait pas désirée ! Il faut se résoudre à une contraception durable si l’on a des rapports réguliers et qu’on ne désire pas de grossesse. Ne jamais oublier que tous les coïts sont possiblement fécondants chez la femme pubère et jusqu’à la ménopause.

 

Le stérilet rend stérile, c’est « écrit »

Faux. Le nom « stérilet » égare. Il vaut mieux parler de dispositifs intra-utérins (DIU), largement sous-utilisés par méconnaissance de leur action et de leur efficacité. Ils ne bloquent pas l’ovulation donc la conception : ils ne sont pas contraceptifs. Ils empêchent l’embryon de nicher dans l’utérus, donc la gestation, par inflammation locale : ils sont contragestatifs. Mais la prise d’anti-inflammatoires ne modifie pas leur efficacité.

Un DIU au cuivre posé aussitôt après un rapport sexuel est une contraception d’urgence (jusqu’à 5 jours après le rapport sexuel non protégé), mais il faut trouver un médecin expérimenté ou une sage-femme pour le poser.

Certains comportent du cuivre qui les rend spermicides, d’autres un progestatif à diffusion locale qui améliore la tolérance (moins de saignement) jusqu’à parfois ne plus avoir de règles.

 

L’allaitement est contraceptif

Faussement vrai. L’allaitement est sous la dépendance d’une hormone, l’ocytocine qui bloque l’ovulation. Mais cet effet est très variable : il ne faut pas compter dessus. Les femmes qui allaitent peuvent se protéger par des méthodes non hormonales locales : préservatif, DIU (stérilet le mal nommé), diaphragme, tampons spermicides, etc.

 

Dr Sophie Duméry / Théragora, Atelier Presse Média

Photo Phovoir

 

 

Références

1- Enquête d’opinion CCD/Opinion Way « Les Françaises et la contraception », réalisée du 19 au 23 Août 2019, auprès 1 003 femmes âgées de 15 ans et plus.
2- Contraception chez l’homme. Fiche mémo. HAS, juillet 2019.
3- Contraception. Recommandations pour la pratique clinique. CNGOF, 2018...

 

 

Les dangers du protoxyde d'azote

L’usage détourné du protoxyde d’azote est un phénomène identifié depuis plusieurs décennies notamment dans le milieu festif. Mais la recrudescence de cet usage, chez des collégiens, lycéens et étudiants avec des consommations répétées, voire quotidiennes, au long cours et en grandes quantités, contribue à expliquer la gravité des dommages signalés plus récemment.

Plusieurs dizaines de cas graves ont été rapportés au cours des deux dernières années.

Pour poursuivre le travail de sensibilisation et d’information, vous trouverez, en libre utilisation, plusieurs supports de communications (vignettes diffusables sur les réseaux sociaux et affiches à imprimer).

Associations, collectivités locales, encadrants et personnes en lien avec les jeunes, utilisez-les !

Ces messages seront également publiés sur tous les réseaux sociaux de la MILDECA :
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Le protoxyde d’azote c’est quoi ?

Le « gaz hilarant » ou « proto », c’est du protoxyde d’azote (molécule : N2O).
Pour son usage « alimentaire », le gaz est en vente libre, sous la forme de cartouches (pour les siphons à Chantilly par exemple) ou de bonbonnes.
Son usage détourné consiste à inhaler le gaz par le biais d’un ballon, après avoir « cracké » la cartouche pour l’ouvrir. Le produit est bon marché et facilement accessible dans les commerces de proximité (épiceries, supermarchés) et sur internet.

 

 

 

Il est surtout consommé par les collégiens, lycéens et étudiants. Ils recherchent l’effet rapide, fugace, euphorisant et les distorsions sensorielles ressenties avec ce produit.

 

Il existe par ailleurs du N2O à usage médical (anesthésie). Inscrit sur la liste 1 des substances vénéneuses (arrêté du 17 août 2001 portant classement sur les listes des substances vénéneuses), il est soumis à une réglementation stricte (arrêté du 21 décembre 2001 portant application de la réglementation des stupéfiants aux médicaments à base de protoxyde d'azote).

 

 

 

La consommation du protoxyde d’azote présente des risques.

Des risques immédiats : asphyxie par manque d’oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes notamment.
En cas de consommations répétées et à intervalles rapprochés et / ou à fortes doses, de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques peuvent survenir.
La consommation associée à d’autres produits (alcool, drogues) majore les risques.

 

 

On me propose du « proto » ou du « gaz hilarant », je fais quoi ?

Je refuse, c’est le seul moyen de ne pas mettre ma santé en danger.

Si j’en consomme je réduis les risques pour moi et les autres :

  • Eviter de consommer debout, car la perte d’équilibre peut faire chuter.
  • Respirer de l’air entre les inhalations de gaz pour éviter l’asphyxie.
  • Ne jamais inhaler en sortie de détonateur, de cartouche ou de siphon car c’est un gaz très froid qui peut provoquer des brûlures.
  • Ne pas multiplier les prises malgré l’effet fugace du produit.
  • Ne pas prendre le volant juste après la prise.
  • Le protoxyde d’azote est inflammable, il faut garder les cartouches éloignées de toute flamme.

 

 

 

Si j’organise une soirée, je distribue/vend du protoxyde d’azote : en cas d’accident ou d’incident ma responsabilité pourrait être engagée.

 

 

 

 

Je respecte l’environnement : le ramassage des cartouches métalliques et des ballons jetés par terre est un travail pénible. Les ballons en caoutchouc ou en latex se décomposent lentement et peuvent être ingérés par des animaux.

 

 

 

En cas de symptômes inhabituels après consommation, en cas d’urgence, prévenir les secours (15 ou 18).

En cas de difficulté à contrôler et à stopper sa consommation, consultez un médecin ou une structure spécialisée dans la prise en charge des addictions, telle qu’une consultation jeunes consommateurs qui propose un service, gratuit et confidentiel, d’accueil, d’écoute, de conseil et, si nécessaire, une orientation (www.drogues-info-service.fr).

 

Professionnel travaillant en contact avec des jeunes, je sais que certains consomment du protoxyde d’azote, je fais quoi ?

Professionnels de santé et de l’éducation : sans dramatiser, je ne banalise pas l’usage. J’alerte le consommateur des risques liés à cette pratique. Si nécessaire, j’aide la personne à obtenir un rendez-vous auprès d’une consultation jeunes consommateurs (CJC).
Par ailleurs les professionnels de santé et les usagers doivent déclarer tout cas grave d’abus, de dépendance et d’usage détourné, évènement sanitaire indésirable sur le site www.signalement-sante.gouv.fr

 

 

 

Commerçants : des achats en quantité de capsules de N2O sont très probablement en lien avec un usage détourné, qui peut être dangereux. Informez en vos collaborateurs.

 

 

 

 

 

 

Je suis parent, je trouve des cartouches de protoxyde d’azote et des ballons dans les affaires de mon enfant, je fais quoi ?

Ne paniquez pas, mais ne banalisez pas la situation.
Essayez d’instaurer un dialogue avec votre enfant sur ses motivations à consommer et sur les risques que cela représente.
Si vous ne parvenez pas à instaurer un dialogue, si vous êtes perdu ou débordé par vos émotions, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel spécialisé pour être conseillé (par exemple, une consultation jeunes consommateurs - CJC). Vous pouvez également avoir recours au téléphone ou à internet (Drogues info service est à votre disposition pour répondre à vos questions et pour vous aider dans votre réflexion. Vous pouvez joindre anonymement l’un des écoutants tous les jours de 8h à 2h au 0 800 23 13 13 ou par chat.)

 

Je suis élu local, des cartouches de protoxyde d’azote sont retrouvées dans les rues et les jeunes qui les consomment créent des nuisances, comment agir ?

Les municipalités peuvent travailler sur l’information des partenaires éducatifs et sociaux, l’information des familles et la sensibilisation des commerçants pour les inciter à être plus attentifs lors des ventes de cartouches de protoxyde d’azote. Le sujet peut être abordé dans le cadre du Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance par exemple.

Par ailleurs, si le maire peut, au titre de ses pouvoirs de police générale (article L. 2212­2 du Code général des collectivités territoriales), édicter certaines mesures en cas de troubles au bon ordre, à la sûreté, la sécurité et la tranquillité publiques, le trouble doit être démontré localement et justifié par des éléments matériels inscrits dans les considérants (comportements récurrents et déjà constatés par l’autorité de police, comportements agressifs ou dangereux pour la circulation...).

Si une interdiction de la consommation sur la voie publique est juridiquement envisageable, elle ne doit pas revêtir le caractère d’une interdiction générale et absolue (CE, 26 avril 1993, Commune de Méribel­les­Alllues), et doit être proportionnée aux risques de troubles à l’ordre public. Il est donc préférable d’assortir cette interdiction de limitations dans le temps et l’espace (horaires, dates, périmètres géographiques).

À noter que les agents de police municipale disposent au titre du R. 15­33­29­3 du Code de procédure pénale, de la possibilité de constater des infractions relatives au dépôt illégal de déchets, ordures et autres matériaux sur la voie publique, en vertu des articles R.633­6 et R. 644­2 du Code pénal : ces contraventions pénales (respectivement une C3 et une C4) sont punies d’un montant maximal de 450 et 750 €.

 

 

De façon plus générale, la prévention de l’usage détourné du protoxyde d’azote implique des actions d’information mais aussi une intervention dès le plus jeune âge auprès des enfants pour les aider à ne pas adopter les comportements à risque de tous ordres, dont les consommations à risque de substances psychoactives.

 

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Source MILDECA Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives

 

Cet été, agir pour le c½ur des femmes.

Confinement et déconfinement, stress et changement de rythme, ont mis notre hygiène de vie à rude épreuve et fragilisé notre santé cardiovasculaire. Le fonds de dotation Agir pour le Cœur des Femmes alerte toutes les femmes, pour les inciter à anticiper et agir pendant l’été pour retrouver la forme à la rentrée !

 

Alerter après une période peu bénéfique à l’hygiène de vie

« Le confinement a été une période synonyme de prise de poids pour un tiers des Français », rappelle le Pr Claire Mounier- Vehier, cofondatrice d’Agir pour le Cœur des Femmes et cardiologue au CHU de Lille. « Un laisser-aller qui peut aussi s’expliquer par un manque d’activité physique et une forte dose de stress. Le déconfinement n’a pas arrangé les choses, puisque pour célébrer le retour à la vie en société, les Français ont eu tendance à davantage boire, fumer et grignoter des produits salés à l’apéritif… Profitons des vacances et de l’été pour prendre soin de notre cœur et nos artères, afin d’aborder la rentrée en pleine forme ! ».

 

 

 

Anticiper : Eviter les 4 S rouges

 

La Sédentarité

Même si de nombreux modules et vidéos sur internet ont invité au maintien de l’activité physique à la maison, le constat montre que les personnes ont moins bougé pendant le confinement. 

  • Les enfants en ont particulièrement souffert. 6 enfants sur 10 n'ont pas eu d'activité physique tous les jours, alors que la recommandation de l'OMS est d'une heure par jour. 
  • Plus inquiétant encore, 14 % des jeunes n'ont pas fait du tout de sport durant cette période. Un taux qui grimpe à 20 % chez les lycéens… (1) 
  • Cette situation n’a fait qu’aggraver une tendance régulière à la progression de la sédentarité chez les enfants et tout particulièrement chez les jeunes filles. En temps normal, elles ne sont que 15,7 % à pratiquer 60 minutes d’activité physique par jour entre 15 et 17 ans (2). 
  • Quant aux femmes, elles ne sont que 53 % en France à atteindre les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique, soit au moins 2h30 par semaine d’activité modérée ou 1h15 d’activité intense.

 

Il n’y a plus aucun doute aujourd’hui sur l’importance de l’activité physique pour rester en bonne santé le plus longtemps possible et éviter les maladies cardio-vasculaires. 

  • Il est même reconnu de manière unanime qu’elle est une des meilleures mesures préventives à tout âge, accessible à tous. Ses bénéfices sont multiples : anti-douleur, renforcement de l’immunité, prévention de la dépression, libération d’hormones du bien-être, stimulation de la mémoire, développement des capacités cardio-vasculaires, consolidation du squelette, régulation de l’hypertension artérielle, régulation de la prise de poids, réduction des risques de diabète et d’obésité abdominale, protection contre le cancer, amélioration du sommeil. Pratiquée un peu tous les jours, c’est un vrai « sportimédicament »…

 

Le Stress

Le confinement a été une période particulièrement stressante pour certains : solitude, ennui, frustration, colère ou encore climat de tensions familiales… 

  • La part des personnes prenant des anxiolytiques de façon régulière est passée de 4 % à 6 % avec une augmentation potentielle des doses prises (3). 

Le déconfinement a généré une crainte du retour à une activité normale et une réelle anxiété face à la situation économique précaire pour certaines professions. 

  • Le stress n’est cependant pas une fatalité, il existe de nombreuses manières de le combattre : pratiquer une activité physique régulière, s’accorder régulièrement des moments de détente, écouter de la musique, créer du lien social en entrant en contact avec son entourage, éviter l’alcool et le tabac, faire une sieste rapide après le repas du midi, pratiquer la cohérence cardiaque (respiration cadencée) ou la méditation en pleine conscience, rire plusieurs fois par jour et pourquoi pas en pratiquant le yoga du rire, dormir 7 à 8 heures par nuit, manger équilibré en respectant les heures des repas…

 

Le Surpoids

Le confinement et la sédentarité induite ont entraîné une prise de poids chez 57 % des Français, d’en moyenne 2,5 kg. Et 61 % des femmes qui ont pris du poids en sont insatisfaites… (4). 

Comme les quelques semaines, qui ont suivi le déconfinement, ont favorisé la multiplication des apéritifs et grignotages de retrouvailles, cela ne s’est pas arrangé !

  • Dans l’idéal, il est recommandé de manger 5 fruits et légumes par jour, c’est-à-dire au moins 400 g, à tous les repas, sous toutes leurs formes (cuits, crus, mixés…) riches en fibres et vitamine K, de limiter la consommation de sucres rapides, de boissons alcoolisées et de graisses saturées.

 

Le Sel

Le sel reste un ennemi en toute circonstance… favorisant la encore la prise de poids. Sa consommation en excès rigidifie aussi les artères et favorise l’hypertension artérielle, qui est l’un des principaux facteurs de risque d’infarctus du myocarde et d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC). 

  • L’apport journalier de sel recommandé par l’OMS est inférieur à 6 g par jour, alors que sa consommation dépasse régulièrement les 10 g chez l’adulte. Restons attentifs, car l’été est une période favorable à la hausse de la consommation de produits qui en contiennent beaucoup : charcuterie, chips, cacahuètes, plats cuisinés tout prêts etc.

 

 

Agir : Favoriser les 4 verts

 

Le Sport

L’été est la période idéale pour reprendre une activité physique « plaisir »   : marcher, courir, nager, pédaler ! 

  • 30 minutes quotidiennes d’activité physique d’intensité modérée réduisent de 17 % la mortalité prématurée. Et s’il s’agit d’une activité physique d’intensité élevée, la mortalité prématurée baisse de 35 % (5). 

 

  • « Mais une activité physique ponctuelle pendant l’été ne sera pas suffisante pour compenser une vie sédentaire tout au long de l’année : il faudra continuer à bouger à la rentrée, en saisissant toutes les opportunités : prendre l’escalier au lieu de l’ascenseur, utiliser les transports en commun plutôt que la voiture, descendre un arrêt avant pour marcher davantage, téléphoner debout en faisant quelques pas, faire de l’activité physique lors des temps de loisir entre amis, en famille … » rappelle et conseille le Professeur Claire Mounier- Vehier.

 

La Sérénité

Profitons du soleil et des vacances pour décompresser ! 

Yoga, méditation en pleine conscience ou tout simplement la sieste en début d’après-midi contribuent efficacement à faire baisser notre niveau de stress. 

Et pourquoi pas en profiter pour se mettre à pratiquer la cohérence cardiaque ? Cela consiste à synchroniser notre respiration et notre rythme cardiaque avec des techniques de relaxation. 

  • Le plus simple : 6 respirations par minute, pendant 5 minutes, 3 fois par jour. On peut se faire aider en téléchargeant gratuitement l’application RespiRelax sur le smartphone, c’est très efficace !

 

Le Sourire

Les vacances, c’est aussi le bon moment pour retrouver un peu d’insouciance, le sourire et, encore mieux, le rire ! Quelques minutes de rire par jour fortifient le cœur et la circulation sanguine, en améliorant l'oxygénation du muscle cardiaque. Cela diminue le risque de formation d'un caillot sanguin et réduit le risque cardio-vasculaire (6). 

 

La Sexualité 

Et si on se laissait emporter par la douceur de l’été ? Un rapport sexuel représente un effort physique modéré (soit une montée rapide de deux étages) et il a de plus des vertus anti-stress grâce à la libération d’hormones durant l’orgasme (sérotonine, dopamine et endorphine). Ce qui fait dire à l’Organisation Mondiale de la Santé qu’une activité sexuelle régulière contribue à la qualité de vie, en étant bénéfique à la fois pour la santé mentale et physique. Et tout particulièrement à la santé cardio-vasculaire. A distance de l’accident aigu cardio-vasculaire, l’activité sexuelle n’est pas contre indiquée ; elle est même recommandée comme toute activité physique, brisons les préjugés.

 

Le Fonds de dotation « Agir pour le cœur des femmes – Women’s Cardiovascular healthcare Foundation » : 

Parce que les maladies cardio-vasculaires tuent encore chaque jour 200 femmes en France et 25 000 femmes dans le monde, « Agir pour le cœur des femmes » veut mobiliser sur l’urgence de cette crise médicale et sociétale en faisant reculer la mortalité cardio-vasculaire des femmes

 

Les actions prioritaires pour sauver la vie de 10000 femmes à 5 ans : 

l’expérimentation d’une consultation de dépistage des facteurs de risque cardio-vasculaire de la femme à 50 ans auprès de 1 000 femmes pendant 3 ans et en évaluer l’impact ;

le développement de parcours de soins pour une prise en charge des femmes associant cardiologues, gynécologues, obstétriciens, médecins généralistes, pharmaciens et professionnels paramédicaux ;

l’intégration de modules spécifiques aux maladies cardiovasculaires des femmes dans les programmes de formation des professionnels de santé ;

des campagnes de communication multicanaux pour aider les femmes à acquérir des réflexes de prévention et à reconnaître les symptômes des maladies cardio-vasculaires ;

des conférences d’information et de prévention destinées tant au grand public qu’aux professionnels de santé mais aussi aux dirigeants d’entreprises et décideurs publics ;

des projets de recherche dédiés à la santé cardio-vasculaires des femmes.

 

Source



1 Etude réalisée pour l’association Assurance Prévention et l’IRMES

2 Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire 9 juin 2020

3 Sondage a été réalisé par Odoxa et la FG2A, juin 2020

4 Étude Ifop pour Darwin Nutrition

5 Etude réalisée auprès de 7 999 Américains de plus de 45 ans par le Columbia University Irving Medical Center, publiée le 14 janvier 2019 dans la revue scientifique American Journal of Epidemiology

6 Miller M, Fry WF. The effect of mirthful laughter on the human cardiovascular system

 

Pour en savoir plus : www.agirpourlecoeurdesfemmes.com

 

Photo Phovoir 

 

Le calendrier vaccinal

Une question ? Un conseil ? Parlez-en à votre médecin,

votre pharmacien, votre sage-femme ou votre infirmier.

 

 

Déconfinez-vous, mais pas trop vite


En France métropolitaine, depuis la levée progressive du confinement commencée le 11 mai 2020, les principaux indicateurs épidémiologiques de l'épidémie de Covid-19 (décompte des nouveaux cas confirmés, des hospitalisations, des passages en réanimation et des décès) sont en baisse sur l'ensemble du territoire. Un autre indicateur, le taux de positivité des tests RT-PCR, transmis par le système SI-DEP (système d'information de dépistage) depuis la semaine 20, objective également une diminution régulière (1,3% pour la semaine 24). La surveillance épidémiologique a permis la détection de 272 foyers (clusters) entre le 9 mai et le 24 juin, dont la plupart ont été circonscrits grâce à l'action conjuguée des ARS et des cellules régionales de Santé publique France, évitant jusqu'à présent toute diffusion communautaire.

 

 

Dans le même temps, l'enquête Santé publique France CoviPrev [1] révèle que l'observance des mesures de prévention recommandées (distanciation physique, lavage des mains, port du masque) n'a cessé de diminuer depuis le 11 mai.

Au niveau mondial, la pandémie de Covid-19 est en phase d'accélération, selon le directeur général de l'OMS, avec un million de cas déclarés dans les huit derniers jours. Alors que la situation aux États-Unis fait redouter une seconde vague épidémique, l'Amérique latine est devenue l'épicentre de la pandémie, le cap des 100 000 morts ayant été franchi, dont plus de la moitié au Brésil. En Europe, malgré une décroissance de la courbe épidémique observée dans tous les pays, l'Allemagne doit reconfiner plus de 600 000 personnes dans deux cantons pour contrôler un important foyer de contamination apparu dans le plus grand abattoir d'Europe [2] alors que le Portugal rétablit le confinement dans une partie de la ville de Lisbonne.

Ce contexte international inquiétant et le relâchement général observé dans les grandes agglomérations françaises, notamment le 21 juin à l'occasion de la fête de la musique, font craindre un passage en scénario 2 (apparition d'un ou plusieurs clusters critiques signes d'une reprise locale de l'épidémie) [3].

 

Afin d'éviter la perspective d'un reconfinement, l'Académie nationale de médecine recommande :

- de renforcer la surveillance épidémiologique sur l'ensemble du territoire par la mise en ½uvre d'un programme de contrôle des eaux usées destiné à localiser les collectivités entretenant une circulation du Sars-CoV-2 [4] ;

- d'intensifier les dépistages dans les collectivités à risque (établissements de santé, entreprises, abattoirs, hébergements de personnes en situation de précarité, etc.) en exploitant au maximum les ressources actuellement disponibles pour le dépistage par RT-PCR ;

- de faire appel au sens des responsabilités plutôt qu'à des mesures obligatoires, souvent mal comprises, afin de maintenir le respect des mesures barrière et le port du masque, même pendant les mois d'été, et de mener une campagne d'information ciblant les classes d'âge les plus jeunes pour leur rappeler qu'en se protégeant, ils protègent leur entourage.

 

 

Références

[1] https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/covid-19-une-enquete-pour-suivre-l-evolution-des-comportements-et-de-la-sante-mentale-pendant-l-epidemie

[2] Communiqué de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie vétérinaire de France « Les abattoirs : une cible majeure pour la prévention de la Covid-19 », 24 juin 2020.

[3] Avis n°7 du Conseil scientifique Covid-19 « 4 scénarios pour la période post-confinement : anticiper pour mieux protéger », 2 juin 2020.

[4] Mallapaty S. How sewage could reveal true scale of coronavirus outbreak. 2020 ; 580 (7802) : 176-7.

 

Source Académie nationale de médecine 28 juin2020

 

Confinement et l'impact sur la santé : enquête BVA/APRIL

Le 2 juin 

Chaque année la Fondation APRIL cherche à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission et face à la crise sanitaire liée au Covid-19, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé durant le confinement. Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL apporte aujourd’hui un éclairage suite à une étude réalisée du 5 au 7 mai 2020 auprès de 1007 personnes.

 

 

 

93% des Français ont fait confiance à leur médecin généraliste

 

Au cours de cette période de crise sanitaire intense qui a rebattu toutes les cartes en matière de comportements, le médecin traitant reste le premier réflexe en cas de maladie, plus des deux tiers des personnes malades envisagent ainsi à l’avenir de continuer à s’orienter en priorité vers leur médecin traitant en cas de problème de santé (74%).

Par ailleurs, le niveau de confiance dans le corps médical reste élevé : 93% des Français font confiance à leur médecin généraliste pour suivre leur état de santé.  Dans ce contexte particulier, le pharmacien semble aussi bénéficier de la confiance des personnes interrogées avec 83% de confiance, un résultat en hausse de 5 points par rapport à l’an dernier.

Autre marqueur de ces nouveaux comportements en matière de santé, la téléconsultation semble accueillie plus favorablement. Si son développement reste faible, plus de la majorité des Français interrogés apparait aujourd’hui prête à utiliser ce service s’il permet d’avoir un diagnostic plus rapide (56%, +12 pts par rapport à 2019). Cependant, l’usage de la téléconsultation en limite l’intérêt auprès des personnes âgées ou peu habituées aux outils numériques notamment.

 

82% des Français rompus aux gestes barrières mais seuls 65% ont porté un masque

 

À la sortie du confinement ils sont 94% à déclarer connaître encore mieux les gestes barrières pour lutter contre les virus.

Cependant, au-delà de connaitre ces gestes barrières qui font désormais partie de notre quotidien, il convient de les appliquer. Si pendant le confinement ils sont 96% à avoir maintenu une distance avec autrui dans les lieux publics et 92% à saluer sans embrassades et sans se serrer la main. Le lavage des mains plus fréquent est désormais bien respecté (88%) tout comme la distanciation sociale avec un proche (80%). Bémol, seuls 2/3 des Français au cours de ce confinement ont déclaré avoir porté un masque, probablement en raison d’un faible ancrage dans les habitudes françaises, mais aussi des difficultés d’approvisionnement en masques.

Par ailleurs, le confinement a pu permettre aux Français de mieux prendre en main leur santé par un comportement plus responsable au quotidien : 52% des Français affirment ainsi s’être mieux alimentés en privilégiant les produits bruts, en cuisinant et en mangeant plus équilibré (notamment les cadres et les personnes en télétravail ou en chômage partiel à la maison). Le confinement a aussi permis à 3 Français sur 10 de faire davantage d’activité physique, les personnes confinés à la maison et les moins de 35 ans étant les plus motivés.

 

Le confinement, source de fragilités multiples pour de nombreux Français

 

La période de confinement liée au Covid19 n’a pas été sans conséquences sur la santé notamment psychologie des Français. 61% des Français affirment ainsi s’être sentis fragilisés, particulièrement sur le plan psychologique, en termes de stress, nervosité (49%) mais également au niveau affectif (40%) et physique (32%).

Sur ce dernier point, tout dépend comment ce confinement a été vécu. Parmi ceux qui ont travaillé « en première ligne », 73 % ont ressenti une fragilité physique avec le risque d’être plus facilement contaminé.

La configuration du ménage et ses contraintes, enfin, ont une influence sur le vécu du confinement : les couples avec enfant(s) se sont dit davantage fragilisés sur le plan psychologique que la moyenne (54%,+5pts par rapport à la moyenne), probablement en raison du stress engendré par la garde d’enfants et leur accompagnement dans leur scolarité à distance, quand les célibataires sans enfant se disent à l’inverse plus fragilisés au niveau affectif (49%,+9pts), privés de leurs rencontres amicales et familiales.

 

Télétravail : oui mais…

L’expérience du télétravail pendant cette période de confinement a été pour beaucoup d’actifs une première. Elle s’est réalisée avec un nombre de contraintes inhabituelles dans le cadre du travail salarié à domicile : risque de sédentarité et d’hyper connexion, garde d’enfants, hausse des tâches domestiques… Alors que près d’un tiers des actifs français étaient en télétravail, le bilan est mitigé.

Si pour 39% le télétravail a eu un impact positif sur leur nombre d’heures de sommeil notamment, pour 33% d’entre eux, le télétravail a même eu un effet négatif sur leur niveau de stress.

C’est la vie sociale, point régulièrement soulevé lorsqu’il s’agit du télétravail, qui semble la plus altérée : près des 2/3 des actifs en télétravail considèrent en effet que le télétravail a eu un impact négatif sur leur vie sociale (63%), les contacts à distance n’ayant pas permis de combler les attentes en matière de lien social.

 

 

De bonnes habitudes à conserver…

 

Cette période particulière aura aussi été l’occasion de voir progresser les bonnes pratiques pour prendre en main sa santé. Malgré un accroissement d’informations transmises autour de la santé et notamment du coronavirus, les Français restent bien informés sur les bons gestes à adopter pour être en bonne santé, qu’il s’agisse de l’alimentation (91%), de lutte contre la sédentarité (88%) ou de sommeil (85%). 95% continueront à mieux s’alimenter quand 91% maintiendront les efforts fournis en matière d’activité physique.

Bonne nouvelle, la majorité des Français ayant réalisé un geste barrière envisage de continuer à l’appliquer au-delà de cette crise du Covid-19 : 81% des Français souhaitent maintenir une distance avec autrui dans les lieux publics 93% poursuivront un lavage des mains plus régulier quand 82% de ceux qui ont porté un masque en cas de maladie continueront de le faire.

On notera cependant un relâchement à prévoir concernant le fait de saluer sans embrassade ni serrage de mains et surtout le maintien de la distance sociale avec ses proches, des résultats qui témoignent du grand besoin de proximité dans le lien social.

 

 

Le déconfinement et après ? 1 français sur 2 prêts à se faire vacciner

 

Face au virus du Covid-19, la possibilité de se faire vacciner dans l’hypothèse qu’un vaccin soit disponible, semble répondre à une attente. Plus d’un Français sur deux souhaite aujourd’hui se faire vacciner (55%) alors que 45% semblent encore hésiter.

Les plus enclins à se faire vacciner restent les français âgés de 65 ans et plus (72%), les personnes au revenu mensuel net supérieur à 3000 € (66%) et aussi les diplômés Bac+5 et plus (65%).

 

 

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué avec cette crise sanitaire unique. Ils ont ainsi pris leur santé en main, en se référant à des personnes de confiance comme leur médecin traitant ou le pharmacien tout en étant ouvert à de nouvelles façons de consulter notamment via la télémédecine.
Ce confinement leur a aussi permis de mieux prendre soin d’eux sur le plan du sommeil ou de la nutrition, même si l’hyperconnexion ou le stress lié notamment au télétravail ont parfois contrarié cette parenthèse de vie.
Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

 

 

 

La part de soi dans la part des autres – Le regard de Jean-Baptiste Capgras Membre du Conseil Scientifique et Ethique de la Fondation APRIL

 

« Dans un pays marqué par un certain scepticisme à l’encontre de la vaccination, le fait qu’un peu plus de la moitié des Français se déclare prêt à se faire vacciner contre le Covid-19 si un vaccin était créé est loin d’être neutre. Certes, il s’agit d’une projection qui peut présenter un certain écart avec la vaccination effective mais tout de même, ce chiffre, qui peut paraitre médian, est à replacer dans un contexte national de recours à la vaccination où de nombreux voyants sont au rouge. Ainsi, si nous conduisons l’analogie avec la grippe dite saisonnière, à l’origine chaque année en France de 8 000 à 20 000 morts, seuls 25% des français se font vacciner et même chez les personnes âgées de 65 ans et plus, qui sont les plus à risque, la part des personnes vaccinées est passée en une dizaine d’années d’environ 2/3 à moins de la moitié. Dans le cadre d’un éventuel vaccin contre le Covid-19, ces derniers seraient 72% à souhaiter se faire vacciner.

Des chiffres très positifs donc mais qui ne doivent pas masquer un pas qui reste encore à faire pour passer d’une santé centrée sur soi à une santé davantage tournée vers les autres. Ce point me parait extrêmement important à l’heure où nous entamons tout juste la sortie d’un confinement historique durant lequel l’effort de tous a permis de protéger les plus fragiles d’entre nous. Ainsi, les résultats de ce baromètre confirment en creux que l’on se vaccine d’abord pour soi alors même que le principe de couverture vaccinale relève d’une logique collective. De la même façon que, dans d’autres études, plus d’un tiers des Français qui ne se vaccinent pas contre la grippe saisonnière déclarent ne pas se sentir concernées par la pathologie ou ne pas faire partie d’une population à risque, le clivage est abyssal dans ce baromètre entre quasiment 3/4 des personnes de 65 ans ou plus qui souhaiteraient se faire vacciner contre le Covid-19 et à peine 1/3 des personnes de moins de 35 ans qui souhaiteraient en faire de même.

Si le système de santé français fait très largement de la santé un bien commun, le sentiment de cause commune est estompé par le mille-feuilles séparant la contribution par l’impôt et les cotisations sociales de la délivrance concrète du soin. Le Covid-19 a rendu bien plus tangible et donc bien plus réelle cette cause commune que ce soit à travers le port des masques ou plus généralement l’ensemble des gestes barrières qui visent à une protection réciproque. Peut-être un premier pas vers une prise de conscience accrue de la part de soi dans la part des autres ? » 

 

Jean-Baptiste Capgras -Maître de conférences en Sciences de gestion IFROSS – Université Jean Moulin Lyon 3 - Membre du Conseil scientifique et éthique de la Fondation APRIL

 

 

 

 Le Covid-19 a dopé les consultations à distance – Le regard de Pierre Wolff Administrateur au sein du Conseil d’Administration de la Fondation APRIL
 

« On assiste à une révolution de la téléconsultation, en partie enclenchée par la crise du coronavirus. À titre d’exemple, nous étions à peine mille médecins à la pratiquer en septembre 2019 contre plus de trente mille aujourd’hui. Les trois-quarts des médecins considèrent même que la téléconsultation fera partie de leur quotidien d’ici 2030.

 

Les avantages de ce mode de consultation sont nombreux. Tout d’abord, elle permet une distanciation sociale en réduisant la fréquentation des cabinets. Depuis le début de la pandémie, la téléconsultation a permis de sauver des vies chez les patients comme chez les soignants. Il s’agit également d’une réponse à la raréfaction de l’offre de soins dans les déserts médicaux. En outre, elle permet de réduire l’anxiété des patients qui se sentent plus à l’aise en consultation vidéo.

Le principal inconvénient reste l’impossibilité de la téléconsultation dans certaines situations, quand un examen en cabinet est indispensable (palpations pour maux de ventre notamment). Enfin, il peut y avoir l’obstacle de l’accès et de la maîtrise de l’équipement connecté pour certaines personnes âgées ou défavorisées. »

 

Médecin généraliste depuis 1982 dans la région lyonnaise, le Docteur Pierre Wolff occupe en parallèle la fonction d’administrateur à la Fondation APRIL ainsi qu’à son association des assurés. Membre administrateur de la Fédération nationale indépendante des mutuelles (FNIM), il assure également la présidence de la mutuelle d’entreprise lyonnaise, Mutualp.

 

Reprendre le sport après le confinement


Le confinement mis en ½œuvre pendant 8 semaines pour réduire les contacts entre personnes et éviter la transmission du Covid-19 a imposé une limitation des sorties dans l'espace public et une diminution de l'activité physique, malgré l'autorisation d'une heure d'exercice par jour. On peut craindre qu'il en résulte une baisse marquée des conditions physiques individuelles et l'installation d'un état de déconditionnement, notamment chez les sujets porteurs de facteurs de risque cardio-métaboliques et les personnes âgées.

 

L'Académie nationale de médecine a rappelé que la pratique régulière d'une activité physique, avec une réduction du temps passé en position assise, était bénéfique pour la santé[1]. Elle diminue le risque de survenue de la plupart des maladies chroniques et améliore l'état de santé des patients affectés par ces maladies.

Avec la sortie du confinement, il est nécessaire d'envisager la reprise des activités physiques et sportives de loisir afin d'améliorer la santé physique et mentale tout en corrigeant les effets délétères de l'isolement social. Cette reprise doit être très progressive, accompagnée, et respecter les mesures visant à prévenir la transmission interhumaine du SRAS-CoV-2.

 

Afin de favoriser la reprise du sport de loisir dans des conditions de sécurité optimales, l'Académie Nationale de Médecine recommande : 

 

1 pour les personnes ayant contracté le Covid-19, ayant été placées en isolement ou ayant été en contact avec des malades confirmés, de s'assurer de l'absence de contre-indication à reprendre la pratique sportive lors d'une consultation médicale pour vérifier l'intégrité de l'appareil cardiovasculaire et de la fonction respiratoire ;

2 une reprise progressive de l'activité sportive afin de limiter les risques d'accident, notamment musculaires ou articulaires, car une longue période d'inactivité est associée à une perte musculaire et à une altération de la sensibilité profonde qui majorent le risque de chute lors des déplacements rapides ou sur terrain accidenté ;

3 le respect des mesures de distanciation car l'exercice physique, en augmentant le débit ventilatoire, majore le risque de transmission par voie respiratoire. C'est pourquoi :

- seules les activités sportives individuelles pratiquées en extérieur peuvent être autorisées en l'état actuel de l'épidémie ;

- les distances de sécurité entre personnes doivent être adaptées selon l'activité sportive pratiquée (au moins 5 à 7 mètres dans le sillage d'un coureur à pied ou d'un cycliste et 1,5 mètre en latéral) ;

- le port d'un masque grand public est recommandé pendant les exercices d'intensité faible à modérée ; incompatible avec les exercices intenses, il doit être porté avant et juste après l'arrêt de leur pratique ;

4 l'utilisation préférentielle de matériels personnels pour la pratique sportive ou, à défaut, de matériels communs nettoyés et désinfectés avant et après leur utilisation ;

5 le maintien de la fermeture des installations collectives (vestiaires, lieux de réunion...) ;

6 la limitation du déconfinement progressif aux activités de sport de loisir et d'entraînement, à l'exclusion des compétitions (même d'amateurs) et des activités sportives de haut niveau ou professionnelles ;

7 la mise en ½uvre des mesures de prévention spécifiques à la discipline et l'information des adhérents par chaque fédération sportive.

 

L'Académie Nationale de Médecine rappelle que toute activité physique ou sportive devient strictement contre-indiquée en cas d'apparition de fièvre ou de signes respiratoires.

 

Photos Phovoir

[1] Communiqué de l'Académie « Confinement n'est pas sédentarité » du 31 mars 2020.

 

Maintenez vos soins en cas de cancer

Depuis près de deux mois, nous faisons face à une épidémie sans précédent. Le COVID-19, qui sévit dans la grande majorité des pays, peut être une source d’inquiétude majeure pour l’ensemble de la population. Dans ce contexte de confinement inédit, l’Institut poursuit son activité avec l’objectif de garantir un service continu à l’ensemble de ses publics. L’Institut national du cancer anticipe, avec les acteurs de santé publique, des scenarii de retour à la normale de ses activités quel que soit le champ de la cancérologie : recherche, prévention, dépistage, soins.

 

 

 

L’Institut tient à saluer l’ensemble des professionnels de santé, libéraux et hospitaliers. Dans ce contexte sensible, ils se sont réorganisés pour accompagner les patients atteints de cancer afin de les accueillir dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité des soins. Il rappelle que le contact avec son médecin, que ce soit dans le cadre du traitement ou pour toute autre question relative à des symptômes, demeure essentiel. 

 

Un rapport de la mission conjointe de l’Organisation Mondiale de la Santé et de la Chine, publié le 28 février dernier, indique que le taux de mortalité des patients atteints de cancer et infectés par le virus était de 7,8 %. Ce taux était de 1,4 % dans la population ne présentant pas de comorbidité et de 3,8 %  pour l’ensemble des décès liés au COVID-19. Aussi, les précautions, notamment les gestes barrières pour les patients et leurs proches ainsi que les consignes délivrées par les équipes médicales, doivent être scrupuleusement respectées pour réduire le risque de contamination par le virus. Cela ne signifie pas néanmoins que les patients doivent suspendre leur traitement sans avis médical.

 

Patients atteints de cancer, des soins qui doivent se poursuivre sauf avis contraire de son médecin

Les patients atteints de cancer ont 4 à 5 fois plus de risques de développer une forme sévère du COVID-19 s’il est infecté par le virus. Leur système immunitaire affaibli par certains traitements, dont la chimiothérapie, les rend plus fragiles. La plus grande précaution doit être prise notamment dans le respect des gestes barrières et dans le contact avec les proches. La poursuite des traitements est la règle. Toutefois, et si la situation le permet, l’oncologue ou l’hématologue peut adapter le suivi de son patient. Sa séance pourra être reprogrammée afin de garantir les meilleures conditions de sécurité et d’éviter, si le traitement est dispensé à l’hôpital, tout contact avec des personnes potentiellement porteuses du COVID-19. De nombreux hôpitaux et services de cancérologie se sont adaptés ; des circuits spécifiques sont mis en place dans les établissements. La mobilisation de l’ensemble de la communauté médicale doit permettre à chacun de bénéficier des soins dont il a besoin en cette période troublée.

 

« L’annonce d’un cancer, les traitements, la vie après la maladie sont des épreuves difficiles que les patients ne doivent pas traverser seuls. Les équipes médicales sont présentes tout au long du parcours de soins et l’épidémie que nous connaissons actuellement ne doit en aucun cas modifier le lien qui s’établit entre le patient et les professionnels de santé qui l’accompagnent. La crainte légitime qu’ils peuvent ressentir, en cette période inédite, ne doit pas les retenir de contacter les équipes. Il est donc indispensable, et j’insiste, que chacun d’entre eux se rapproche de son cancérologue ou de son médecin traitant qui saura leur expliquer et envisager avec lui le suivi adapté ». Pr Norbert Ifrah, président de l’Institut national du cancer.

 

L’adaptation des traitements pour réduire le risque de contamination des patients atteints de cancer au COVID-19

Même si des filières d’admission spécifiques ont été constituées, les hôpitaux sont des lieux où les contacts humains sont nombreux et peuvent exposer à un risque d’infection par le virus COVID-19. Les autorités sanitaires (notamment le Haut Conseil de la Santé Publique) recommandent le report des déplacements à l’hôpital, lorsque cela est possible et sans risque de perte de chance pour le patient. Dans certains cas, une téléconsultation peut être proposée à la place de consultation habituelle. Mais cela n’est pas toujours possible.

Un travail conséquent a été mené par les sociétés savantes de professionnels de santé. Elles ont identifié, en cette période d’épidémie, les évolutions possibles du rythme, des modalités de suivi et de traitement pour les patients. Dans ce cadre, à l’exemple des traitements par chimiothérapie dispensés par voie intraveineuse, certains d’entre eux peuvent être remplacés par des médicaments qui se prennent par voie orale. Prise de manière collégiale, lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire, cette décision d’évolution du traitement est inscrite dans le dossier du patient.

Toutefois, chaque situation étant unique, les patients ne doivent pas hésiter à prendre contact  par téléphone, téléconsultation ou mail, avec leur équipe de soins ou leur médecin traitant, seuls habilités à leur répondre de façon personnalisée.

 

Anticiper et organiser la reprise pour garantir la meilleure qualité de soins aux patients

Permettre aux patients d’accéder à la meilleure qualité des soins et éviter toute perte de chance est un objectif majeur pour l’Institut et les professionnels de santé qui accompagnent les personnes atteintes de cancer. Dans cet objectif, et afin d’envisager un retour à la normale dès la levée progressive du confinement, l’Institut a engagé un travail national pour organiser dans ses grands principes la reprise. Localement, les équipes de soins contacteront chaque patient dont le traitement, les examens ou le suivi ont été repoussés afin de les reprogrammer. 

 

Dépistages des cancers : un report des dispositifs pour les personnes asymptomatiques

Dans le cadre de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de COVID-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, il est précisé que seules les « consultations et soins ne pouvant être différés et les consultations et soins de patients atteints d’une affection de longue durée » sont autorisés. Par ailleurs, et au regard du risque d'exposition et de dissémination du COVID-19, les démarches de dépistage des cancers doivent être considérées comme moins prioritaires. Même si une interruption du dépistage risque de conduire à des pertes de chances[1], elles ne peuvent être évaluées pour des délais aussi courts que ceux prévus pour cette période de confinement. Une réflexion est engagée sur les mesures à mettre en œuvre pour les personnes dont le confinement devrait se prolonger au-delà du 11 mai.

 

Aussi, les 3 programmes nationaux de dépistage organisés (dépistage du cancer du sein, dépistage du cancer colorectal et dépistage du cancer du col de l’utérus), qui s’adressent aux personnes asymptomatiques, sont temporairement suspendus. L’analyse des examens quant à elle se poursuit. Ainsi, par exemple, si un test de dépistage du cancer colorectal est adressé au laboratoire d’analyses médicales, il sera analysé et son résultat adressé dans les conditions habituelles. Seules les invitations à participer à ces dépistages ont été arrêtées et reprendront, selon un schéma sur lequel l’Institut travaille actuellement avec les acteurs de santé publique, dès que la situation le permettra. Il s’agira de proposer une stratégie de reprise afin de prioriser et d’organiser le processus national de rattrapage des dépistages tout en tenant compte des capacités des professionnels de santé. Un travail au niveau local et national est engagé pour traiter ces questions d’organisation de la reprise ; pour éviter par exemple l’engorgement, des priorités pourront être données. Elles restent à définir.

 

Un suivi continu en cas d’anomalie détectée lors d’un dépistage

Le suivi des personnes qui ont réalisé un dépistage (dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l’utérus ou encore du cancer colorectal) avant la période de confinement et dont le résultat a mis en évidence une anomalie, doivent poursuivre les examens complémentaires prescrits par leur médecin. L’Institut national du cancer précise que les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers poursuivent leurs missions afin d’assurer le suivi des personnes pour lesquelles un test de dépistage s’est révélé positif. En effet, il convient alors de leur garantir que les examens complémentaires utiles au diagnostic mais aussi l’accompagnement thérapeutique soient réalisés dans les délais que nécessite leur situation individuelle. Le médecin traitant est bien sûr le contact privilégié de chaque patient ; il pourra le conseiller et l’orienter quand c’est nécessaire.

 

En cas de symptômes, ne pas hésiter à consulter son médecin traitant

Si la réalisation des examens dans le cadre des dépistages organisés est actuellement suspendue, l’Institut rappelle la nécessité de consulter son médecin traitant en cas de symptômes inhabituels, inexpliqués et persistants. Des dispositifs de consultation par Internet ou par téléphone ont été autorisés par le ministère des Solidarités et de la Santé ; ils permettent d’assurer la sécurité de chacun face à l’épidémie du COVID-19 et à éviter les situations de perte de chance dans le diagnostic d’éventuels cancers nécessitant une prise en soins.

Cette période inédite que nous traversons actuellement avec l’épidémie de COVID-19 ne doit absolument pas freiner la population lorsqu’il lui faut consulter son médecinLes cabinets médicaux et les services d’oncologie des centres hospitaliers se sont organisés pour recevoir leurs patients dans des conditions de sécurité et pour éviter tout contact avec des personnes atteintes par le COVID-19 ou suspectes de l’être.

 

 

 

 

Patients et proches :

 La ligne Cancer Info pour répondre aux questions des patients et de leurs proches 0 805 123 124 (service et appel gratuits).

Professionnels de santé : 

Source INCa

 

Confinement et nutrition

 

Véritable épreuve psychologique, le confinement a-t-il bouleversé les habitudes alimentaires et fait exploser la balance des Français ? À moins d'une semaine du déconfinement, une enquête de l'Ifop lève le voile sur l'impact que le huit clos imposé aux Français a eu sur leur corpulence, leur équilibre alimentaire et la manière dont les couples confinés ensemble se sont répartis la charge liée la préparation des repas. Commandée par Darwin Nutrition, un site d'information et de conseil consacré à l'alimentation saine, cette étude permet pour la première fois de mesurer sur la base d'un échantillon conséquent (3000 personnes) les répercussions que la crise a eu à la fois sur l'alimentation des Français et le partage des tâches relatives à l'activité culinaire entre hommes et femmes. Riche en enseignements, cette enquête permet de tirer plusieurs leçons de la période de confinement :

 

 

 

 

1)      Le poids des Français a évolué durant le confinement mais pas forcément dans le même sens

Déplacements moins fréquents, baisse de l'activité physique, grignotages accentués par l'anxiété liée à une situation générale incitant à la recherche d'aliments sucrés (biscuits, chocolat, gâteaux...) qui « rassurent » ... Le confinement a indéniablement favorisé une prise de poids chez une majorité des Français (57%) : ces derniers rapportant avoir pris en moyenne 2,5 kilos depuis le 17 mars. Et alors même que l'excès de poids affecte beaucoup plus la gent masculine (58%) que féminine (41% [1]), le nombre de kilos pris durant le confinement s'avère sensiblement plus élevé chez les hommes (+ 2,7 kilos) que chez les femmes (+ 2,3 kilos).

Cette prise de poids a particulièrement affecté les Français vivant en famille nombreuses - 64% des Français confinés avec plus de 4 personnesont pris du poids contre seulement 53% de ceux confinés seuls - et/ou pratiquant peu d'activité physique : 65% des personnes n'en faisant pas ont pris du poids contre 42% chez ceux faisant du sport tous les jours. De même, elle apparaît très corrélée au stress au regard du niveau qu'elle atteint (66%) chez ceux se disputant « régulièrement » avec leur conjoint à propos des tâches du foyer.

Cependant, le poids n'a pas évolué dans le même sens pour tous. Ainsi, 14% des Français rapportent que leur poids « n'a strictement pas changé » durant la période de confinement. De même, 29% d'entre eux déclarent avoir perdu des kilos pendant cette période, notamment dans les rangs de ceux vivant seuls (33%) et ayant pu faire du sport tous les jours (43%). 

Le point de vue de Quentin Molinié de Darwin Nutrition : "La prise de poids n'est pas un problème en soi, et était prévisible dans un contexte de stress et de dépense énergétique limitée. Plus de temps à la maison signifie plus de temps consacré à la préparation des repas mais aussi plus d'occasions de grignoter."

 

2)      Les kilos en trop s'avèrent une préoccupation beaucoup plus féminine que masculine

Dans un pays comme la France où le sous-poids des femmes est plus valorisé que dans le reste de l'Europe [2], l'évolution de la masse pondérale liée au confinement s'accompagne d'un dénigrement de sa corpulence plus prononcée dans la gent féminine que masculine.

En effet, alors même qu'après plusieurs semaines de confinement, la proportion de personnes en surpoids est plus faible dans la gent féminine (46%) que masculine (59%), les Françaises s'avèrent beaucoup plus nombreuses (61%) que leurs homologues masculins (47%) à être mécontentes de leur poids, sachant que leurinsatisfaction est d'autant plus forte qu'elles ont pris du poids durant le confinement : 69% chez les femmes ayant pris des kilos depuis le 17 mars, contre 50% chez celles n'en ayant pas pris.

Cette mésestime de soi à propos du poids atteint après ces semaines de confinement ne s'inscrit toutefois pas forcément dans une volonté de « chasse au kilos » chez les hommes si l'on en juge par le taux élevé d'insatisfaction chez les hommes ayant une corpulence inférieure à la normale : 51% d'entre eux sont insatisfaits de leur poids, signe qu'une faible corpulence peut être interprétée chez certains hommes comme un manque de virilité à combler. De même, chez les femmes, cette insatisfaction est à décorréler quelque peu de l'évolution de leur masse pondérale durant le confinement autant que de leur corpulence réelle dans la mesure où elle est loin d'être faible chez les Françaises ayant perdu du poids depuis le 27 mars (48%) tout comme chez celles ayant actuellement une « corpulence normale » (43%) ou « insuffisante » (29%) selon les tranches d'indice de masse corporelle de l'OMS.

Si elle va dans le sens de précédentes enquêtes ayant mis en lumière une plus grande insatisfaction des Françaises à l'égard de leur poids [3], cette étude montre en tous que la « contrainte pondérale » pèse toujours plus sur les femmes que sur les hommes et ceci indépendamment de l'évolution récente ou du niveau réel de leur corpulence.

 

3)      La lutte contre le surpoids : un effort qui passe plus un meilleur équilibre alimentaire que par un régime au sens strict

Quelle repose sur des éléments objectifs ou subjectifs, cette mésestime de sa masse pondérale incite sans doute les Français à envisager de manger plus équilibré à partir du 11 mai : une majorité de Français (56%) déclarent envisager de manger plus sain et équilibré lorsque le déconfinement aura lieu, sachant que cette proportion monte à 61% chez les personnes ayant pris du poids durant le confinement. 

Sensiblement plus fort chez les femmes (60%) que chez les hommes (51%), ce désir de « faire attention » tient donc moins à la corpulence réelle des individus - qui reste plus problématique dans la gente masculine que féminine - qu'à leur désir de correspondre aux normes de minceur en vigueur. Le fait que plus d'un tiers des femmes trop maigres (35%, contre 10% des hommes) envisagent de manger plus équilibré à partir du 11 mai est d'ailleurs le signe que la minceur constitue toujours un enjeu féminin tant elle reste un critère étroitement associé à la beauté féminine.

En revanche, la proportion de Français ayant l'intention de suivre un véritable régime alimentaire, c'est-à-dire exercer une surveillance particulière de leur alimentation, est beaucoup plus limité (18%) tout en restant assez genré : 21% des femmes en envisagent un, contre 15% des hommes. 

Symptomatique d'une volonté de se maintenir en bonne santé, le suivi d'un régime s'avère un indicateur précieux de l'intérêt porté à l'alimentation qui apparaît ainsi particulièrement élevé chez les mères de famille avec des enfants (30%). 

 

4)      La charge liée à la préparation des repas : une source de tensions conjugales plus forte que la question de l'alimentation équilibrée

Globalement, le caractère équilibré de la nourriture à acheter ne semble pas avoir été un sujet de tensions important au sein des couples - à peine plus d'un tiers d'entre eux s'est disputé à ce sujet depuis le 11 mai -même s'il semble sensiblement plus conflictuel chez les jeunes (45%) que chez les seniors (27%). 

En revanche, le temps de préparation culinaire arrive en tête des sujets de tensions au sein des couples (42%), en particulier dans les générations les plus jeunes : 53% chez les personnes en couple de moins de 35 ans, contre 31% chez les seniors.

Cette plus forte tension tient sans doute au fait que le huit clos favorise une plus forte contestation de l'inégale répartition observée généralement en matière de temps de préparation culinaire : 1h12 par jour pour les femmes contre 22 minutes pour les hommes (toutes journées confondues) d'après la dernière enquête emploi du temps de l'INSEE en France (Nabli & Ricroch, 2012).

Tout d'abord, le confinement ne permet plus à certains hommes d'échapper à cette tâche en se prévalant d'une indisponibilité liée à l'exercice d'un travail rémunéré ou encore de déplacements en dehors du domicile pour des activités liées au foyer (ex : entretien de la voiture, transport des enfants, etc.). Ensuite, le nombre plus élevé de repas à préparer et l'augmentation fréquente du nombre de personnes par foyer s'est traduit par une surcharge globale de travail culinaire qui a rendu cette inégale répartition d'autant plus lourde à supporter qu'il était plus difficile à externaliser ou à alléger via des substituts marchands (ex : livraison de repas, achats de plats préparés...). Enfin, l'explosion du temps à consacrer aux enfants (ex : activités de soins, aide aux devoirs, loisirs...) à partir dès la fermeture des écoles a joué aussi un rôle dans la mesure où le travail éducatif et l'accompagnement scolaire revenant le plus souvent aux mères, celles-ci n'étant plus en mesure d'effectuer un travail qu'elles prenaient habituellement en charge...

 

5)      Même en période de confinement, l'activité culinaire reste inlassablement une affaire de femmes...

Un des principaux enseignements de l'étude est  que l'égal temps de présence des hommes et femmes au domicile n'a pas égalisé le temps consacré à la préparation des repas...

En effet, en ce qui concerne la préparation des repas, 71% des femmes estiment que cette tâche leur incombe le plus souvent, contre 21% qui considèrent que cette répartition est égalitaire entre les deux membres du couple et à peine 8% que c'est leur conjoint qui en fait le plus. Et si les regards croisés entre femmes et hommes ne sont pas complètement symétriques (par exemple 22% des hommes estiment qu'ils en font plus), il n'y en a pas moins une certaine convergence pour reconnaître que les femmes préparent davantage les repas au sein des foyers confinés.

 

Ainsi, cette étude confirme l'une des grandes constantes repérées concerne la division sexuelle des tâches relatives à l'alimentation (Warde et al., 2007), à savoir que l'activité culinaire reste inlassablement une affaire de femmes... La comparaison avec une enquête menée en 2017 montre que chez les couples hétérosexuels, la charge repose même un peu plus sur les épaules des femmes en période de confinement (60%) qu'auparavant (58%). 

 

 

Une autre question de l'enquête montre d'ailleurs que peu d'hommes vivant en couple participent plus à l'élaboration des repas qu'avant le confinement : 21%, soit moins que le nombre de femmes (25%) mettant plus la main à la patte en période de confinement.

 

A noter que certains hommes s'investissent plus que la moyenne. C'est le cas des hommes de moins de 50 ans et des « jeunes couples » (moins d'un an). De même, on note une plus forte participation des hommes vivant dans des couples se disputant régulièrement à propos des tâches domestiques (30%, contre 16), signe que l'expression d'un mécontentement a bien un impact en la matière. 

S'il a fortement baissé durant les dernières décennies, le temps de préparation culinaire reste en période de confinement une activité majoritairement féminine alors même qu'il appelle un ensemble de tâches qui pourraient être partagé (planification des menus, achats alimentaires, transport des achats, stockage des denrées alimentaires, anticipation et préparation des repas, service, vaisselle, rangement, etc.). En outre, les femmes conservent la « charge mentale » (Haicault, 1984) d'un approvisionnement anticipé qui n'est pas quantifié dans cette enquête.

Le point de vue de Quentin Molinié de Charlotte Jean : "Contrairement à ce que l'on aurait pu espérer, le confinement est loin d'avoir allégé la charge mentale - et la charge tout court - des femmes en matière de préparation des repas."

 

6)      Quel est l'impact du confinement sur les habitudes alimentaires des Français ?

Le "fait maison" a le vent en poupe : 42% d'entre eux consacrent plus de temps qu'avant à la préparation des repas, et 29% font plus d'aliments maison, comme le pain et les yaourts. Par ailleurs, 21% des Français déclarent avoir moins recourt aux livraisons à domicile. Consommer des produits locaux n'a jamais été aussi important : 35 % des sondés déclarent accorder plus d'importance au caractère local de leurs aliments depuis le 17 mars. La Ruche Qui dit Oui ! (réseau d'achat direct aux producteurs), par exemple, a ainsi vu son nombre de commandes tripler partout en France.

 

7)      Vers une alimentation plus saine et respectueuse de l'environnement après le confinement ?

29% des français déclarent qu'ils accorderont plus d'importance à l'impact de leur alimentation sur l'environnement après le 11 mai. Sans surprise, les nouvelles générations sont particulièrement concernées : les jeunes, et notamment les étudiants, déclarent qu'ils accorderont plus d'importance à l'équilibre de leur alimentation post-confinement (42% des étudiants contre 33% toutes catégories confondues), et à l'impact de celle-ci sur l'environnement (37% des étudiants contre 29% toutes catégories confondues

 

Le point de vue de François Kraus de l'Ifop

"Si le huit clos imposé aux Français a fait quelque peu évolué leur poids, force est de constater que l'égal temps de présence des hommes et femmes au domicile n'a pas égalisé le temps consacré à la préparation des repas. Bien que le confinement ait créé les conditions d'une plus forte contestation de l'inégale répartition de l'activité culinaire, la préparation des repas, comme le reste du travail domestique, l'apanage des femmes. Au regard des faibles évolutions observées chez les seniors, cette grande inertie tient sans doute au fait qu'en raison de la prégnance de cette division sexuelle du travail culinaire, nombre d'hommes ont développé des formes d'incompétence telles que cela les empêchent de s'y mettre. Or, comme a pu le montrer Solenn Carof, « l'injonction qui pèse sur le corps des femmes, associée aux charges de préparation des repas, crée un environnement pathogène générant des souffrances physiques et psychiques » [4] qui peuvent s'avérer des plus problématiques. La lutte contre l'inégale répartition du temps de travail culinaire est donc non seulement un impératif moral mais aussi un enjeu de santé publique." François Kraus  

Le point de vue de Charlotte Jean et de Quentin Molinié, responsables de Darwin-Nutrition.fr 

"On constate que cette crise a permis aux Français.es de porter plus d'attention au contenu de leur assiette. Si les sujets tels que les circuits courts, le bio ou la production durable étaient déjà des enjeux importants avant le confinement, ils le seront encore d'avantage à l'avenir. Des crises comme celle que l'on traverse ont des effets dramatiques, mais sont aussi des moteurs de changements incroyables - et on l'observe nettement dans le domaine de l'alimentation." Charlotte Jean

"Il est clair que le bien-être physique et psychologique ne provient pas tant de régimes restrictifs que du choix éclairé, de la qualité, et de la diversité de son alimentation. C'est tout le sens de la mission que l'on porte avec Darwin Nutrition". Quentin Molinié



«  Étude Ifop pour Darwin Nutrition réalisée par internet du 24 au 27 avril 2020 auprès d'un échantillon de 3 045 Français âgés de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine »

 

Photo Phovoir

 

Confinement n'est pas sédentarité

Dans le contexte pandémique actuel, les décisions de confinement et de distanciation sociale limitent le niveau d’activité physique et augmentent le temps passé en position assise (sédentarité) ce qui n’est pas sans conséquences sur l’état de santé.

 

 

 

 

 

La pratique régulière d’une d’activité physique et la réduction de la sédentarité préviennent la plupart des maladies chroniques et améliorent l’état de santé des patients déjà porteurs de telles affections. Le confinement crée un état de « déconditionnement » progressif mais réversible. Il est caractérisé par une fatigabilité musculaire et une perte de la masse musculaire de 3,5% à 5 jours d’inactivité musculaire, de 8% à 14 jours, de 0,4%/j sur 3-4 semaines. La perte de force musculaire qui affecte surtout les membres inférieurs est évaluée à 9 et 23% après 5 et 14 jours est associée à une fatigabilité importante qui se traduit par l’incapacité à maintenir une contraction prolongée. Cette perte de fonction du muscle est non seulement liée à la perte de masse musculaire, mais aussi à des altérations de la contractilité musculaire. L’inactivité affecte le flux d’informations sensitives profondes  vers le cerveau, réduisant la commande motrice qui majore la fonte musculaire, soit un cercle vicieux dont il faut prévenir l’installation. 

Une situation de confinement de 4 à 6 semaines est une cause d’amyotrophie et de déconditionnement musculaire délétères pour la santé. La mobilité et le maintien postural s’en trouvent affectés, ce qui majore la perte d’autonomie et le risque de chute chez les personnes âgées. Une activité musculaire adaptée doit donc être recommandée précocement. 

 

Face à une situation de confinement qui s’annonce durable, l’Académie nationale de médecine recommande : 

1) de réduire le temps quotidien passé en position assise et d’interrompre ces périodes par quelques minutes de marche et d’étirements pour toutes les classes d’âge mais tout particulièrement chez les enfants et adolescents. Chaque période de 30-40 minutes en position assise doit être suivie de 4-5 minutes de marche dans le lieu d’habitation, en alternant étirements doux et élévations sur la pointe des pieds.

 

2) de pratiquer des exercices adaptés de renforcement musculaire, de la plus grande importance pour les personnes âgées ;

- commencer par un échauffement musculaire de 5-6 minutes, et terminer par des étirements doux ;

- utiliser le mobilier et ustensiles disponibles au domicile (chaises ou meubles comme moyen d’appui, bouteilles d’eau comme haltères de fortune, etc.) ;

- envisager au moins une séance de 15-20 minutes par jour, 3-4 fois par semaine ;

- se référer aux illustrations disponibles sur des sites internet de références.

 

3) de consacrer 30 minutes par jour à une activité dynamique, réparties en plusieurs périodes de 5-10 minutes.

Les conditions de confinement ne sont guère propices à ce type d’activité, mais on peut cependant utiliser le jardinet pour une activité dynamique de groupe entre confinés (jeux de balle, saut d’obstacles pour les enfants, etc.), ou une séance de vélo d’appartement ou des exercices de montées-descentes d’escalier, ou de sauts à la corde sur le palier. Ces activités doivent être conçues à titre de maintien de la forme et non de compétition.

4) d’accompagner ces mesures par une réduction des apports alimentaires quotidiens, régularité des repas, pris en famille et sans télévision, absence de grignotage notamment devant les écrans, restriction des sodas et boissons à saveur sucrée.

Il convient de toujours garder présent à l’esprit qu’en cas d’apparition de fièvre ou de signes respiratoires, toute activité physique ou sportive devient contrindiquée.

 

Source Académie nationale de médecine 1/04/2020
Photo Phovoir/ AtelierFrantzLecarpentier

 

Covid 19, les croix vertes s'allient à la Croix-Rouge

La Croix-Rouge française et la FSPF ont signé un accord de collaboration afin d’assurer un service gratuit de livraison de médicaments à domicile pour les personnes vulnérables, pendant la période de l’épidémie de COVID-19. 

 

Avec ce partenariat, « Croix-Rouge chez vous », dispositif de conciergerie solidaire destiné à venir en aide aux personnes socialement isolées qui présentent un risque élevé face à la maladie, peut désormais proposer le portage de médicaments délivrés sur ordonnance à domicile. 

L’objectif de ce service, qui s’effectue dans le respect des règles de déontologie et d’exercice en vigueur dans la profession pharmaceutique et notamment des règles spécifique en période de pandémie, est d’assurer la continuité des traitements de ces patients dont le déplacement est très difficile ou dangereux pour eux et qui n’ont personne pour les aider. 

En pratique

Pour bénéficier de « Croix-Rouge chez vous », disponible en métropole et dans les DOM, en zones rurales et urbaines :

  • Les personnes éligibles doivent formuler une demande de portage de médicaments en spécifiant le nom de leur pharmacien traitant qui dispose de leur dossier et de l’ordonnance médicale via le numéro non surtaxé mis à leur disposition par la Croix-Rouge française : 09 70 28 30 00. Ce numéro est actif de 8H à 20H, 7 jours sur 7.
  • La Croix-Rouge appelle le pharmacien indiqué par le bénéficiaire afin qu'il prépare l’ordonnance et précise l’éventuel reste à charge.
  • Le personnel de la Croix-Rouge se rend à la pharmacie pour récupérer les médicaments qui lui sont remis par le pharmacien sous paquet scellé.
  • En cas de reste à charge, le pharmacien remet au personnel de la Croix-Rouge un ticket de caisse joint au paquet scellé. Le cas échéant, le reste à charge sera avancé au pharmacien par le personnel de la Croix-Rouge.

 

 

 

Cette opération « Croix-Rouge chez vous » est valable jusqu'au 31 mai 2020. Elle prendra fin en même temps que l’expiration des mesures qui limitent la circulation des personnes dans le cadre de la lutte contre le COVID-19.

 

Croix-Rouge chez vous 

Pour répondre à la crise COVID-19, la Croix-Rouge française a renforcé certaines de ses activités pour répondre à l’urgence sanitaire et sociale (secours, maraudes, centres d’hébergement pour sans-abri, distribution alimentaire). Elle complète aujourd’hui sa réponse avec « Croix-Rouge chez vous », un dispositif qui s’adresse aux personnes vulnérables confinées en situation d’isolement social. En appelant le 09 70 28 30 00, disponible 7J/7 de 8h à 20h, elles pourront bénéficier d’une écoute et d’un soutien psychologique, d’informations sur la situation, mais aussi de la possibilité de commander des produits de première nécessité livrés par des volontaires de la Croix-Rouge.

 

Coronavirus (SARS-CoV-2, Covid-19) : numéros utiles

Cette plateforme téléphonique (appel gratuit depuis un poste fixe en France) permet d'obtenir des informations sur le Covid-19.

 

 

  Attention : la plateforme n'est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, si vous présentez des premiers signes d'infections respiratoires (fièvre ou sensation de fièvre, toux) restez chez vous et appelez votre médecin. Si les signes s'aggravent, avec des difficultés respiratoires et signes d'étouffement, appelez le 15 ou le 114 pour les personnes ayant des difficultés à parler ou entendre.

  À noter : pour les personnes sourdes et malentendantes, une FAQ en ligne est disponible sur le site du Gouvernement.

 

Les Français(es) sont-ils propres ?

En 1951, le magazine Elle publiait une enquête qui fit scandale en mettant en évidence les conditions déplorables d’hygiène corporelle des Françaises qui souffraient encore, en cette période de reconstruction, d’un manque criant d’accès au confort sanitaire de base (ex : eau chaude, salle de bain ou douche). Soixante dix ans après cette enquête, l’Ifop réalise une enquête permettant de faire le point sur la propreté corporelle et domestique des Français à une période de l’année où le respect des règles d’hygiène est un enjeu de santé publique. Réalisée pour le compte de Diogène France, société de nettoyage insalubre spécialisée dans les logements de victimes du syndrome de Diogène, cette enquête montre que, si globalement l’hygiène des Français a radicalement changé depuis les années 1950, certains pans de la population restent encore éloignés des standards de propretéen particulier parmi les personnes les plus âgées et les plus isolées du reste de la société.

 

 

 

 

Une toilette complète loin d’être quotidienne

• Seuls 3 Français sur 4 (76%) procèdent à une toilette complète tous lesjours.

• Les femmes sont plus portées sur leur hygiène que les hommes, puisque 81% d’entre elles procèdent à une toilette complète « au moins une fois par jour » contre 71% des hommes (alors qu’elles n’étaient que 52% en 1951).

• Les autres catégories de la population où la pratique est faible sont généralement des personnes isolées géographiquement (59% des ruraux), professionnellement (60% des chômeurs) ou socialement (60% des femmes ne recevant jamais personne à leur domicile).

 

 

Plutôt douche ou bain ?

• En 1954, seulement 10% des Français possédaient une douche/bain, aujourd’hui 88% possèdent une douche et 61% une baignoire.

• 63% déclarent prendre une douche tous les jours, contrairement au bain, puisque seulement 6% en prenne un quotidiennement.

• On dénombre là encore moins d’adeptes chez les hommes et en particulier chez ceux âgés de 65 ans et plus qui ne sont que 36% à prendre une douchequotidiennement (contre 46% des femmes du même âge).

 

 

Une fréquence de lavage des cheveux encore très genrée...

• Seules 8% des femmes se les lavent tous les jours. La norme étant plutôt un rythme d’un shampoing tous les deux jours ou 2 fois par semaine (62%, contre 51% chez les hommes).

• Concernant les hommes, ils sont 3 sur 10 à le faire tous les jours ! Une obsession du shampoing légèrement plus accentuée chez les jeunes de moins de 25 ans (35%).

• L’hygiène capillaire des Françaises a ainsi beaucoup évolué depuis le début des années 50, puisqu’en 1951, les 3/4 d’entres elles se lavaient les cheveux moins d’une fois par semaine (77%) contre 8% en 1986 et 4% en 2020.

 

 

 

Un caleçon par jour ?

• Si la quasi-totalité des femmes (94%) changent de culotte tous les jours, à peine 3 hommes sur 4 (73%) changent de slip/caleçon tous les jour

• Une tendance accentuée chez les personnes âgées, puisque seuls 50% des hommes de plus de 65 ans changent de slip/caleçon tous les jours !

• Une faible cadence que l’on retrouve également chez les femmes et leurs soutiens-gorge : seules 28% d’entres elles le changent tous les jours.

• Une hygiène vestimentaire féminine qui a tout de même radicalement changé ces dernières années : en 1951, 17% des Françaises changeaient de culottes tous les jours, contre 82% en 1986 et 94% en 2020.

 

 

 

 

Le syndrome de Diogène

• 62% des Français n’ont jamais entendu parler du syndrome de Diogène.

• Ainsi, si la majorité des Français ignorent ce syndrome, l’hygiène reste tout de même un facteur important dans leur choix de fréquentation. En effet, 39% des Français ont déjà cessé de fréquenter quelqu’un qui négligeait son hygiène corporelle.

• De même, 31% ont déjà mit fin à une relation avec quelqu’un qui négligeait l’entretien de son intérieur ou la propreté de son foyer, 29% concernant quelqu’un qui négligeait la manière de s’habiller, ou la propreté de ses vêtements.

 

Le respect des règles sanitaires au quotidien : les femmes plus attentives !

• À peine 2 hommes sur 3 (68%) se lavent les mains systématiquement après être allés aux toilettes (contre 75% des femmes).

• Et moins d’1/3 d’entre eux le font après avoir pris les transports en commun (31%, contre 42% des femmes).

• Plus étonnants encore, seuls 25% des Français se lavent les mains après s’être mouché, un chiffre démontrant clairement l’ignorance des règles sanitaires de base en dépit des messages de santé publique martelés et du contexte virale qui règne actuellement...

 


Source Diogène-France

 

 

 

François Kraus, Directeur du pôle Genre, Sexualité et Santé Sexuelle à l’Ifop :

L’intérêt de cette enquête était de montrer si les préjugés concernant le manque d’hygiène corporelle des Français, était un mythe ou une réalité. Les résultats montrent que si, globalement, les choses ont énormément progressé en matière d’hygiène chez les Français depuis la seconde guerre mondiale, il reste tout de même encore quelques “poches de saleté” chez une proportion non négligeable de la population, notamment chez les hommes et les personnes âgées.

Ce manque d’hygiène chez les seniors et notamment chez les hommes est lié principalement à des variables souvent moins économiques, que sociales. En effet, le manque de sociabilité joue fortement, puisque les mauvais comportements sont globalement plus répandus en milieu rural, chez les personnes au chômage ou chez les personnes recevant rarement des proches ou des amis chez eux. Le critère en la matière réside ainsi plus dans la perception du regard des autres que sur le niveau de vie des personnes.

Il est également intéressant de noter que si les seniors, notamment les plus de 65 ans, sont moins rigoureux quant à la fréquence de changement de sous-vêtements, cela est lié à une fracture générationnelle en la matière. Cette catégorie de personne a longtemps été éduquée selon un rythme de changement vestimentaire, de douche ou de toilette moins soutenu qu’aujourd’hui. Ainsi, malgré des progrès considérables en matière sanitaire, une partie non négligeable des seniors continue à avoir des pratiques hygiéniques proches de celles qu’ils ont connues dans leur enfance.

On constate ainsi, que l’hygiène corporelle est très étroitement liée à l’isolement social, qui apparaît comme la variable déterminante à un manque d’hygiène global.

Le regard des autres pèse et incite donc les Français, y compris les seniors à faire plus attention à leur hygiène.



L’enquête a été menée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 2 005 personnes, representatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne du 31 Janvier au 03 Février 2020.

 

photo Phovoir 

 

La HAS recommande de vacciner aussi les garçons contre les papillomavirus   

Après avoir consulté les professionnels et associations concernés*, la HAS confirme sa recommandation d'élargissement de la vaccination contre les papillomavirus humains à tous les adolescents de 11 à 14 ans révolus.

 

 

 

Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus sexuellement transmissibles très fréquents, contractés généralement au début de la vie sexuelle. Ils sont responsables chez la femme comme chez l'homme de verrues anogénitales, de papillomatoses respiratoires récurrentes et de lésions, dont la majorité disparaissent spontanément, mais dont certaines peuvent persister et évoluer vers des cancers (cancer du col de l'utérus chez la femme, cancers anaux et oro-pharyngés dans les deux sexes).
 
La vaccination contre les papillomavirus humains est actuellement recommandée chez les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus, les immunodéprimés des deux sexes et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu'à 26 ans. La HAS a été interrogée sur l'intérêt de l'étendre aux jeunes garçons. Du 30 octobre au 27 novembre 2019, la HAS a soumis à consultation publique son projet d'avis sur le sujet, élaboré par sa commission technique des vaccinations (CTV). Elle a recueilli 120 contributions de la part d'associations de patients et d'usagers, de collèges nationaux de professionnels ou de fabricants. Ces différents retours ont été étudiés en commission technique des vaccinations en vue d'établir l'avis définitif publié aujourd'hui. 
La HAS recommande une vaccination de toutes les filles et de tous les garçons de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage possible de 15 à 19 ans révolus. La vaccination reste recommandée jusqu'à 26 ans pour les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
 
La HAS encourage une vaccination de tous les adolescents
Dix ans après les premières recommandations, la couverture vaccinale reste très insuffisante au regard des objectifs fixés par le Plan Cancer : 24% de femmes vaccinées selon le schéma complet et environ 15% des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes pour un objectif de 60%. Or la vaccination est le meilleur moyen de lutter contre ces virus, à l'origine de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers par an. Parmi eux, les cancers du col de l'utérus, de la vulve, du vagin chez les femmes, mais également des cancers oropharyngés et anaux, qui touchent aussi les hommes. Ainsi, près de 25% des cancers provoqués par les HPV surviennent chez les hommes.
La HAS estime que l'élargissement de la vaccination anti-HPV aux garçons permettrait, sous réserve d'une couverture vaccinale suffisante, de freiner la transmission au sein de la population générale, et ainsi de mieux protéger les garçons et les hommes quelle que soit leur orientation sexuelle, mais aussi de mieux protéger les filles et les femmes non vaccinées. A ces arguments sanitaires s'ajoutent des arguments éthiques au premier rang desquels l'égalité d'accès à la vaccination : la HAS considère nécessaire de proposer également le vaccin aux hommes hétérosexuels car tout comme les femmes et les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, ils peuvent être infectés et transmettre le virus.
Sur un sujet délicat à aborder, l'absence de distinction selon le sexe et l'orientation sexuelle est également un moyen de simplifier la proposition vaccinale pour les professionnels de santé, surtout à un âge où l'orientation sexuelle n'est pas encore connue ou affirmée.
 
Soutenir encore et toujours une politique vaccinale engagée
La HAS estime toutefois que les bénéfices de l'élargissement de la vaccination à tous les adolescents seront limités sans une politique vaccinale plus engagée au niveau national et une proposition vaccinale plus systématique de la part des professionnels de santé, que ce soit dans le cadre de programmes de vaccination ou d'une consultation de santé sexuelle pour chaque adolescent.
Elle recommande également la mise en œuvre d'actions ayant pour objectif de restaurer la confiance vis-à-vis de la vaccination contre les papillomavirus auprès du public et des professionnels de santé. Ceci passe par une meilleure information sur la sécurité de la vaccination pour réduire l'hésitation vaccinale.
Elle recommande enfin de faciliter l'accès à la vaccination et de lutter contre les inégalités socio-économiques, en permettant une prise en charge intégrale du vaccin par l'assurance maladie et en travaillant sur les freins à la vaccination en milieu scolaire.
La commission technique de la vaccination entamera par ailleurs prochainement des travaux pour redéfinir les modalités du rattrapage vaccinal, pour les filles comme pour les garçons, dans un contexte d'évolution des connaissances et de possibles tensions d'approvisionnement en vaccins au niveau mondial.
  

 

 

Rappel des missions de la HAS en matière de vaccination
Depuis mai 2017 la HAS a pour mission d'élaborer les recommandations vaccinales à destination du ministère chargé de la Santé. Cette mission est portée par la Commission technique des vaccinations, présidée par le Pr Elisabeth Bouvet et composée de professionnels de santé et de représentants des usagers. En pratique, cette commission propose de nouvelles stratégies vaccinales, des modifications de celles qui existent ou encore l'ajout d'un vaccin dans une stratégie vaccinale déjà inscrite au calendrier vaccinal français.

 

 

Voire aussi sur le même sujet

 

La Lettre du Gynécologue - Eurogin (Congrès international et multidisciplinaire sur la vaccination HPV) 4-7 décembre 2019

 

Papillomavirus : pourquoi il faut vacciner aussi les garçons - Par Michel Cogné, Université de Limoges, 

 

Cancer du col de l'utérus - Les excuses du Premier Ministre Irlandais  « Nous promettons solennellement que cela n’arrivera plus jamais »

HPV, le mea culpa des politiques en Irlande

 

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Grippenet.fr : surveillance de l'épidémie de la grippe

 

Grippenet.fr : surveillance de l'épidémie de la grippe

 
 
 

 

Comment être acteur de la veille sur la grippe, alors qu'une augmentation de l'activité grippale a été détectée en France ? Vous voulez participer aux activités de recherche sur cette maladie ? Inscrivez-vous sur Grippenet.fr !

 
 

La participation du public à la surveillance de l'épidémie

 
Le site grippenet.fr permet à tout citoyen de devenir acteur de la surveillance de la grippe saisonnière.
 
Ce projet de recherche d'envergure nationale et européenne, a pour ambition de connaître et étudier la propagation de la grippe en temps réel, en sollicitant l'action volontaire de chacun. Cette participation à la surveillance de l'épidémie se fait de façon anonyme et bénévole sur le site internet, par le biais d'une simple adresse électronique.
 
Le volontaire doit s'inscrire sur le site et répondre à un questionnaire préliminaire (âge, lieu d'habitation, composition du foyer, mode de déplacement, activité principale, statut vaccinal, allergies...). Puis, il devra répondre chaque semaine à un questionnaire de 5 minutes sur d'éventuels symptômes (nez qui coule, toux, fièvre...) constatés depuis sa précédente connexion.
 
Vous n'avez pas besoin d'être malade pour participer. En effet, les participants sains sont particulièrement importants pour pouvoir estimer le plus justement possible la proportion de personnes avec des syndromes grippaux.
 
Si vous avez des interrogations, le site vous propose une foire aux questions« ».
 
 À noter : Pour retrouver la situation épidémiologique des maladies épidémiques saisonnières, ainsi que les prévisions,  Santé Publique France et le réseau Sentinelles publient chaque semaine un bulletin de surveillance et notamment des indicateurs de l'activité grippale en métropole.
 
 

 

Les recommandations du ministère de la Santé

 
La grippe est une infection respiratoire aiguë, responsable d'épidémies saisonnières hivernales. Elle se transmet à l'occasion d'éternuements ou de toux ou encore par contact d'objets souillés (les lieux confinés et très fréquentés étant propices à la transmission de ces virus). Fièvre, fatigue, courbatures, maux de tête sont les premiers signes de la maladie.
 
Pour limiter la transmission de la grippe, le ministère de la Santé rappelle les mesures de prévention, à savoir :
 
# limiter les contacts avec d'autres personnes et en particulier les personnes à risque ;
# se couvrir la bouche en cas de toux et le nez en cas d'éternuement ;
# se moucher dans des mouchoirs en papier à usage unique jetés dans une poubelle fermée ;
# se laver les mains à l'eau et au savon après contact avec les malades ou le matériel utilisé par les malades ;
# utiliser des solutions hydro-alcooliques ;
# nettoyer les objets couramment utilisés par les malades.
 

 

 

Pour en savoir plus


Photo Phovoir
Source - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

 

Combien coûte un EHPAD ?




Le système tarifaire des EHPAD en France

 

Qu'est-ce qu'un EHPAD ?  

Les EHPAD sont des établissements pour personnes âgées dépendantes. Également appelés maisons de retraite médicalisées, ils accueillent les personnes âgées de plus de 60 ans et sont spécialisés dans la prise en charge et l'accompagnement médical des seniors. L'âge moyen d'entrée en EHPAD est de 85 ans et la durée médiane des séjours est de 2 ans et 7 mois.[1]

On dénombre en France près de 8 000 EHPAD, ils représentent 70% des établissements pour personnes âgées. Il existe trois statuts :

  • Les EHPAD publics représentent 44% du secteur,
  • Les EHPAD associatifs représentent 31% du secteur,
  • Les EHPAD privés à but commercial représentent 25% du secteur. 

 

Selon le niveau de dépendance, il existe différents types d'EHPAD :

  • Les EHPAD Alzheimer assurent le suivi et le traitement des seniors atteints de cette pathologie et troubles apparentés avec une architecture, des équipements, des services, activités et animations adaptés. 
  • Les MAPAD (Maisons d'Accueil de Personnes Agées Dépendantes) accueillent les seniors en situation de forte dépendance. Les établissements possèdent des équipements et un personnel médical spécialisé. Ils ont une capacité d'accueil inférieur aux EHPAD (moins de 25 lits).  
  • Les USLD (Unités de Soins Longue Durée) sont réservées aux seniors atteints de maladie nécessitant une surveillance médicale et un traitement longue durée. Ces unités relèvent du secteur hospitalier.

Le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans s'élève aujourd'hui à 1.4 million. L'espérance de vie augmentant chaque année, en 2060, ils seront 5 millions. L'augmentation du nombre de personnes dépendantes augmente également. Ainsi, la demande de logement en EHPAD est de plus en plus forte.

 

Le système tarifaire des EHPAD 

La réforme de la tarification a bouleversé le marché des EHPAD. Entrée en vigueur le 1er janvier 2017, cette réforme propose désormais un financement forfaitaire des soins et de la dépendance en fonction des besoins des résidents dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Elle reprend les 2 décrets du 21 décembre 2016.
 
Le premier décret n°2016-1814 concerne les principes généraux de la tarification, le forfait global de soins, le forfait global dépendance et les tarifs journaliers des EHPAD relevant du I et du II de l'article L. 313-12 du code de l'action sociale et des familles (CASF).
 
Le second décret n° 016-1815) porte sur les règles tarifaires, budgétaires et comptables. Le CPOM (Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens) devient obligatoire. Il remplace la convention tripartite conclue entre un EHPAD, l'ARS et le département. En cas de refus par le gestionnaire de l'établissement de signer le CPOM, le directeur général de l'ARS peut revoir à la baisse le forfait global relatif aux soins jusqu'à 10%.
 
Aujourd'hui, le système tarifaire des EHPAD est le suivant 

  • Le budget hébergement finance la partie hôtellerie, restauration, entretien des locaux, les démarches administratives ainsi que quelques services (différents selon les établissements). Cette partie est financée par le résident, mais des aides publiques telles que l'ASH ou l'APL peuvent en financer une partie. Le montant du prix de l'hébergement est fixé par le conseil départemental pour les établissements habilités à l'aide sociale et par le gestionnaire pour les EHPAD privés. 
  • Le budget dépendance permet de financer l'aide aux gestes du quotidien ainsi que la surveillance médicale des personnes dépendantes. Il dépend du GIR de la personne âgée, c'est-à-dire de son niveau d'autonomie. Ce budget est financé en partie par l'APA (l'Aide Personnalisée à l'Autonomie). Le reste à charge, appelé « ticket modérateur » est payé par le résident.[2] Ce tarif équivaut au tarif dépendance GIR 5/6.

 

 

Combien coûte une chambre en EHPAD

 

Le prix des EHPAD privés et publics 

Le tarif mensuel médian pour une chambre simple en EHPAD est de 1953 ¤[1]. Le montant financé par le résident dépend du type de chambre choisi, de la zone géographique de l'établissement, du niveau de dépendance ainsi que des services à la carte. 
Il existe un grand écart de prix entre les EHPAD. En moyenne, 10% des établissements facturent moins de 1674 ¤ et 10 % plus de 2819 ¤. Cette disparité est d'autant plus visible entre les établissements de secteur public et privé. En effet, le tarif médian d'un EHPAD public est de 1801 ¤, celui d'un EHPAD privé à but non lucratif est de 1964 ¤ et celui d'un EHPAD privé est de 2620 ¤.

 

Des aides pour financer l'hébergement en EHPAD

Il existe 3 aides sociales destinés au financement de l'hébergement en EHPAD :

  • L'APL ou Aide Personnalisée au Logement. L'APL est versée aux seniors ou directement à la maison de retraite conventionnée. Le montant est calculé selon le niveau de ressources financières du bénéficiaire et le prix de l'hébergement. Cette aide est versée par la CAF (caisse d'allocations familiales). 
  • L'ALS ou Allocation de Logement Sociale est une aide financière destinée aux personnes ne pouvant pas bénéficier de l'APL. Elle est versée par la CAF et distribuée mensuellement au locataire. 
  • L'ASH ou Aide Sociale à l'Hébergement. Destinée aux seniors de plus de 65 ans ayant des ressources inférieures aux frais d'hébergement et vivant dans un établissement pour personnes âgées dépendantes, l'ASH prend en charge partiellement ou intégralement les frais d'hébergement. Elle est versée par les services du département et récupérable à la succession. Dans un EHPAD non habilité à l'aide sociale, le résident peut faire une demande s'il y réside depuis au moins 5 ans.[2]

 

D'autres dispositifs, aident au financement du séjour de la personne âgée :

  • L'APA ou l'allocation personnalisée d'autonomie. Cette aide sociale destinée aux seniors de plus de 60 ans en situation de dépendance (GIR 1 à 4) est versée par le conseil départemental. 
  • L'ASPA ou Allocation de Solidarité aux Personnes Agées. Accordée aux retraités avec de faibles ressources financières, elle est versée par la Carsat. [3] 
  • L'obligation alimentaire. Les descendants ont l'obligation d'aider leurs ascendants. En cas de difficulté financière, ces derniers peuvent être mis à contribution pour financer en partie les frais d'hébergement en maison de retraite ou en accueil familial.[4]

 
 

Trouver un logement en EHPAD au bon prix

Où trouve-t-on les EHPAD les plus chers et les moins chers ?

Quelles sont les régions les plus attractives ?

Les régions avec le plus de maisons de retraite sont l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie. Ces régions comptent 2 931 résidences soit 25% du marché des EHPAD en France. Depuis janvier 2018, le site Logement-seniors.com a recueilli plus de 13 000 demandes. L'Auvergne-Rhône-Alpes et l'Occitanie enregistrent près de 25 % des demandes envoyées.
La région la plus sollicitée est l'Ile-de-France avec 17.7% des demandes en logements. Notons que l'Ile de France est la région comptant le plus de seniors aujourd'hui avec 2 363 426 personnes âgées de plus de 60 ans.

 

Etat des lieux des tarifs des EHPAD 

Nous avons étudié le prix des EHPAD en France par région et par secteur[5]. Sans distinction entre les EHPAD privés et publics, nous remarquons que les régions ou les tarifs hébergement sont les plus chers sont :

  • L'Ile-de-France avec une moyenne de 2 386 euros / mois
  • La Corse avec une moyenne de 2 277 euros /mois
  • La Provence-Alpes-Côte-D'azur avec une moyenne de 1860.5 euros /mois

Sans surprise, les départements les plus chers sont Paris et les Hauts-de-Seine. C'est en Ile-de-France que l'on trouve la différence de prix entre les EHPAD publics et privés la plus marquée. Cette dernière s'élève à près de 915 euros par mois (entre le département le plus cher et le moins cher).
Dans les régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, nous remarquons que près de 50 % des EHPAD sont à but commercial.
A l'opposé, les régions où les EHPAD sont les moins chers sont :

  • Les Pays de la Loire avec une moyenne de 1 693 euros /mois
  • La Bretagne avec une moyenne de 1 708 euros / mois  
  • La Nouvelle-Aquitaine avec une moyenne de 1 725 euros /mois

 

Nous remarquons que les régions avec le plus de maisons de retraite publiques sont les régions les moins chères.
La plateforme Logement-seniors.com met à votre disposition une carte interactive présentant les tarifs moyens par département pour aider les seniors à trouver un EHPAD correspondant à leurs ressources financières. Vous y trouverez également des informations sur les EHPAD référencés sur notre plateforme.

 

Une forte disparité tarifaire entre les EHPAD privés et publics

Les régions avec un pourcentage d'EHPAD privés sont les régions avec un fort taux de demandes. Le prix moyen d'un logement y est élevé cela dû à une forte pression foncière.
Prenons l'exemple de la région Ile-de-France. Elle enregistre un prix moyen de 2 607 euros / mois pour le secteur privé, 2 264 euros / mois pour le secteur privé associatif et 2 120 euros / mois pour le secteur public. Les départements les plus chers sont les départements avec le prix foncier le plus élevé soit Paris, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis.

De la même façon, nous remarquons que les EHPAD présents dans les départements avec un prix au m² bas sont moins chers quelques soit leur statut.

Le marché des maisons de retraite a explosé au cours des dernières années. Certaines s'adressent à des seniors aisés souhaitant profiter de nombreux services et prestations de haut standing. Le prix des EHPAD dépend donc aussi de la qualité de services proposés.

 

Les difficultés actuelles et les problèmes à venir

Face au vieillissement de la population et une augmentation de la dépendance des seniors, le marché des EHPAD fait face à un réel enjeu sociétal. Les besoins en lits mais aussi en prise en charge vont être de plus en plus forts et de plus en plus coûteux (notamment pour la Sécurité Sociale). De plus, la construction en établissement public a diminué au cours des dernières années. Les groupes d'EHPAD privés souhaitant se développer en France comme à l'international acquièrent des maisons de retraite plus petites de statut privé ou public. Ainsi le prix des EHPAD en France va se stabiliser voire augmenter et les aides financières risquent de diminuer.

S'ajoute à cela le problème de sous-effectif du personnel en EHPAD. Cela est à l'origine de la colère et de l'épuisement des aides-soignantes et des infirmières.  Ce problème a entrainé la multiplication d'actes de maltraitance et de négligences envers les personnes âgées et un fort sentiment de méfiance du grand public envers les EHPAD.

Pour pallier cela, de nombreuses solutions d'hébergement alternatives se sont multipliées au cours des dernières années comme l'hébergement familial ou la colocation entre seniors ou intergénérationnelle. Le service à domicile, par exemple, est un axe développé par les gouvernements successifs afin de pousser au maintien à domicile. Cette solution est la préférée des Français : 91% des Français souhaitent vieillir à domicile.
 
 

 

 

[1]https://www.cnsa.fr/actualites-agenda/actualites/les-tarifs-des-etablissements-dhebergement-pour-personnes-agees-dependantes-ehpad-en-2017. Correspond au tarif hébergement et au tarif dépendance bas (personne de GIR 1 et 2)
[2] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2444
[3] https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F16871
[4] https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/aider-un-proche/connaitre-les-obligations-de-la-famille
[5] Données du site pour-les-personnes-agees.gouv

 

Source site Logement-seniors.com

 

Antibio'Malin : un service en ligne pour mieux utiliser les antibiotiques

Antibio'Malin : un service en ligne pour mieux utiliser les antibiotiques

 
 
 

Antibio'Malin est un espace en ligne qui a pour objectif d'améliorer votre connaissance des infections courantes et des traitements antibiotiques.

 
Antibio'Malin propose 4 rubriques pour vous accompagner dans la prise de votre antibiotique et dans la compréhension de votre infection (sans toutefois remplacer l'avis d'un professionnel de santé) :
 

Les infections courantes

Des informations pratiques sur les principales infections : Comment puis-je attraper cette infection ? Combien de temps vais-je me sentir malade ? Comment protéger mon entourage ?
 

Les antibiotiques de A à Z

L'ensemble des antibiotiques par voie orale prescrits par les professionnels de santé de ville : Comment prendre mon médicament ? Dans quel cas est-il efficace ? Cet antibiotique entraîne-t-il un risque de résistance des bactéries ?
 

Pour en savoir plus

Des réponses simples et pratiques à 24 questions fréquentes : Qu'est-ce qu'une infection, une inflammation, une bactérie, un virus ? Qu'est-ce qu'un antibiotique et quels en sont les effets indésirables ? Comment réduire le risque d'attraper une infection ?
 

Déclarer un effet indésirable : quand, pourquoi, comment ?

Un médicament peut provoquer un effet indésirable. Il est important de le déclarer aux autorités sanitaires, même s'il est mentionné dans la notice du médicament. Cela permet d'améliorer la sécurité des médicaments.
 
 
À savoir : Les antibiotiques sont précieux et leur efficacité est menacée par le développement de résistances par les bactéries directement lié à une consommation excessive de ces médicaments (l'antibiorésistance). Antibio'Malin permet à chacun d'agir pour aider à prévenir ce phénomène.
 

 

 


Plus d'infos sur le site du Ministère des Solidarités et de la santé

Source : Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Photo Phovoir

 

#Janvier sans alcool - Zéro point zéro

Annulation du mois sans alcool et lancement de #Janviersansalcool, Zéro point zéro 

Alcool, n'emmerdons pas les Français avec ça !

 

Si l’on en croit le journal Libération dans son édition du 22 novembre 2019 le président du syndicat général des vignerons de Champagne (présent lors du déplacement d’Emmanuel Macron le 14 novembre 2019 ), Maxime Toubart a déclaré : « le Président a été sensible à notre question et annonce qu’il n’y aura pas de mois sans alcool. Agnès Buzyn l’a confirmé ce jeudi à la radio. Pour nous, le sujet est clos. On a hâte de voir si le projet sera repris par des associations nationales financées par les impôts des Français… ». Heureusement que le syndicat général des vignerons de Champagne veille sur les dépenses de l’Etat qui pourrait financer, via Santé Publique France, des campagnes de préventions aussi dispendieuses qu’inutiles.

 

 

Le projet de communication « Janvier sans alcool » est calqué sur ce qui se fait en Grande Bretagne, le « Dry January ». Théragora n’a pas eu accès au projet de campagne « Janvier sans alcool » mais il est aisé d’en dessiner les contours. Pas question d’interdire l’alcool pendant un mois, mais « Janvier sans alcool » est l’occasion idéale de sensibiliser les français par rapport à leur consommation après des périodes de fêtes généralement très alcoolisées. Une campagne qui pourrait cibler les jeunes que la pratique de l’alcoolisation rapide rend vulnérable et qui n’ont aucune conscience du danger à très court et long terme.

 

Rappelons que selon l'OMS, l'alcool est la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac en France.  Et on estime  que 41 000 morts sont liés à l’alcool dont 16 000 par cancer. Soit 7% de la mortalité en France directement lié à l’alcool (chiffres  2015).

 

Mais soyons rassurés Mme Buzyn a affirmé  sur France info : "La campagne est en train d'être travaillée ; cette mesure n'a pas encore été validée par le ministère de la Santé, elle ne m'avait pas été proposée". Santé publique France ferait des cachoteries à sa ministre ?  Mme Buzun poursuit, "Nous avons un comité interministériel dédié à la prévention en santé en février et c'est à ce moment-là que les programmes de prévention sont validés par le gouvernement", confirmant sans le dire que le Mois sans alcool n'aura pas lieu en janvier 2020.

Un an de gagné pour le président du syndicat général des vignerons de Champagne. Champagne ! cuvée Saint Gall 1977 - c’est Maxime qui régale !  Toujours d'après Libération,  c'est en effet le cadeau que M Toubart a fait au Président lors de sa visite en Champagne.

 

Curieux pays où l’on considère que le vin n’est pas de l’alcool ; où la ministre de la Santé est obligée de prendre d’infini précautions oratoires dès lors qu’elle parle d’alcool et de vin en y mettant un peu de culture française, de traditions et de terroir. Pays ou le lobby alcoolier veut ré-autoriser la vente d’alcool lors des rencontres de foot, par équité sociale, au motif que le champagne coule à flot dans les carrés VIP. Pas plus simple de mettre les carré VIP au Perrier ? Curieux pays où l’alcool est interdit dans les entreprises et où aucune ne respecte la loi.

Alors, n’emmerdons pas les français avec ça comme le disait Georges Pompidou. Parlons déni si vous le voulez. Déni d’alcool chez le patient, déni d’alcool dans la société, déni d’alcool dans la sphère politique.

 

Pour cette reculade sur le Janvier sans alcool, tout porte à croire que la ministre de la Santé est obligée d’avaler une couleuvre et c‘est un très mauvais signe pour la santé publique en France.

 

N’attendons pas 2021 (?) Théragora lance la campagne Janvier sans alcool #Janviersansalcool, Zéro point zéro car elle nous parait d’utilité publique. N’en déplaise aux lobbystes.

 

Frantz Lecarpentier / Théragora

 

 

Lutter contre l'antibiorésistance


L’antibioresistance a été identifiée par l’OMS comme l’une des 10 plus grandes menaces pour la santé mondiale1. Depuis plusieurs décennies, le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur plaçant de plus en plus de patients dans des situations d’impasse thérapeutique. A l’occasion de la Semaine Mondiale pour un Bon usage des Antibiotiques, Pfizer, acteur historique de la lutte contre les maladies infectieuses, révèle les chiffres d’une nouvelle étude menée en partenariat avec l’Ifop auprès de 1000 Français2

 

 

Ce tableau montre en quelques chiffres les principales données sur les antiobiotiques et l'antibiorésistance. Un gros travail de communication auprès du grand public reste à faire car, si la campagne déjà ancienne de communication "les antibiotiques, c'est pas automatique" a marqué les esprits, l'enquête Ifop Pfizer révèle qu'il y a encore beaucoup de travail de pédagogie à mener par tous les acteurs de santé pour ce problème majeur de santé publique. Retenons un seul chiffre : en France, l'antibiorésistance c'est 5500 décès par an.

 

Antibiorésistance, urgence ! 

• En France, les infections dues à des bactéries résistantes touchent plus de 120 000 cas par an en France, et sont associées à plus de 5500 décès3

En Europe, 33 000 personnes meurent chaque année d’infections résistantes aux antibiotiques. Le poids de ces infections est comparable à celui de la grippe, de la tuberculose et du VIH/SIDA combinés4. 

• Les infections résistantes aux traitements antibiotiques pourraient tuer quelque 2,4 millions de personnes en Europe, en Amérique du Nord et en Australie entre 2015 et 2050 si l’on ne redouble pas d’efforts pour enrayer l’antibiorésistance5. En France, d’ici 2050, on estime que 238 000 personnes mourront des suites de l’antibiorésistance6. 

• L’antibiorésistance aurait entraîné un coût global de 109,3 millions d’euros à la France en 20157. 

En France, la consommation d'antibiotiques en santé humaine ne diminue plus. En termes de résistance, certains succès ont été enregistrés (pneumocoques, SARM) mais l'augmentation des entérobactéries résistantes aux céphalosporines de 3e génération constitue un défi pour l'avenir8. 

 

Depuis plus de 75 ans, Pfizer s’investit de manière active dans la recherche et le développement de médicaments anti-infectieux innovants. En France, nous travaillons aux côtés des acteurs publics et des professionnels de santé pour élaborer des politiques et des programmes éducatifs répondant aux enjeux en constante évolution de ce domaine. Car des progrès restent à faire en matière de sensibilisation au bon usage, comme le révèle les chiffres d’une nouvelle étude Pfizer menée en partenariat avec l’Ifop auprès de 1000 Français2

Résultats de l’enquête Ifop/Pfizer - « Les Français, les antibiotiques et l’antibiorésistance » 

• 41% des Français prennent parfois leur traitement sur une durée inférieure à celle prescrite par le médecin 

• Près de 6 Français sur 10 conservent dans leur armoire à pharmacie des antibiotiques non utilisés 

• Si plus de 8 Français sur 10 estiment que l’antibiorésistance est un sujet très préoccupant, seulement un tiers d’entre eux se sent personnellement concerné (33%) 

• Deux tiers des Français ne se sentent pas concernés par la nécessité de raisonner leur consommation d’antibiotiques 

 

 

Les résultats en détails 

De l’usage et de la (mé)connaissance des antibiotiques 

 

32 % des Français déclarent avoir pris plus d’une fois au cours de l’année des antibiotiques. Mais ils sont aussi 3 sur 10 à n’en avoir jamais pris (32%) ou à une seule occasion (36%). En moyenne, la prise d’antibiotiques est de 1,8 fois par an et un peu plus fréquente chez les hommes (2,1 fois) que chez les femmes (1,5 fois). 

Si trois quart des Français ont recours aux antibiotiques pour soigner une infection, 42% d’entre eux auraient recours aux antibiotiques pour soigner une grippe (dont 10% systématiquement) alors qu’ils étaient 26% à estimer « utile » la prise d’antibiotiques pour la grippe en 20179, et 58% pour soigner une angine (dont 11% systématiquement). « Ces résultats sont alarmants puisque les angines étant d’origine virale dans 75 à 90 % des cas chez l’adulte, et 60 à 75 % chez l’enfant, seul le Test de Diagnostic Rapide de l’Angine (TDR Angine) effectué par le médecin généraliste permet de déterminer si une angine est d’origine bactérienne et nécessite la prescription d’un antibiotique8» déclare le Dr Bruno Valtier, Directeur Medical de l’activité Hôpital de Pfizer. 

 

• Prescription, observance et automédication 

Si près d’un tiers des Français a le sentiment que son médecin traitant lui prescrit des antibiotiques moins souvent qu’avant, 41% des personnes interrogées affirment prendre régulièrement leur traitement sur une durée inférieure à celle prescrite par le médecin. Les moins de 35 ans se montrent les moins observants lorsqu’il s’agit de respecter la durée du traitement (57 à 58% contre 17% pour les plus de 65 ans). 

En outre, une majorité de Français (58 %) conserve des antibiotiques non utilisés dans son armoire à pharmacie, une attitude qui varie selon l’âge

Parmi eux, près de 57% ont tendance à s’automédiquer lorsqu’ils ils sont confrontés à une infection dont 10 % souvent. 

 

•  L’antibiorésistance : un phénomène connu et préoccupant mais « pas pour soi » 

65% des personnes interrogées ont déjà entendu parler de l’antibiorésistance mais seuls 40% d’entre elles savent précisément de quoi il s’agit

Si l’antibiorésistance est jugée très préoccupante par plus de 8 Français sur 10 (86%), seulement 1/3 d’entre eux se sent concerné par la nécessité de raisonner sa consommation d’antibiotiques (37%), 49% considérant ce fléau comme spécifique aux pays émergents. 

« Nous avons tous un rôle à jouer dans la lutte contre l’antibiorésistance, industriels, acteurs publics, institutionnels ou grand public. Chacun peut individuellement contribuer à lutter contre ce fléau en respectant les principes du bon usage des antibiotiques parmi lesquels n’utiliser ces médicaments que s’ils sont prescrits par un professionnel de santé en respectant la posologie et la durée de traitement prescrite2», souligne le Dr Bruno Valtier.

 

Antibiorésistance ou résistance aux antibiotiques : de quoi parle-t-on ?3

L’antibiorésistance, ou résistance aux antibiotiques, consiste pour une bactérie à développer des mécanismes de défense qui leur permettent d’échapper à l’action de ces médicaments. Un phénomène, qui rend ainsi les antibiotiques inefficaces. Depuis quelques décennies, l’antibiorésistance ne cesse de prendre de l’ampleur et de se développer, aboutissant à des situations où il n’existe plus aucun traitement possible. Or, depuis 20 ans, aucun antibiotique avec un nouveau mécanisme d’action n’a été développé. 

Les bactéries sont des êtres vivants qui évoluent en permanence et qui peuvent se modifier afin d’échapper à l’action des antibiotiques. Le développement de mécanismes de résistance aux antibiotiques est un phénomène naturel mais l’acquisition de mécanismes de résistance par les bactéries s’est très fortement accélérée par l’utilisation massive et répétée d’antibiotiques. 

Les antibiotiques agissent non seulement sur la bactérie responsable de l’infection à traiter, mais également sur les bactéries utiles à notre organisme que nous hébergeons naturellement dans notre corps. Ce sont donc toutes les bactéries qui risquent d’acquérir de nouveaux mécanismes de résistance aux antibiotiques, faisant craindre des impasses thérapeutiques de plus en plus fréquentes.

 

 


Sources 

1 OMS – Dix ennemis que l’OMS devra affronter cette année - https://www.who.int/fr/emergencies/ten-threats-to-global-health-in-2019 - site consulté le 17 octobre 2019 

2 Enquête Ifop/Pfizer réalisée du 2 au 6 septembre 2019 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas), par questionnaire auto-administré en ligne. 

3 Ministère des solidarités et de la santé - dossier d’information Semaine Mondiale pour le bon usage des antibiotiques - https://solidarites-sante.gouv.fr - Octobre 2019 

4 Ministère des solidarités et de la santé - https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/les-antibiotiques-des-medicaments-essentiels-a-preserver/des-antibiotiques-a-l-antibioresistance/article/une-menace-sanitaire-et-economique - site consulté octobre 2019 

5 OCDE – 2 USD par personne et par an suffiraient pour mettre un terme à la résistance aux antimicrobiens- http://www.oecd.org/fr/presse/2-usd-par-personne-et-par-an-suffiraient-pour-mettre-un-terme-a-la-resistance-aux-antimicrobiens.htm – site consulté le 9 octobre 2019 

6 OCDE – Enrayer l’antibiorésistance en France - https://www.oecd.org/fr/france/Enrayer-l-antibior%C3%A9sistance-en-France.pdf – site consulté le 9 octobre 2019 

7 A Payer Perspective of the Hospital Inpatient Additional Care Costs of Antimicrobial Resistance in France: A Matched Case–Control Study - Mehdi Touat · Marion Opatowski · Christian BrunBuisson · Kristel Cosker · Didier Guillemot · Jerome Salomon · 

Philippe Tuppin · Gregoire de Lagasnerie · Laurence Watier link.springer.com/article/10.1007/s40258-018-0451-1 – Consulté le 9 octobre 2019 

8 Santé Publique France - www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2018/consommation-d-antibiotiques-et-antibioresistance-en-france-en-2017. (Octobre 2019) 

9 Sondage Pfizer/IPSOS « Les Français et l’antibiorésistance » - Novembre 2017. 

10 International Federation of Pharmaceutical Manufacturers & Associations (IFPMA) - Declaration by the Pharmaceutical, Biotechnology and Diagnostics Industries on Combating Antimicrobial Resistance. 25 Janvier 2016 

11 International Federation of Pharmaceutical Manufacturers & Associations (IFPMA) ; Leading Pharmaceutical Companies Present Industry Roadmap to Combat Antimicrobial Resistance. 20 septembre 2016

 

Le cancer du sein en Europe

Saviez-vous que plus de 405 000 femmes ont été diagnostiquées d’un cancer du sein en 2018 dans l’UE, dont 56 000 en France ? Il s’agit de l’un des cancers les plus meurtriers avec plus de 100 000 décès en Europe en 2018, dont plus de 13 000 en France1. Le soutien de la lutte contre le cancer du sein constitue de ce fait une priorité pour l’UE. Les investissements réalisés par l’UE permettent aujourd’hui à d’éminents experts européens de travailler sur des projets innovants destinés à améliorer la prévention et le diagnostic du cancer du sein, ainsi que les soins et les traitements prodigués aux patientes sur tout le continent.

 

 

Améliorer le traitement du cancer du sein dans l’UE

 

Le cancer du sein est depuis longtemps une priorité de la recherche au sein de l’UE. Le soutien de l’UE permet aux différents pays de tirer parti de la compétence des experts de tout le continent, conférant ainsi à l’Europe une position de leader dans les actions collaboratives de lutte contre le cancer du sein. Depuis 2007, l’UE a consacré 536 millions d’euros3 à la recherche et au traitement du cancer du sein.
Grâce à la collaboration menée dans toute l’UE, les équipes sont à même de partager le résultat de leurs études, de faire avancer la recherche et d’améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de la maladie.

 

L’initiative de la Commission européenne sur le cancer du sein (ECIBC) a mis au point des lignes directrices de soin destinées à améliorer les traitements au sein de l’UE. Trente-cinq pays, dont la France, ont pris part à l’élaboration de ces lignes directrices, dans le but d’améliorer la qualité de vie et de soin des patientes. Les lignes directrices de l’ECIBC incluent 90 bonnes pratiques et recommandations liées à certaines questions concrètes telles que la planification et la réalisation de programmes de dépistage ou les techniques de biopsie et d’analyse des tissus, adaptées à chaque patiente. 
Ces lignes directrices permettront de s’assurer que chaque patiente bénéficie du même niveau de qualité de soin partout en Europe. Les patientes traitées par ces services de sénologie présentent un taux de survie à 5 ans jusqu’à 18 % supérieur.

 

La France, un acteur majeur des projets de santé financés par l’UE

 

Dans ce contexte, les chercheurs français travaillent aux côtés de leurs homologues européens afin d’améliorer les techniques de prévention et de diagnostic et de mettre au point de nouveaux traitements susceptibles d’accroître la qualité de vie des patientes. Au cours des 12 dernières années, la France a ainsi pris part à plus de 106 grands projets européens de recherche3.

 

 

 

***

1. https://ecis.jrc.ec.europa.eu/explorer.php?$0-0$1-FR$2-All$4-2$3-All$6-0,14$5-2008,2008$7-7$CEstByCancer$X0_8[...]
2. OMS, Globocan 2018
3. Commission européenne, FP7 et H2020 depuis 2007
4. https://ecis.jrc.ec.europa.eu/explorer.php?$0-0$1-All$4-2$3-29$6-0,14$5-2008,2008$7-8$2-All$CEstByCountry$X0_8-[...]
5. https://www.e-cancer.fr/Professionnels-de-sante/Les-chiffres-du-cancer-en-France/Epidemiologie-des-cancers/Les-cancers-les-plus-frequents/Cancer-du-sein

 

Source Commission européenne.
Théragora

 

Cancer du sein : avez-vous pensé au dépistage ?

 

Vous avez entre 50 et 74 ans, vous ne présentez ni symptômes apparents, ni facteur de risque particulier en lien avec un cancer du sein ? Vous pouvez bénéficier du programme de dépistage du cancer du sein organisé tous les 2 ans ? Un courrier postal vous est envoyé vous invitant à réaliser une mammographie auprès d'un médecin radiologue.

 
Le dépistage consiste à effectuer un examen clinique des seins (examen réalisé directement sur le patient) ainsi qu'une mammographie (examen radiologique), l'ensemble étant pris en charge à 100 % par l'Assurance maladie, sans avance de frais.
 
Pour les personnes âgées de moins de 50 ans et ne présentant aucun facteur de risque particulier, il est recommandé de ne pas réaliser de dépistage systématique. Quant aux personnes âgées de plus de 74 ans, le dépistage du cancer du sein devra faire l'objet d'une discussion avec le médecin traitant.
 
 
Pour en savoir plus sur le sujet, l'Institut national du cancer (INCa) apporte des réponses pratiques à toutes vos questions avec son site web dédié à la prévention et au dépistage du cancer du sein  :
 

c'est quoi un examen des seins ?

j'ai 40 ans, je suis inquiète et je veux faire une mammographie, comment faire ?

je n'ai pas reçu mon invitation, pourquoi ?

pourquoi ça fait mal une mammographie ?

surdiagnostic, surtraitement, qu'est-ce que c'est ?

pourquoi à 75 ans, tout s'arrête ?

et le cancer du sein chez l'homme ?

 

 


À savoir :

Selon l'INCa, 80 % des cancers du sein surviennent après l'âge de 50 ans. C'est la raison pour laquelle il est conseillé d'effectuer un dépistage du cancer du sein de manière régulière, l'objectif étant d'augmenter les chances de guérison des patients en cas de maladie.

 


Site de l'INCa

Source Service Public.fr
Photo Frantz Lecarpentier

 

Le DMP progresse toujours

Source Assurance Maladie 
Théragora le 13 septembre 2019

 

Un hashtag pour faire bouger vos enfants

 

Afin de prendre de bonnes résolutions dès la rentrée, la Fédération Française de Cardiologie encourage les parents à faire bouger leurs enfants et adolescents et à limiter leur temps d’exposition aux écrans. Une période propice pour leur faire reprendre de bonnes habitudes et intégrer l’activité physique à leur quotidien.

 

 

Au moins 1 heure par jour

Le constat est alarmant : depuis 40 ans, les jeunes de 9 à 16 ans ont perdu 25 % de leur capacité physique[1], c’est-à-dire qu’ils courent moins vite et moins longtemps. En moyenne, un enfant courait 600 mètres en trois minutes en 1971, il lui en faut aujourd’hui quatre pour la même distance.

Comment en est-on arrivé là ? Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande aux 5-17 ans de pratiquer 60 minutes d’activité physique par jour, seul un enfant sur deux atteint ce niveau en France aujourd’hui. A l’école primaire, moins de la moitié des enfants pratiquent des jeux de plein air[2]. A 15 ans, c’est pire encore : seulement 14 % des garçons exercent une activité physique modérée à intense tous les jours et les filles ne sont que 6 %[3] ! Environ la moitié des adolescents ne bougent que pendant les cours d’éducation physique et sportive délivrés à l’école[4].

La généralisation de l’utilisation des transports motorisés pour se rendre à l’école contribue à cette diminution de l’activité physique : moins de 30 % des collégiens se rendent en cours à pied et ils sont seulement 4 % à y aller à vélo ou en trottinette[5]. Par ailleurs la surconsommation d’écrans renforce la sédentarité et la tendance à une mauvaise alimentation riche en sucres, graisses et sel ; au grignotage avec une consommation excessive de sodas. Les enfants de 3 à 17 ans passent en moyenne 3 heures par jour devant des écrans, moyenne qui monte à 4 heures 30 par jour chez les 13-18 ans en semaine et à 6 heures le week-end. Ce temps passé assis augmente fortement la sédentarité, considérée par l’OMS comme l’un des tout premiers risques de décès dans le monde[6].

 

 

Bouger du matin au soir

L’heure quotidienne d’activité physique recommandée jusqu’à 18 ans peut sembler beaucoup.

En réalité, il ne s’agit pas d’une heure consécutive. Les occasions de bouger sont donc multiples et variées au cours d’une journée pour un enfant. 

Pour les plus jeunes, les parents et l’entourage peuvent favoriser par exemple le fait de se rendre à l’école à pied ou en vélo. Dans les cas où la voiture est indispensable, pourquoi ne pas choisir de se garer à 500 mètres de l’établissement pour finir le trajet en marchant. A cet âge, les jeux collectifs (ballon, marelle, élastique) doivent être encouragés dans la cour et en dehors de l’école ainsi que le week-end les jeux en extérieur et les balades. 

Il est vrai qu’à l’adolescence, il devient plus difficile d’inciter les jeunes à bouger. Mais il existe des activités qui continuent à leur plaire, parce que ce sont des activités de groupe, qui leur permettent de se retrouver entre eux : sports collectifs, sports de glisse, danse, hip-hop, etc. Au-delà de ces activités physiques, cette population est très demandeuse de moments collectifs, comme des sorties en ville ou des sessions shopping, autant d’occasion de s’aérer en groupe.

 

Limitez le temps d'écran

Dans les faits, il est souvent compliqué de faire décrocher l’adolescent de son téléphone, de son ordinateur ou de sa tablette. Pourtant il en va de la responsabilité des parents et de l’entourage de fixer un cadre à l’utilisation des écrans et de montrer l’exemple grâce à une consommation modérée et au respect des interdits posés. Pour se repérer en matière de bonnes pratiques, voici ci-dessous les recommandations de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en matière de consommation d’écrans :

 

LES ENFANTS SONT FAITS POUR BOUGER… ET TOMBER PARFOIS !
#LAISSEZ-LESTOMBER

 

 

Pour mobiliser l’opinion publique sur les dangers de la sédentarité, la FFC a, avec l’agence Havas Paris Seven, réalisé un spot TV appelé « Les chutes », qui sera diffusé en cette rentrée 2019, du 23 au 29 septembre en TV et en digital. Pour le Pr François Carré, cardiologue au CHU de Rennes et membre de la Fédération Française de Cardiologie, « Si on ne fait pas bouger davantage nos enfants nous préparons la première génération qui pourrait avoir une espérance de vie plus courte que celle de ses parents ».

 

LES PARCOURS DU CŒUR SCOLAIRES, UNE OPPORTUNITÉ IDÉALE POUR BOUGER !

Avec cette campagne, la Fédération Française de Cardiologie incite également les parents et les enseignants à s’inscrire dès à présent pour préparer l’édition 2020 des Parcours du Cœur Scolaires qui se dérouleront du 21 mars au 1er juin. En 2019, 500 000 enfants de 2 900 établissements scolaires ont participé à cette vaste opération de prévention cardio-vasculaire dans toute la France. Les Parcours du Cœur Scolaires constituent un outil privilégié de mise en place du Parcours Educatif de Santé par le Ministère de l’Education Nationale dans les écoles, collèges et lycées ainsi qu’une réponse collective à la sédentarité des enfants. Pour en savoir plus et s’inscrire, rendez-vous sur https://www.fedecardio.org/les-parcours-du-coeur

 

 

Retrouvez toute l’actualité de la Fédération Française de Cardiologie sur www.fedecardio.org / Facebook / Twitter

La Fédération Française de Cardiologie lutte contre les maladies cardio-vasculaires depuis plus de 55 ans. Association reconnue d’utilité publique depuis 1977, elle est financée exclusivement grâce à la générosité du public et ne reçoit aucune subvention de l’Etat. Présente partout en France, ses quatre missions sont : le soutien de la prévention, le financement de la recherche cardio-vasculaire, l’accompagnement des patients cardiaques et la promotion des gestes qui sauvent.



 

 


[1] Research priorities for child and adolescent physical activity and sedentary behavior: an international perspective using a twin-panel Delphi procedure, Grant Tomkinson – 2013

[2] Données ANSES – 2007

[3] Panorama de la santé, OCDE – 2016

[4] Etude INCA, ANSES - 2007

[5] Etat des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France, ONAPS – 2017 

[6] http://www.Who.Int/dietphysicalactivity/pa/fr/, OMS. Stratégie mondiale pour l'alimentation, l'exercice physique et la santé. Activité physique (Page consultée le 16 juillet 2018)

 
 

 

Les Français face à leur santé

La Fondation APRIL s’emploie depuis sa création à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé.

Comment prennent-ils leur santé en main ? Quels sont, selon eux, les facteurs contributifs à une bonne santé ? Qu’en est-il des bonnes pratiques au quotidien ? Leurs habitudes ont-elles évolué ?

Les Français sont-ils bien informés ? Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser via sa nouvelle étude sur « Les comportements des Français pour prendre leur santé en main », réalisée du 10 au 11 avril 2019 auprès de 1001 personnes.

 

 

 

Premier enseignement de cette étude : les opinions et les connaissances des Français évoluent ! Selon eux, ce sont désormais les facteurs comportementaux qui contribuent le plus à leur santé (à hauteur de 73%), ce qui dénote d’une prise de conscience des Français sur leur capacité à pouvoir agir sur leur état de santé. Cette prise de conscience est d’autant plus importante à souligner que c’est la 1ère fois depuis 2011, que les facteurs comportementaux prennent le pas sur les facteurs non comportementaux.

Et si aujourd’hui, les Français déclarent être attentifs notamment à leur alimentation et à leur sommeil et avoir une activité physique régulière, ces 3 principaux facteurs inhérents à une bonne prévention de leur santé ne sont pas tous traités avec la même importance par l’ensemble des Français…

 

 

POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2011, LES FRANÇAIS PENSENT QU’UNE BONNE SANTE DEPEND A 73 % D’ELEMENTS SUR LESQUELS ILS PEUVENT AGIR

 

Aujourd’hui, les Français pensent pouvoir agir directement sur leur état de santé dans certains domaines. L’alimentation est plébiscitée et constitue le facteur contribuant le plus directement à une bonne santé (44 %), suivie par l’activité physique (28 %) et par la limitation du tabac et de l’alcool (17 %).

 

L’étude met en exergue une nette prédominance des facteurs comportementaux dans ce qui contribue à la santé puisqu’ils ont été choisis par près des 3/4 des Français (73 %) au détriment des facteurs non comportementaux tels que l’environnement et le cadre de vie, le moral et l’épanouissement personnel, la facilité d’accès aux soins, le patrimoine génétique et la chance ou encore, les conditions de travail.

Depuis 2011 les études la Fondation APRIL n’ont cessé de montrer cette lente évolution jusqu’à parvenir en 2019 à une inversion des tendances. En effet, si on remonte ne serait-ce qu’à 2016, les résultats montraient alors que l’environnement (33 %) arrivait juste après l’alimentation (38 %) dans le classement des facteurs contributifs à une bonne santé, là où il arrive en 2019 en 4ème position (26% soit 7 points de moins). En 2016 toujours, les facteurs non comportementaux l’emportaient de 10 points dans le choix des Français sur les facteurs non comportementaux et de 21 points en 2012 !

Cette évolution s’explique par une prise de conscience de ce sur quoi les Français peuvent agir, prise de conscience probablement due en grande partie aux nombreuses campagnes de prévention santé déployées ces dernières années autour de la nutrition, de l’exercice physique et des addictions. Par ailleurs, si les Français sont majoritairement optimistes sur l’évolution à venir de leur alimentation (72 %) et de leur activité physique (62 % et ce résultat monte à 76 % chez les 18-24 ans), plus de la moitié d’entre eux restent pessimistes sur la manière dont vont évoluer d’autres facteurs (non comportementaux) tels que la qualité de leur environnement (56%) et leurs revenus (55 %).

 

 

LES FRANÇAIS CONNAISSENT-ILS LES BONS RÉFLEXES POUR RESTER EN BONNE SANTÉ ?

 

Plus de 8 Français sur 10 déclarent connaître les bons gestes et comportements à adopter en matière d’alimentation (91 %), de lutte contre la sédentarité et d’exercice physique (89 %) et de sommeil (86 %).

Mais dans les faits, ils sont seulement un peu plus de 1/3 à les connaître précisément (38 % pour l’alimentation, la lutte contre la sédentarité et l’exercice physique ; 34% pour le sommeil) quand plus de 50 % des Français ne les connaissent que dans les grandes lignes. Les meilleurs élèves se retrouvent plutôt dans les catégories socio-professionnelles supérieures, chez les Franciliens et les personnes de 65 ans et plus qui sont des populations généralement plus informées et donc plus réceptives aux campagnes de prévention. Ces campagnes ne semblent pas avoir eu le même impact sur les moins de 35 ans et les CSP-, alors que ce sont pourtant des catégories clés en matière de prévention santé.

 

 

QUELS SONT LES COMPORTEMENTS ADOPTÉS EN FAVEUR D’UNE BONNE SANTÉ ?

 

En matière d’alimentation et contrairement aux idées reçues, le comportement le plus pratiqué est le fait de limiter les aliments préparés : 67 % des Français déclarent privilégier régulièrement les produits bruts aux aliments transformés. 62 % limitent de façon régulière leur consommation de viande à 500 g par semaine. La consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour ainsi que la limitation des produits salés / sucrés sont aussi actées pour 53 % des Français. La consommation des produits bio quant à elle, n’arrive qu’en dernière position (38 %) dans les comportements des Français. L’ensemble de ces bonnes pratiques alimentaires est moins bien intégré par les catégories sociales modestes et par les jeunes. Quant aux nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (notamment poissons, légumes secs, fruits à coques et produits bio), elles sont encore un peu laissées de côté dans les réponses et nécessitent des communications plus fortes et offensives pour rentrer naturellement dans les moeurs des Français.

Les Français semblent par ailleurs avoir pris conscience de l’importance de la lutte contre la sédentarité, qui constitue aujourd’hui la 1ère cause de mortalité évitable dans le monde. 66 % des Français limitent ainsi le temps passé assis en se levant toutes les deux heures, 54 % déclarent faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour, mais seulement 42 % des interviewés pratiquent un sport de façon régulière. Enfin, la sédentarité semble moins marquée dans les grandes villes (64 % font régulièrement au moins 30 mn d’activité par jour).

En ce qui concerne le sommeil, les bonnes pratiques qui arrivent en tête sont les suivantes : limiter les grasses matinées (62 %), se lever et se coucher aux mêmes horaires (61 %) et faire de courtes siestes en cas de besoin en début d’après-midi (30 %). Mais (là aussi) les habitudes des Français évoluent, certaines dans le bon sens et d’autres non, notamment à cause de l’hyperconnexion, un nouveau phénomène qui concerne la grande majorité des Français puisque près d’un Français sur deux déclare ne jamais couper ses écrans une heure avant son coucher comme recommandé (49 %) contre seulement 23 % le faisant régulièrement. Une réalité encore plus prégnante chez les moins de 35 ans (58 % ne coupent jamais leurs écrans avant le coucher), plus accros aux écrans, une tendance déjà soulignée dans le Baromètre BVA pour la Fondation APRIL « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? », en Juin 2018 (les 18-34 ans passant en moyenne 6h28 par jour devant les écrans).

 

 

QUELLES SONT LES SOURCES D’INFORMATIONS PRIVILÉGIÉES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE DE SANTÉ ?

 

L’étude montre que les Français se tournent naturellement et en majorité (70 %) vers les professionnels de santé pour connaître les bons gestes et comportements à adopter pour être et rester en bonne santé. Une proportion encore plus importante chez les 50 ans et plus (80 %) ainsi que chez les personnes souffrant d’une maladie grave ou chronique (78 %). Les 18-24 ans quant à eux, ont tendance à se tourner en premier lieu vers leurs proches (41 %). Internet constitue une source d’information privilégiée pour seulement 35 % des Français (42 % pour les 35-49 ans sans doute plus aguerris aux outils informatiques), les médias (magazines, émissions TV et radio) n’étant consultés que par 29 % des Français.

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué au fil des années. Ilssont mieux informés et plus sensibilisés aux bons gestes à adopter pour être et rester en bonne santé. Ils ont désormais conscience de pouvoir agir sur leur santé et plus particulièrement sur les grands facteurs contributifs à la bonne santé tels que l’alimentation ou encore l’activité physique (la lutte contre la sédentarité, notamment). Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

Pour permettre à chacun d’être acteur de sa santé, il convient donc de poursuivre les campagnes de prévention et d’information pour tous, et notamment de diffuser largement les nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2018-2022.

Enfin, l’étude met en lumière les conséquences de l’exposition aux écrans sur la qualité du sommeil, une tendance déjà soulignée dans le sondage BVA pour la Fondation APRIL lors de son premier Baromètre présenté en Juin 2018 sur « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? ».

En 2019, la Fondation APRIL continue donc naturellement à s’intéresser à cette problématique et prépare, toujours en partenariat avec BVA, un second Baromètre pour fin juin qui explorera les liens et les impacts sur la santé entre « l’hyperconnexion, le sommeil et les fonctions cognitives ».

 

 

 


Juin/2019 FONDATION APRIL 
Photo Phovoir

 

 

Deuxième alerte canicule, précautions et conseils

Des campagnes de prévention solaires sont menées chaque année par les pouvoirs publics. Santé publique France et l’Institut national du cancer on publié en juillet 2018 le Baromètre Cancer 2015 (1)  dédié aux risques liés à l’exposition aux UV naturels et artificiels. L’occasion de rappeler, que le soleil n’est pas sans danger et que quelques habitudes simples permettent de s’en protéger et de préserver sa santé. 

 

 

Risque solaire : les gestes de prévention encore trop peu mis en œuvre 

Selon les données du Baromètre Cancer 2015, si 9 personnes sur 10 ont la conviction que l’exposition au soleil est une cause probable des cancers de la peau, leurs attitudes de protection restent à améliorer : 

 près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ; 

 la pratique de protection la plus fréquente est le port de lunettes de soleil (70 %), devant l’évitement des heures les plus ensoleillées (69 %) et le port d’un t-shirt (61 %) ; 

 seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ; 

 ces attitudes sont par ailleurs loin d’être systématiques. 

 

De manière générale, on observe que les personnes ayant la peau claire sont plus enclines à se protéger du soleil que les personnes aux peaux plus foncées. 

 

Des idées reçues fausses encore trop fréquentes 

 47 % de la population estiment que si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils sont sans conséquence à l’âge adulte. Une opinion qui augmente de 9 points en 10 ans. Ils étaient 40 % à le penser en 2010, 38 % en 2005 ;  or les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte et créent des dommages sur les yeux qui peuvent entraîner de graves problèmes de vue ; 

 24 % pensent que faire des UV artificiels avant les vacances permet de préparer sa peau pour se protéger du soleil ;  or le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel : il ne s’accompagne pas d’un épaississement de la peau. Loin de préparer la peau au soleil, les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ; 

 21 % pensent que les coups de soleil préparent la peau en la rendant moins vulnérable au soleil ;  or le coup de soleil est une brûlure de la peau ; 

 10 % estiment que mettre de la crème solaire une seule fois suffit à se protéger pour la journée, or l’application doit être renouvelée toutes les deux heures afin de maintenir une protection efficace

 

Les enfants mieux protégés que les adultes 

Les parents d’enfants de moins de 4 ans respectent davantage les gestes de prévention solaire pour leurs enfants et sont plus négligents pour eux même : 

 

 ainsi, 78 % des parents veillent à systématiquement faire porter un chapeau à leurs enfants mais ne sont plus que 13 % à y veiller pour eux même ; 

 l’exposition entre 12h et 16h est évité systématiquement pour 62 % des enfants et seulement pour 20 % des parents ; 

 enfin, le renouvellement de la crème solaire est assuré systématiquement toutes les deux heures chez 54 % des enfants et seuls 15 % des parents font de même pour eux. 

 

Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers 

L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail. Ainsi, pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel : 

 plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil ; 

 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12h et 16h. 

 Concernant les protections individuelles, le t-shirt est utilisé par 75 % des actifs, suivi du port de lunettes pour 47 % d’entre eux et du port d’un chapeau ou casquette pour 39 %. Seules 13 % des personnes interrogées déclarent appliquer de la crème solaire toutes les deux heures. 

 

L’emploi systématique ou fréquent des méthodes de prévention au travail est étroitement associé à celles utilisées en dehors du travail. 

1 Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population de 3 931 personnes âgées de 15 à 75 ans. 

Source INCa, Santé Publique France

 


Lire aussi sut Théragora, alerte canicule 

Le Syndicat National des Dermatologues-Vénéréologues (SNDV) appelle à la plus grande vigilance en ces périodes de canicule annoncée.

 

 

Les cancers de la peau 

L’incidence des cancers de la peau est en constante augmentation depuis 30 ans. 


L’exposition aux rayonnements solaires est la cause principale des cancers de la peau. Il en existe deux grands types : 

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents. Ils surviennent généralement après l'âge de 50 ans, sur les zones découvertes du corps (visage, cou, épaules, avant-bras, jambes…). Ils sont le plus souvent dus à une exposition au soleil excessive et chronique. 

Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais c’est le plus grave des cancers de la peau, du fait de son « haut potentiel métastatique », c'est-à-dire de sa capacité à se propager rapidement à d'autres parties du corps. 

Les traitements des cancers cutanés sont d’autant plus efficaces que leur détection est faite précocement. L’infographie présente également les principaux signes pour reconnaître un mélanome. 

 

La contraception d'urgence

Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport non protégé : diverses circonstances peuvent exposer à un risque de grossesse non prévue. Dans ces situations, la contraception dite d’urgence (CU) constitue une solution de rattrapage qui permet de réduire le risque de grossesse non prévue.

Pourtant, selon les données du Baromètre de Santé publique France 2016 publiées ce jour, une grande majorité des moins de 30 ans méconnaissent les délais d’utilisation. Face à ce constat, le Ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France 
lancent une campagne de communication digitale sur la contraception d’urgence ayant pour objectif d’informer les jeunes, qu’en cas de doute, ils ont les moyens d’agir.

 

 

 

Contraception d’urgence : disponible sans prescription, anonyme et gratuite

Ces dernières années, les modalités d’accès à la contraception d’urgence et ses délais d’utilisation ont évolué. La contraception d’urgence est désormais disponible sans prescription médicale et de façon anonyme et gratuite aux mineures d’au moins 15 ans. Il est possible de se la procurer en pharmacie, dans un centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF), dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), des hépatites et des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), mais aussi auprès de l’infirmière scolaire ou du service universitaire de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS) si l’on est étudiante.

La contraception d’urgence doit être prise si possible dans les douze heures après un rapport non ou mal protégé mais elle peut être prise dans les 3 jours ou 5 jours selon le médicament utilisé. 

 

La contraception d’urgence ne constitue pas une méthode de contraception régulière. Il s’agit d’une méthode de contraception de rattrapage qui bien utilisée représente une solution efficace pour faire face à un risque ponctuel de grossesse. 

 

Le manque de connaissance des délais d’utilisation de la contraception d’urgence persiste

Les résultats du Baromètre Santé 2016 montrent que 83% des moins de 30 ans connaissent le caractère gratuit de la CU pour les mineures et 82% savent qu’il est possible d’acheter une contraception d’urgence sans ordonnance directement en pharmacie.

 

Néanmoins, le niveau d’information des 15-30 ans sur les délais réels d’utilisation s’avère encore insuffisant :

  • seul 1% des moins de 30 ans connaît le délai maximum dont dispose une femme après un rapport sexuel pour éviter une grossesse non désirée : 5 jours ;
  • 17% des moins de 30 ans considèrent que la CU doit être prise dans un délai de 3 jours,
  • et environ 40% pensent que la contraception d’urgence est efficace uniquement si elle est prise dans les 24h après le rapport sexuel non ou mal protégé

 

Même si dans l’ensemble les connaissances des femmes sont meilleures que celles des hommes, elles restent insuffisantes pour assurer un bon usage de la CU. 

 

Une campagne de sensibilisation pour rappeler les délais d’efficacité de la CU

Cette campagne du Ministère des Solidarités et de la Santé et de Santé publique France a pour objectif d’informer les jeunes et plus particulièrement les 18-25 ans, qu’en cas de doute, il est possible de bénéficier d’une contraception d’urgence après le rapport sexuel non ou mal protégé.« Cette communication auprès des plus jeunes sur les délais d’utilisation de la CU est essentielle pour leur assurer une entrée dans la sexualité dans les meilleures conditions. Et bien que les filles soient les principales destinataires des informations relatives à la contraception et à la contraception d’urgence, il est important que ce message soit également entendu et intégré par les garçons afin qu’ils soient impliqués autour de cet enjeu qui concerne le couple et pas uniquement les jeunes filles » explique Nathalie Lydié, responsable de l’unité Santé sexuelle à Santé publique France.

 

 

Onsexprime.fr répond à toutes les questions que l’on peut se poser sur la contraception d’urgence : comment ça marche ? Où et comment se la procurer ? A qui s’adresser ? 

 

Pour en savoir plus :

Rahib D. Lydié N. Baromètre de Santé publique France 2016 : La contraception d’urgence : des délais de prise toujours sous-estimés. Saint‑Maurice : Santé publique France, 2019.

Le site choisirsacontraception.fr  créé par Santé publique France, permet de bénéficier d’informations, d’outils et de conseils sur les différentes méthodes de contraception régulières et d’urgence. On y retrouve notamment la fiche « Que faire en cas d’oubli de pilule ? », les questions les plus fréquentes sur la thématique, des témoignages. 




Source Santé publique France le 1er juillet 2019

 

Les comportements des Français pour prendre leur santé en main

La Fondation APRIL s’emploie depuis sa création à démêler le vrai du faux en matière de santé. Dans le cadre de sa mission, la Fondation a mandaté l’Institut de sondages BVA pour réaliser une étude sur le comportement des Français face à leur santé. Comment prennent-ils leur santé en main ? Quels sont, selon eux, les facteurs contributifs à une bonne santé ? Qu’en est-il des bonnes pratiques au quotidien ? Leurs habitudes ont-elles évolué ? Les Français sont-ils bien informés ? Autant de questions auxquelles la Fondation APRIL a souhaité s’intéresser via sa nouvelle étude sur « Les comportements des Français pour prendre leur santé en main », réalisée du 10 au 11 avril 2019 auprès de 1001 personnes.

 

 

 

 

Premier enseignement de cette étude : les opinions et les connaissances des Français évoluent ! Selon eux, ce sont désormais les facteurs comportementaux qui contribuent le plus à leur santé (à hauteur de 73%), ce qui dénote d’une prise de conscience des Français sur leur capacité à pouvoir agir sur leur état de santé. Cette prise de conscience est d’autant plus importante à souligner que c’est la 1ère fois depuis 2011, que les facteurs comportementaux prennent le pas sur les facteurs non comportementaux.

Et si aujourd’hui, les Français déclarent être attentifs notamment à leur alimentation et à leur sommeil et avoir une activité physique régulière, ces 3 principaux facteurs inhérents à une bonne prévention de leur santé ne sont pas tous traités avec la même importance par l’ensemble des Français…

 

POUR LA 1ERE FOIS DEPUIS 2011, LES FRANÇAIS PENSENT QU’UNE BONNE SANTE DEPEND A 73 % D’ELEMENTS SUR LESQUELS ILS PEUVENT AGIR

 

Aujourd’hui, les Français pensent pouvoir agir directement sur leur état de santé dans certains domaines. L’alimentation est plébiscitée et constitue le facteur contribuant le plus directement à une bonne santé (44 %), suivie par l’activité physique (28 %) et par la limitation du tabac et de l’alcool (17 %).

L’étude met en exergue une nette prédominance des facteurs comportementaux dans ce qui contribue à la santé puisqu’ils ont été choisis par près des 3/4 des Français (73 %) au détriment des facteurs non comportementaux tels que l’environnement et le cadre de vie, le moral et l’épanouissement personnel, la facilité d’accès aux soins, le patrimoine génétique et la chance ou encore, les conditions de travail.

Depuis 2011 les études la Fondation APRIL n’ont cessé de montrer cette lente évolution jusqu’à parvenir en 2019 à une inversion des tendances. En effet, si on remonte ne serait-ce qu’à 2016, les résultats montraient alors que l’environnement (33 %) arrivait juste après l’alimentation (38 %) dans le classement des facteurs contributifs à une bonne santé, là où il arrive en 2019 en 4ème position (26% soit 7 points de moins). En 2016 toujours, les facteurs non comportementaux l’emportaient de 10 points dans le choix des Français sur les facteurs non comportementaux et de 21 points en 2012 !

Cette évolution s’explique par une prise de conscience de ce sur quoi les Français peuvent agir, prise de conscience probablement due en grande partie aux nombreuses campagnes de prévention santé déployées ces dernières années autour de la nutrition, de l’exercice physique et des addictions. Par ailleurs, si les Français sont majoritairement optimistes sur l’évolution à venir de leur alimentation (72 %) et de leur activité physique (62 % et ce résultat monte à 76 % chez les 18-24 ans), plus de la moitié d’entre eux restent pessimistes sur la manière dont vont évoluer d’autres facteurs (non comportementaux) tels que la qualité de leur environnement (56%) et leurs revenus (55 %).

 

 

LES FRANÇAIS CONNAISSENT-ILS LES BONS RÉFLEXES POUR RESTER EN BONNE SANTÉ ?

 

Plus de 8 Français sur 10 déclarent connaître les bons gestes et comportements à adopter en matière d’alimentation (91 %), de lutte contre la sédentarité et d’exercice physique (89 %) et de sommeil (86 %).

Mais dans les faits, ils sont seulement un peu plus de 1/3 à les connaître précisément (38 % pour l’alimentation, la lutte contre la sédentarité et l’exercice physique ; 34% pour le sommeil) quand plus de 50 % des Français ne les connaissent que dans les grandes lignes. Les meilleurs élèves se retrouvent plutôt dans les catégories socio-professionnelles supérieures, chez les Franciliens et les personnes de 65 ans et plus qui sont des populations généralement plus informées et donc plus réceptives aux campagnes de prévention. Ces campagnes ne semblent pas avoir eu le même impact sur les moins de 35 ans et les CSP-, alors que ce sont pourtant des catégories clés en matière de prévention santé.

 

 

QUELS SONT LES COMPORTEMENTS ADOPTÉS EN FAVEUR D’UNE BONNE SANTÉ ?

 

En matière d’alimentation et contrairement aux idées reçues, le comportement le plus pratiqué est le fait de limiter les aliments préparés : 67 % des Français déclarent privilégier régulièrement les produits bruts aux aliments transformés. 62 % limitent de façon régulière leur consommation de viande à 500 g par semaine. La consommation de 5 portions de fruits et légumes par jour ainsi que la limitation des produits salés / sucrés sont aussi actées pour 53 % des Français. La consommation des produits bio quant à elle, n’arrive qu’en dernière position (38 %) dans les comportements des Français. L’ensemble de ces bonnes pratiques alimentaires est moins bien intégré par les catégories sociales modestes et par les jeunes. Quant aux nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (notamment poissons, légumes secs, fruits à coques et produits bio), elles sont encore un peu laissées de côté dans les réponses et nécessitent des communications plus fortes et offensives pour rentrer naturellement dans les moeurs des Français.

Les Français semblent par ailleurs avoir pris conscience de l’importance de la lutte contre la sédentarité, qui constitue aujourd’hui la 1ère cause de mortalité évitable dans le monde. 66 % des Français limitent ainsi le temps passé assis en se levant toutes les deux heures, 54 % déclarent faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour, mais seulement 42 % des interviewés pratiquent un sport de façon régulière. Enfin, la sédentarité semble moins marquée dans les grandes villes (64 % font régulièrement au moins 30 mn d’activité par jour).

En ce qui concerne le sommeil, les bonnes pratiques qui arrivent en tête sont les suivantes : limiter les grasses matinées (62 %), se lever et se coucher aux mêmes horaires (61 %) et faire de courtes siestes en cas de besoin en début d’après-midi (30 %). Mais (là aussi) les habitudes des Français évoluent, certaines dans le bon sens et d’autres non, notamment à cause de l’hyperconnexion, un nouveau phénomène qui concerne la grande majorité des Français puisque près d’un Français sur deux déclare ne jamais couper ses écrans une heure avant son coucher comme recommandé (49 %) contre seulement 23 % le faisant régulièrement. Une réalité encore plus prégnante chez les moins de 35 ans (58 % ne coupent jamais leurs écrans avant le coucher), plus accros aux écrans, une tendance déjà soulignée dans le Baromètre BVA pour la Fondation APRIL « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? », en Juin 2018 (les 18-34 ans passant en moyenne 6h28 par jour devant les écrans).

 

 

QUELLES SONT LES SOURCES D’INFORMATIONS PRIVILÉGIÉES DES FRANÇAIS EN MATIÈRE DE SANTÉ ?

 

L’étude montre que les Français se tournent naturellement et en majorité (70 %) vers les professionnels de santé pour connaître les bons gestes et comportements à adopter pour être et rester en bonne santé. Une proportion encore plus importante chez les 50 ans et plus (80 %) ainsi que chez les personnes souffrant d’une maladie grave ou chronique (78 %). Les 18-24 ans quant à eux, ont tendance à se tourner en premier lieu vers leurs proches (41 %). Internet constitue une source d’information privilégiée pour seulement 35 % des Français (42 % pour les 35-49 ans sans doute plus aguerris aux outils informatiques), les médias (magazines, émissions TV et radio) n’étant consultés que par 29 % des Français.

Cette étude démontre combien le comportement des Français a évolué au fil des années. Ilssont mieux informés et plus sensibilisés aux bons gestes à adopter pour être et rester en bonne santé. Ils ont désormais conscience de pouvoir agir sur leur santé et plus particulièrement sur les grands facteurs contributifs à la bonne santé tels que l’alimentation ou encore l’activité physique (la lutte contre la sédentarité, notamment). Il existe toutefois encore de fortes disparités selon les populations (urbains ou non, jeunes et moins jeunes) et entre les différentes catégories socio-professionnelles (aisées ou plus modestes).

Pour permettre à chacun d’être acteur de sa santé, il convient donc de poursuivre les campagnes de prévention et d’information pour tous, et notamment de diffuser largement les nouvelles recommandations du Plan National Nutrition Santé (PNNS) 2018-2022.

Enfin, l’étude met en lumière les conséquences de l’exposition aux écrans sur la qualité du sommeil, une tendance déjà soulignée dans le sondage BVA pour la Fondation APRIL lors de son premier Baromètre présenté en Juin 2018 sur « Hyperconnexion : quel impact sur la santé des Français ? ».

En 2019, la Fondation APRIL continue donc naturellement à s’intéresser à cette problématique et prépare, toujours en partenariat avec BVA, un second Baromètre pour fin juin qui explorera les liens et les impacts sur la santé entre « l’hyperconnexion, le sommeil et les fonctions cognitives ».

27/05/2019 FONDATION APRIL 

 

 


A propos de la Fondation APRIL

La Fondation APRIL, créée par le Groupe APRIL en 2008 est composée :

- d’un Conseil d’Administration dirigé par Roger Mainguy (Président de la Fondation APRIL) qui réunit des dirigeants du Groupe APRIL ainsi que Jean-Pierre Claveranne (Professeur des Universités, Fondateur de l’IFROSS à Lyon), Pierre-Henry Michaud (Avocat), Pierre Wolff (Docteur en médecine).

- d’un Comité Scientifique et Ethique constitué de Jean-Baptiste Capgras (Maître de conférences à l’IFROSS), d’Olivier François (Ancien directeur de l’IREPS Rhône-Alpes), du Docteur Pascal Gleyze (Chirurgien orthopédiste à l’Hôpital A. Schweitzer) et de Guillaume Rousset (Maître de conférences à la faculté de droit Lyon III, Viceprésident de l’université en charge des relations internationales).

La Fondation APRIL s’appuie également sur un réseau de chercheurs et de médecins qui la conseillent et partagent leur expertise, parmi lesquels Benjamin Putois, spécialiste en psychologie cognitive, sciences cognitives, et Thérapies Cognitives Comportementales, sur les questions liées au sommeil et Martine Duclos, professeur des Universités-Praticien Hospitalier, chef du service de Médecine du Sport au CHU de Clermont- Ferrand, endocrinologue et physiologiste pour ce qui concerne l’activité physique et Martine Laville, professeur de médecine, président du Centre européen de nutrition pour la santé (CENS), présidente du Conseil scientifique de l’Institut Paul Bocuse. La Fondation APRIL est dotée d’un budget annuel de 500 000 euros, soit 2,5 millions d’euros sur 5 ans.

 

Fondation APRIL Mai 2019

Théragora

 

1,6 millions de fumeurs en moins en deux ans

1,6 million de fumeurs en moins en deux ans, tels sont les résultats issus des Baromètres annuels de Santé publique France. Il s’agit d’une baisse d’ampleur inédite, de l’ordre de 12% en deux ans.

 

 

Après plusieurs années de stabilité, la prévalence du tabagisme, qui avait diminué d’un million entre 2016 et 2017, poursuit sa baisse avec 600 000 fumeurs en moins entre 2017 et 2018. La prévalence du tabagisme quotidien est, en 2018, de 25,4% ; elle a baissé de 4 points en deux ans. Il faut comprendre que 1,6 million de fumeurs en moins traduit non seulement l’arrêt du tabac par les fumeurs, mais aussi la réduction du nombre de jeunes qui entrent dans le tabagisme.

 

 

 

L’impact de la politique publique

Ces bons résultats traduisent l’impact de la politique publique cohérente, déterminée et de ses nombreuses mesures parmi lesquelles : l’augmentation régulière des prix du tabac ; la mise en place au 1er janvier 2017 du paquet neutre ; le remboursement des substituts nicotiniques ; des temps de communication récurrents et coordonnés portés par le ministère de la Santé, Santé publique France, l’INCa et l’Assurance maladie ; et bien sûr l’opération Mois sans Tabac, qui se déroule depuis 2016 tous les mois de novembre, événement majeur d’incitation au sevrage tabagique et à la « dénormalisation » du tabac.

 

 

Une baisse des ventes du tabac

La baisse de la prévalence explique en partie la diminution des ventes de tabac dans le réseau des buralistes. Toutefois, pour expliquer cette baisse des ventes, il convient également de prendre en considération les achats transfrontaliers en augmentation 2,3la contrebande, notamment par internet ou par l’intermédiaire des ventes de rue, qui se développent en raison des prix élevés du tabac, et le fait que les fumeurs quotidiens fument moins de cigarettes par jour. Ces derniers consommaient 13 cigarettes/jour en 2018 versus 13,3 en 2017 et 13,8 en 2010.

 

Des décès attribuables au tabac qui augmentent chez les femmes

Depuis 15 ans, le nombre de décès attribuables au tabac chez les femmes augmente de plus de 5% par an en moyenne. Ils témoignent du tabagisme féminin qui a progressé entre les années 1970 et 1990. Ces données dramatiques sont autant d’éléments de plaidoyer pour renforcer encore la lutte contre le tabagisme en France. Pour l’année 2015 tous sexes confondus, 75 000 décès sont attribuables au tabac, soit 13% des décès survenus en France métropolitaine.

 

 

Les données de prévalence 2018 étaient très attendues après le succès enregistré entre 2016 et 2017.

Le fait que nous observions une deuxième année de baisse témoigne de la réalité de cette diminution.

Dans ce contexte il faut maintenir les politiques publiques, voire les accentuer. C’est dorénavant possible avec les moyens financiers du Fonds de lutte contre le tabac, devenant Fonds de lutte contre les addictions. Ils permettent, en particulier, de communiquer tout au long de l’année sur le risque du tabac, et le bénéfice de l’arrêt, ce qui contribue très fortement à la « dénormalisation » du tabac. La baisse du tabagisme en France est un grand succès de la santé publique. Elle devrait se poursuivre, tant les politiques publiques sont devenues cohérentes sousl’impulsion de notre ministre de la Santé et du fait de la poursuite de l’augmentation du prix du tabac, donton connaît l’impact sur la prévalence du tabagisme.

 

 

Source Santé publique France BEH N°15 du 28 mai 2018 / F Burillon

Photo Phovoir

 

Les associations de patients pour l'e-santé mais sous conditions


Intitulée « L’e-santé vue par les patients : risque ou opportunité ? », cette enquête révèle une adhésion globale des associations de patients, assortie cependant de réserves, notamment en matière d’inégalités et de détérioration de la relation entre professionnels de santé et patients.

 

 

 

Un recours à l’e-santé largement plébiscité

A la question « êtes-vous a priori favorables au développement de l’e-santé ? », 76% des associations interrogées répondent « oui ». Les trois quarts (77%) estiment que l’e-santé est une solution efficace pour lutter contre les déserts médicaux. Pour 57% d’entre elles, le recours à la téléconsultation pourrait notamment permettre un meilleur accès aux soins et pallier le manque de médecins dans certaines spécialités.

Les associations sont aussi une majorité  à penser que l’e-santé peut avoir un impact positif sur la prévention, sur le suivi et l’adhésion au traitement (62%), sur le niveau et la qualité de l’information (65%), sur l’hygiène de vie (72%). En outre, la moitié des associations attendent des effets concrets du développement de l’e-santé sur le rôle des aidants.

Toutefois, 16% des répondants ne savent pas comment se positionner vis-à-vis de l’e-santé, probablement en raison d’un manque de connaissance ou d’information sur le sujet.

 

Entre bienveillance et réserves : des avis nuancés

En filigrane d’une perception globalement positive de l’e-santé, certaines craintes et réserves apparaissent néanmoins chez les associations de patients.

 

Niveau et qualité de l’information

Si deux tiers des associations attendent une amélioration du niveau et de la qualité de l’information avec le déploiement de l’e-santé, 20% des associations dont les adhérents sont majoritairement âgés (plus de 65 ans) craignent une dégradation de ces deux dimensions (contre moins de 9% des associations pour les autres classes d’âges).

 

Egalité ou inégalité entre citoyens

La majorité des associations (72%) pense que le recours croissant à l’e-santé risque de créer des inégalités en raison d’une absence d’équipement (73%) ou par manque de maîtrise de l’outil numérique (85%). Ce bilan fait apparaître une différence générationnelle puisque les craintes sont plus importantes chez les plus âgés (97% des plus de 65 ans contre 56% des moins de 20 ans, et 75% des 20-45 ans)1.

En parallèle, plus de 40% des répondants ne sont pas convaincus de l’intérêt de l’e-santé dans la prise en charge de la dépendance et du vieillissement : 20 % d’entre eux pensent que cela n’apportera pas d’amélioration et un quart reste neutre.

 « Pour éviter que l’e-santé n’engendrent des inégalités entre citoyens, pour que tous puissent disposer de la solution digitale utilement, il est absolument nécessaire d’assurer sa prise en main. [..]. Il est donc important de se mettre à la portée de l’utilisateur, de la conception à la diffusion d’une solution digitale.», explique Anne Buisson, Directrice adjointe de l’association François Aupetit (Afa Crohn RCH).

Pour Françoise Benon, Présidente de la Fédération nationale France-AVC : « Le développement de l’e-santé peut aussi être générateur d’inégalités entre citoyens, et cette inégalité viendrait du fait que certaines personnes, notamment les plus âgées en majorité, n’ont pas forcément un ordinateur ou un smartphone ».

 

Qualité de la relation entre professionnels de santé et patients

Alors que 61% des répondants jugent favorable l’impact de l’e-santé sur la prise en charge, des inquiétudes se font sentir sur la relation médecins et patients. Ainsi, même si près de la moitié des associations attendent une amélioration de cette relation, une sur cinq (20%) craint une détérioration. Et le déploiement de solutions de télémédecine accroît ces craintes : pour la moitié des associations, la diminution des échanges directs du fait des téléconsultations pourrait peser négativement sur les relations entre professionnels et patients.

Anne Buisson, Directrice adjointe de l’association François Aupetit (Afa Crohn RCH) explique : « Pour les malades, la qualité de la relation avec son médecin est très liée à l’écoute, à la disponibilité tout autant qu’à l’efficacité de la prise en charge. Si l'e-santé, sous certains aspects, peut largement améliorer la qualité de cette relation, il est difficile de savoir pour l’instant si elle aura, ou a déjà, un impact positif sur celle-ci ».

 

Pour une labellisation officielle des outils

Seulement 4 associations sur 10 considèrent que les données de santé sont bien sécurisées actuellement. Ce constat explique que plus de 8 associations sur 10 considèrent qu’il serait souhaitable d’augmenter les contraintes en matière de sécurité et de confidentialité. Quid des données avec le recours à la télémédecine ? Les associations sont partagées à ce sujet.

Si près d’une association sur deux pense que cette approche n’aura aucun impact sur la confidentialité des informations échangées, 21% estime que cela aura des répercussions défavorables.

Pour la majorité des associations, la labellisation officielle serait une initiative pertinente au regard des  problèmes de sécurisation et de confidentialité des outils numériques avec un accès à des données de santé. Plus de 3 associations sur 4 se positionnent ainsi en faveur d’une labellisation des dispositifs médicaux, des sites et plateformes de suivi2, des objets connectés et des applications de santé, par le ministère de la Santé ou une agence sanitaire publique. 

 

Expliquer et rassurer : une nécessité, surtout pour les plus âgés

Au vu des résultats, il apparaît nécessaire d’informer, d’expliquer l’intérêt du numérique, de créer de la réassurance pour favoriser une meilleure adhésion des associations et des patients. Sans cette démarche d’accompagnement centrée sur le patient, l’e-santé pourrait  peiner à s’imposer comme une solution durable et légitime au service de certains enjeux de notre système de soins.

Une attention particulière devra notamment être portée à certaines catégories de patients. En effet, les associations comptant davantage de membres âgés sont en effet nombreuses à émettre des réserves et à craindre - avec la numérisation du suivi médical - une automatisation impersonnelle de la prise en charge ou encore  une détérioration de la relation humaine. En effet si 75 % des moins de 20 ans s’attendent à un effet positif de l’e-santé sur la relation médecins patients, 30 % de plus de 65 ans s’attendent à un effet négatif.

 


SOURCE CLERCLE P / Enquête 12/018
En 2016, le laboratoire Pfizer a fondé un cercle de réflexion sur la place du patient dans la médecine de demain, réunissant des experts de différents horizons : le Cercle P. Ce cercle a lancé du 19 septembre au 24 octobre 2018 une grande enquête pour recueillir l’opinion des associations de patients sur l’e-santé et sur les conséquences liées à son développement.

 

Les dépenses de santé 2018

Verspieren, courtier en assurances de référence du marché français, présente les résultats de son baromètre annuel, qui s’appuie sur plus de 70 millions de données en matière de couverture Santé. L’augmentation des dépenses de santé est constante depuis plusieurs années : les frais de santé annuels par adulte s’élèvent en moyenne à 1 129,30 € en 2018 (+ 4,30 € sur un an), pour un reste à charge de 54,60 % de la facture avant complémentaire santé (+ 1,59 point sur un an).

 

Dans un contexte de mise en place de la réforme 100 % Santé par le Gouvernement, synonyme de reste à charge zéro pour le salarié et ses ayants droits, qui va progressivement se mettre en place jusqu’en 2021 en optique, dentaire et audition, Verspieren constate une hausse constante des frais de santé pour les Français. Selon les données analysées, il apparaît que la facture annuelle moyenne d’un adulte a augmenté de 1,30 % passant de 1 115 € en 2016 à 1 129,30 € en 2018.

 

En régions de très fortes disparités toujours observées

La zone PACA – Corse est toujours la plus consommatrice de soins médicaux, avec en moyenne 1 357,26 € de dépenses par an et par personne et une hausse record de 168,74 € sur un an. En seconde position arrive l’Ile-de-France, avec 1 230,79 € par an et par personne (+ 74,44 €). La région Occitanie complète le podium, avec 1 143,78 € par an et par personne, et des frais de santé en hausse de 70,61 € par an et par personne. La Bretagne quant à elle, est toujours la région avec les frais de santé les plus faibles avec 836,72 € par an et par personne, en baisse de 27,96 €.

 

 

 

Zoom sur les soins de la nouvelle réforme 100% santé

 

Le dentaire

En 2018, 33% des assurés ont consulté au moins une fois un dentiste et le coût moyen de leurs soins dentaires s’élèvent à 31,70 €. Alors que les prothèses dentaires ont un coût moyen de 754,75 € en région PACA, ce soin est facturé 493,33 € en région Bretagne. Les implants quant à eux ont un coût de 1 609 € en région Ile-de-France et sont facturés 648,61 € supplémentaires en région PACA,
(2 257,61 €).

 

L’optique

Le forfait pour une paire de lunettes est plus avantageux en région PACA avec un coût moyen de 435,29 € alors qu’en Ile-de-France il faut compter 520 € pour cette prestation. Pour la monture, elle est facturée 153,51 € en Pays de la Loire alors qu’en Ile-de-France il faut débourser 173,75 €.

 

Les audioprothèses

Dans un marché en constante progression, le coût moyen des prothèses auditives s’élève à 1 779,40 € en Bretagne alors que la facture est de 1 357,22 € en région Centre Val de Loire.

 

 


Source Verspieren mai 2019 / Théragora 

 

Alcool, nouvelles normes de consommation

Les comportements des Français vis-à-vis de l’alcool, leurs modes de consommation, les risques pour la santé et leur perception, l’impact sur la mortalité, tout comme les modes d’approvisionnement des jeunes de 17 ans auxquels la vente d’alcool est interdite, forment un ensemble de connaissances qui permettent de fonder les stratégies de prévention des consommations excessives d’alcool et d’adapter au mieux les interventions et actions de prévention. 

 

Ainsi, nous constatons : 

• une consommation d’alcool en France qui reste, en 2017, à un niveau élevé et relativement stable par rapport aux années précédentes : la quantité d’alcool pur consommée par habitant de plus de 15 ans est équivalente à celle de 2013 (11,7 litres). 

• une très grande hétérogénéité des modes de consommation, notamment selon l’âge et le sexe (JB Richard et coll.). Ainsi, 

– les consommations quotidiennes d’alcool s’observent essentiellement chez les 65-75 ans (26%) ; elles ne sont que 2,3% chez les 18-24 ans. En moyenne, 10% des 18-75 ans déclarent consommer de l’alcool chaque jour et les hommes trois fois plus que les femmes ;

 – à l’inverse, les ivresses régulières (au moins dix ivresses au cours des 12 derniers mois) s’observent principalement chez les jeunes de 18 à 24 ans et concernent 19,4% d’entre eux en 2017, contre moins de 1% des plus de 55 ans.

Les données de l’enquête Escapad (OFDT) chez les jeunes mineurs de 17 ans (A Philippon et coll.) confirment les données sur l’ivresse ; ils étaient 16,4% à déclarer avoir connu trois alcoolisations ponctuelles importantes dans le mois précédant l’enquête. Les mêmes jeunes mineurs interrogés dans le cadre de l’enquête Escapad n’éprouvent aucune difficulté à s’approvisionner en alcool ; ceux qui ont déclaré avoir bu des boissons alcoolisées dans le mois les ont achetées en magasin pour 91% d’entre eux ; ils sont même 77,5% à en avoir consommé dans un débit de boisson.

L’interdiction de vente aux mineurs peut donc être considérée comme non respectée.

• qu’il existe une frange de très gros buveurs : 10% des 18-75 ans boivent à eux seuls 58% de l’alcool consommé.

• que l’impact très élevé de l’alcool sur la mortalité se confirme. C Bonaldi et C Hill ont actualisé les fractions de mortalité attribuables à l’alcool qui dataient de 2009. Ils estiment à 41 000 le nombre de décès attribuables à l’alcool en France en 2015 : 30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme. L’alcool serait responsable en France de 7% des décès. C’est plus que ce qui est observé dans nombre d’autres pays européens.
Le fardeau sanitaire global lié à la consommation d’alcool est en effet très important, comme le confirme une récente étude mondiale parue dans la prestigieuse revue médicale anglaise The Lancet, intégrant 195 pays 1. Les minimes et très sélectifs effets protecteurs de l’alcool sont réduits à néant par ses effets délétères. Les auteurs montrent que boire de l’alcool quotidiennement, même en petite quantité, n’est pas sans risque pour la santé. Pour résumer les résultats de l’étude, l’une de ses auteurs, le Pr E. Gakidou, conclut : Less is better, none is best.

 

Il est donc nécessaire de réduire la consommation d’alcool pour en limiter les risques sanitaires et les dommages sociaux. Mais comment concilier le fait que la consommation occasionnelle d’alcool soit, pour une majorité de Français, synonyme de plaisir et de convivialité alors que ses usages sont à l’origine d’une très forte morbidité et mortalité dans notre pays et partout où il est consommé dans le monde ?

 

 

Développer une stratégie de réduction de risques

La solution de réconciliation est d’aborder la consommation d’alcool selon une stratégie de réduction des risques. Un travail d’expertise scientifique réalisé sous l’égide de Santé publique France et de l’Institut national du cancer (INCa), rendu public en mai 2017, ouvre la voie 2. Après avoir analysé les risques, les experts ont estimé qu’il fallait trouver un compromis entre les risques attribuables à l’alcool au sein d’une population donnée et le risque acceptable pour un individu qui choisit d’en consommer en connaissance de cause.

Sur la base de ce ratio « risque/plaisir », ils ont fixé des repères pour la consommation. Ils recommandent ainsi aux personnes choisissant de consommer de l’alcool de ne pas dépasser deux verres par jour avec au moins deux jours par semaine sans consommation, ce qui peut se traduire par : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ».

Ces repères sont d’autant plus attendus qu’ils s’inscrivent dans une tendance à la régulation constatée au sein de la population française. Ainsi, parmi les consommateurs d’alcool, le pourcentage de ceux qui consomment au moins un verre par jour est passé de 24% en 1992 à 10% en 2017. I Obradovic et MA Douchet montrent bien, dans leur focus sur l’étude Aramis, comment les jeunes développent des stratégies d’auto-réduction de risques et des systèmes de régulation solidaire ; jeunes qui sont demandeurs de repères...

Les Français ont donc déjà amorcé une synthèse raisonnable, conciliant plaisir et consommation à moindre risque. Promouvoir ces nouveaux repères de façon concordante, quel qu’en soit l’émetteur – pouvoirs publics, producteurs, industriels, débitants… – serait une bonne manière de leur montrer qu’ils ont fait le bon choix : le choix d’une consommation à moindre risque. 

 

Source Bourdillon F. Éditorial. Alcool et réduction des risques. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(5-6):88-9. 
http://invs.santepublique france.fr/beh/2019/5-6/2019_5-6_0.html


Références

[1] GBD 2017 Risk Factor Collaborators. Global, regional, and national comparative risk assessment of 84 behavioural, environmental and occupational, and metabolic risks or clusters of risks for 195 countries and territories, 1990-2017: A systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2017. Lancet. 2018;392(10159):1923-94.

[2] Santé publique France, Institut national du cancer. Avis d’experts relatif à l’évolution du discours public en matière de consommation d’alcool en France. Saint-Maurice: Santé publique France; 2017. 149 p. https://www.santepubliquefrance. fr/Actualites/Avis-d-experts-relatif-a-l-evolution-du-discourspublic- en-matiere-de-consommation-d-alcool-en-Franceorganise-par-Sante-publique-France-et-l-Inca

 

 

Le déclin du temps de sommeil

Santé publique France dans son numéro du 12 mars du BEH se penche sur le sommeil des français et constate pour la première fois que celui-ci passe sous la barre des 7 heures recommandées par nuit. Le sommeil est reconnu, par tous et depuis toujours, comme un facteur essentiel d’équilibre psychologique et de récupération physique et mentale, quel que soit notre âge, notre environnement, notre état de santé. Il est aussi un plaisir indissociable du repos, du temps personnel et familial, un moment intime de nos habitudes de vie. Ce sommeil est-il en train de disparaître ?

 

Un déclin de sommeil préoccupant 

Le déclin du temps de sommeil est en effet préoccupant, tant il parait toucher de manière inexorable nos civilisations connectées. Car partout de par le monde, du Brésil au Japon, des États-Unis à la Chine, de l’Europe à l’Australie, le constat est le même : la proportion de petits dormeurs, en dette de sommeil, ne cesse d’augmenter. Face à une accélération des rythmes où chacun se veut présent au monde et connecté à tout moment, le sommeil peut apparaître comme un temps facultatif, et il est en effet bien malmené dans la compétition quotidienne qu’il mène face aux loisirs et au travail.

Les enquêtes du Baromètre de Santé publique nFrance sur le sommeil présentées dans ce BEH montrent que ce déclin est d’abord celui du temps de sommeil total des adultes dans la semaine : en moyenne 6 heures 42 minutes par 24 heures en 2017, soit pour la première fois en dessous des 7 heures nminimales quotidiennes habituellement recommandées pour une bonne récupération 1.

 

1/3 des français dort moins de 6 heures par nuit

Mais ce déclin est aussi visible dans la proportion, toujours plus élevée dans la population française, de courts dormeurs, ceux qui dorment moins de 6 heures par nuit et représentent dans cette étude 35,9% des sujets. Plus d’un tiers des Français dorment donc moins de 6 heures. Or on sait par de très nombreuses études épidémiologiques que dormir moins de 6 heures est associé à un risque plus élevé d’obésité, de diabète de type 2, d’hypertension, de pathologies cardiaques et d’accidents. Dormir moins de 6 heures réduit aussi la vigilance dans la journée, augmente l’irritabilité et perturbe les relations familiales ainsi que la qualité de vie et de travail.

 

Quelles sont les causes du déclin de sommeil ?

Le travail de nuit en est une reconnue. En France, le nombre de travailleurs de nuit est passé de 3,3 millions (15,0% des actifs) en 1990 à 4,3 millions (16,3%) en 2013 2. Or, on sait que les travailleurs denuit dorment en moyenne une heure de moins que les travailleurs de jour, donc l’équivalent d’une nuit de moins par semaine et de 40 nuits de moins par an.

Les conséquences sanitaires du travail de nuit ont été récemment analysées et publiées dans un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) 3 qui confirme combien les travailleurs de nuit ont significativementdavantage de risques de maladies métaboliques, cardiovasculaires, d’accidents et, pour les femmes, de risques lors de la grossesse et de cancer du sein.

Le temps de trajet ou de « connexion » entre domicile et travail est aussi probablement un déterminant fort du déclin du sommeil dans nos mégapoles, de nmême que pour les habitants des zones rurales de plus en plus éloignés des centres de vie active et qui conduisent entre deux et trois heures par jour, rentrant de plus en plus tard, partant de plus en plus tôt et grignotant sur leur temps de sommeil. L’analyse des données du Baromètre de Santé publique France 2017 confirme cette inégalité sociale et territoriale de santé, mettant en évidence que les personnes les moins diplômées ou vivant dans des agglomérations de plus de 200 000 habitants courent plus de risque d’être courts dormeurs 4.

Le déclin de sommeil est aussi lié, comme chacun peut l’observer, au surinvestissement des adultes comme des enfants dans le temps passé face à des écrans : smartphones, tablettes, ordinateurs et abondance de l’offre culturelle et de divertissementvia ces outils, à toute heure de la soirée et même de la nuit, perturbent le temps dévolu au sommeil. Ce comportement, que certains qualifient d’addictif, nuit maintenant gravement à la continuité et à la durée du sommeil quotidien.

Le sommeil insuffisant est aussi lié à notre environnement nocturne. Le bruit est reconnu comme l’un des premiers perturbateurs du sommeil. Ainsi, par exemple, le sommeil est l’un des indicateurs les plus importants de l’exposition au bruit des avions selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France, l’étude prospective DEBATS est menée autour des aéroports pour mesurer l’impact du trafic aérien sur le sommeil des riverains. En ville, le bruit des deux roues motorisés et celui des terrasses de café devenues espaces fumeurs ont aussi été maintes fois mesurés comme perturbateurs. Enfin la pollution lumineuse de nos villes de plus en plus éclairées et le réchauffement climatique ont aussi été évoqués comme agissant négativement sur le sommeil des citadins.

 

Mieux connaître le sommeil pour mieuxle préserver

Ce déclin du temps et de la qualité du sommeil ne doit pas être une fatalité. Trop souvent oublié des stratégies de santé publique, le sommeil est, comme l’alimentation et l’exercice physique, une question essentielle d’information, de sensibilisation et d’éducation pour la santé. Il convient de prendre en compte les divers facteurs du déclin du sommeil en intégrant ces questions dans des politiques de santé publique intersectorielles afin de pouvoir agir sur les environnements.

Plusieurs domaines de prévention pourraient être proposés et évalués.

 

Informer sur le sommeil des Français

C’est l’objectif du Baromètre de Santé publique France qui, depuis plus de 15 ans, intègre des items sommeil pour mieux décrire et comprendre les habitudes et pathologies du sommeil. C’est en observant mieux les causes de dette et de privation de sommeil qu’on peut orienter une information de qualité et convaincante ainsi qu’une politique de santé du sommeil vers ceux qui sont les plus touchés : actifs employés ou agriculteurs, célibataires, personnes à la situation socioéconomique difficile et fumeurs quotidien, par exemple.

Promouvoir ce qui permet d’améliorer le sommeil

• Soigner l’environnement de sa chambre. Préserver son sommeil c’est aussi protéger l’environnement de sa chambre. Idéalement, elle doit être silencieuse, en tout cas bien isolée du bruit des transports extérieurs. Elle doitaussi être suffisamment obscure, en se protégeant de l’éclairage extérieur, car la lumière continue à passer par les paupières fermées au cours de la nuit et perturbe la sécrétion de mélatonine. Les leds ou autres lumières d’alarme doivent être évitées, ainsi que les sonneries des courriels et des téléphones. La température idéale est de 18 °C. Une literie de qualité aide au sommeil. Il est frappant de constater, lorsqu’on demande des photos de leurs chambres à des patients insomniaques, à quel point ces conseils de bon sens ne sont pas respectés.

• Inciter à la sieste quand cela est possible. La pratique de la sieste est très simple et sans coût. Il est démontré que lorsqu’elle est bien faite (20 à 30 minutes), elle a une efficacité  sur le temps de réaction et la qualité de l’éveil suivant la sieste, elle a aussi des bienfaits biologiques en luttant contre l’état inflammatoire lié à la privation de sommeil. À l’école, comme dans l’entreprise chez les travailleurs de nuit, ou chez les chauffeurs professionnels amenés à faire de longues routes, la sieste a été démontrée comme efficace et préventive. Il est aisé de la proposer plus largement.

• Étendre ses heures habituelles de sommeil. L’extension de sommeil est aussi d’une grande efficacité pour faire face à des périodes difficiles de travail, d’examen, de voyage. Le principe, et uniquement lorsqu’on ne souffre pas d’insomnie, est d’étendre ses heures habituelles de sommeil dans la semaine qui précède la période difficile. Grâce aux périodes démontrées d’élasticité et de plasticité du sommeil, chacun peut ainsi prendre des réserves pour affronter des périodes de restriction.

• Promouvoir l’activité physique. Plusieurs revues d’experts et de la littérature ont montré aussi qu’un exercice physique modéré et régulier améliorait le sommeil lent profond et diminuait les symptômes d’insomnie. Il est cependant conseillé de ne pas faire cet exercice le soir trop près du coucher.

• Améliorer son alimentation. Il y a aussi des liens précis entre alimentation et sommeil : les sucres lents ou rapides sont à préférer lors du repas du soir et l’alcool à éviter.

 

Le déclin n’est pas une fatalité

Une fois son sommeil et ces règles simples mieux connues, il nous semble tout à fait possible de redonner sa chance au sommeil et de lutter contre son déclin, qui n’est pas une fatalité. Quelques conseils simples peuvent être déclinés et évalués sur des groupes pilotes ciblés en distinguant bien ce qui relève du comportement individuel et de la nécessaire modification de son environnement.

Agir sur les comportements individuels :

• encourager le développement d’outils d’auto-mesure simples et validés (applications, objets connectés) permettant d’évaluer son temps de sommeil ;

• favoriser les périodes de repos prolongées entre deux cycles de travail de nuit permettant de grandes nuits de sommeil préventives et protectrices de la privation ;

• encourager les noctambules et festifs de nos villes et les deux roues motorisées bruyantes à un meilleur respect du sommeil des riverains…

Agir sur les environnements :

• faciliter chez les étudiants et lycéens un début des cours plus tardif, leur permettant de s’adapter au décalage de l’horloge biologique des adolescents sans perdre trop de sommeil ;

• aménager des espaces de sieste dans les établissements d’éducation, les entreprises, certains wagons réservés des transports en commun, les aires d’autoroute ou certains espaces publics ;

• favoriser en entreprise la prise d’horaires de travail décalés et adaptés au profil soir-matin des employés, tout en respectant le temps de travail, la fonction, favoriser le télétravail lorsqu’il est possible…

 

Ces idées comme bien d’autres doivent être proposées et évaluées, en soutenant les initiatives citoyennes dans le cadre d’une meilleure prise de conscience encouragée par les autorités de santé, pour que le déclin du sommeil ne soit plus dans l’avenir une fatalité. ■



Références

[1] Léger D, Zeghnoun A, Faraut B, Richard JB. Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre santé 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);149-60. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_1.html

[2] Cordina-Duverger E, Houot E, Tvardik N, El Yamani M, Pilorget C, Guénel P. Prévalence du travail de nuit en France : caractérisation à partir d’une matrice emplois-expositions. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9);168-73. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_3.html

[3] Évaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective. Juin 2016. 430 p. https://www.anses.fr/fr/content/l%E2%80%99ansesconfirme-les-risques-pour-la-sant%C3%A9-li%C3%A9s-autravail-de-nuit.

[4] Andler R, Metlaine A, Richard JB, Zeghnoun A, Léger D. Sommeil et consommation de substances psychoactives : résultats du Baromètre santé de Santé publique France 2017. Bull Epidémiol Hebd. 2019;(8-9):161-8. http://invs.sante publiquefrance.fr/beh/2019/8-9/2019_8-9_2.html

 

 


Léger D & Bourdillon F. Éditorial. Le déclin du temps de sommeil en France n’est pas une fatalité. Bull Epidémiol Hebd. 2019; (8-9):146-8. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2019/ 8-9/2019_8-9_0.html

 

Se débarrasser des punaises de lit

 

L'ARS Ile de France publie les recommandations pour venir à bout des punaises de lit

 

 

 

Cancer colorectal, détecté à temps il se guérit 9 fois sur 10

Cancer colorectal : 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an

 

Un test efficace existe : il est important que les femmes et les hommes âgés de 50 à 74 ans participent au dépistage

Avec près de 45 000 nouveaux cas et 18 000 décès par an, le cancer colorectal reste le 2e cancer le plus meurtrier. Malgré un test qui a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances dans la détection des cancers à un stade précoce et des lésions précancéreuses, la population cible du dépistage organisé (les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant pas de symptôme) reste encore trop peu nombreuse à participer. En effet, les derniers chiffres publiés par Santé publique France annoncent un taux de participation de 33,5 % versus les 45 % jugés acceptables au niveau européen. Pourtant, détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.

L’Institut national du cancer appelle chacun, grand public et professionnels de santé, à se mobiliser autour de cet enjeu de santé publique et de ce dépistage qui peut sauver des vies.

 

 

La fiabilité du test de dépistage est confirmée

Intégré en avril 2015 dans le programme national de dépistage organisé, le test immunologique de dépistage a démontré ses bonnes performances en termes de détection de cancers et de lésions précancéreuses. Ainsi, selon l’évaluation épidémiologique conduite par Santé publique France, le nouveau test permet de détecter 2,4 fois plus de cancers et 3,7 plus d’adénomes avancés (lésions précancéreuses) que l’ancien test au Gaïac. Sur une période de 8,5 mois en 2015 (14 avril au 31 décembre), le programme a permis de détecter près de 4 300 cancers et près de 17 000 adénomes avancés (lésions précancéreuses).

 

Alors que les autorités de santé, dans le programme national de dépistage, mettent à la disposition de la population cible un test qui a fait la preuve de sa fiabilité et de ses performances, cette situation n’est pas satisfaisante. D’autant que ce test, remis par le médecin traitant à l’occasion d’une consultation, est facile d’utilisation et s’effectue à son domicile.

 

Dans ce contexte, l’Institut national du cancer se mobilise afin que le grand public prenne conscience de la dangerosité de ce cancer et de l’opportunité de réaliser le dépistage afin de favoriser la précocité des diagnostics et d’augmenter les chances de guérison. Il rappelle également qu’une consultation chez le médecin traitant est l’occasion d’aborder le sujet. Enfin, l’Institut a fait du dépistage du cancer colorectal une action prioritaire pour l’année 2018.

 

Le test de dépistage en pratique

Ce test est simple à utiliser. Il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi que la fiche d’informations transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire d’analyses médicales dont les coordonnées figurent sur l’enveloppe. Visionnez le mode d’emploi vidéo du test de dépistage.

 

L'intérêt du paquet neutre pour dénormaliser le tabac

Paquet neutre : les fumeurs gênés de sortir leur paquet à la vue de tous, à cause de son aspect, sont deux fois plus nombreux (résultats des Baromètres santé 2016 et 2017)

 

À l’occasion des deux ans de la mise en place du paquet neutre, Santé publique France publie les premiers résultats évaluant les effets de cette mesure sur la perception qu’ont les fumeurs vis-à-vis de leur paquet de tabac.

 

Obligatoire depuis le 1er janvier 2017, la France fait partie des premiers pays à avoir adopté le paquet neutre pour lutter contre le marketing des industriels et dénormaliser les produits du tabac.

 

Cette étude de Santé publique France compare les perceptions des fumeurs avant et après l’introduction du nouveau paquet. On observe ainsi que :

 

1.      entre 2016 et 2017, la part de fumeurs qui déclare que l’aspect de leur paquet de cigarettes leur plaît a été divisée par trois. Elle est passée de 53% en 2016 à 16% en 2017.

 

2.      Les fumeurs gênés de sortir leur paquet à la vue de tous, à cause de son aspect, sont deux fois plus nombreux en 2017 (12%) par rapport à 2016 (6%).

 

3.      L’attractivité du paquet liée à son aspect a connu une baisse importante chez les 18-24 ans.

 

L’effet de chaque mesure de lutte anti-tabac, prise séparément, sur la prévalence du tabagisme est difficilement mesurable en France, en raison de leur mise en place simultanée en 2016-2017. Le nouveau conditionnement des produits du tabac (agrandissement des avertissements sanitaires et paquet neutre) a certainement eu un impact sur la perception des fumeurs de leur paquet :

-        à la fois sur l’appréciation du paquet qui diminue fortement, notamment auprès des jeunes adultes,

-        et sur la gêne de sortir son paquet, qui augmente significativement.

 

Cette mesure a probablement contribué, dans un contexte de lutte contre le tabagisme particulièrement fort, à dénormaliser encore un peu plus les produits du tabac en France.

 

 

Source Santé Publiqye France 17/01/2019
Illustration Frantz Lecarpentier

 

 

L'hygiène dans la cuisine

La prévention et la maîtrise des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire ont contribué à une amélioration significative de la qualité microbiologique des aliments. Pourtant, en 2011, 38 % des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire déclarés en France sont survenus dans le cadre familial. La méconnaissance des voies d’entrée, des transferts, de la multiplication et de la survie des micro-organismes dans la cuisine est réelle chez les consommateurs. Afin d’aider le consommateur à limiter les risques de contamination à son domicile, plus particulièrement dans sa cuisine, voici, selon l’Anses, les dix mesures prioritaires de prévention.

 

 

  • 1. Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec de l'eau et du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne. 
  • 2. Eviter de préparer les repas en cas de symptômes de gastro-entérite. En cas d’impossibilité de se faire remplacer, être très vigilant sur le lavage des mains et privilégier des aliments nécessitant peu de préparation.
  • 3. Si des aliments se répandent dans le réfrigérateur, nettoyer sans tarder au détergent les surfaces salies. Un nettoyage complet du réfrigérateur doit être pratiqué autant que nécessaire et au moins une fois par an. 
  • 4. A chaque type d’aliment sa planche à découper : en réserver une à la viande et aux poissons crus, et une autre aux produits cuits et aux légumes propres. Une fois les aliments cuits, ne pas réutiliser les plats et ustensiles utilisés pour les transporter crus.
  • 5. Pour limiter le risque de multiplication des micro-organismes, ne pas conserver les aliments plus de 2 heures à température ambiante avant réfrigération.
  • 6. Pour la conservation des produits traiteurs, plats cuisinés, pâtisseries à base de crème, ou aliments « très périssables » non préemballés, sur lesquels ne figure pas de date limite de consommation, une durée inférieure à 3 jours est fréquemment recommandée. Demander conseil aux commerçants. 
  • 7. Maintenir la température à 4°C dans la zone la plus froide du réfrigérateur et vérifier l’étanchéité de ses portes.
  • 8. Pour les protéger des pathogènes, la consommation de la viande hachée bien cuite à cœur est recommandée aux jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.  
  • 9. La consommation de viande ou de poisson cru (en tartare ou carpaccio) et de produits laitiers au lait cru (à l’exception des fromages à pâte cuite pressée comme le gruyère ou le comté) est fortement déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.
  • 10. Les repas et biberons de lait des nourrissons nécessitent une attention particulière : ne pas les conserver plus de 48 heures à 4°C. Pour les bébés les plus sensibles aux infections, privilégier des préparations stériles sous forme liquide.

 

Source ANSES 2017/2018

 

Efficacité du paquet neutre chez l'adolescent

Suite à l’instauration début 2017 des paquets de tabac neutres en France, les adolescents sont de moins en moins nombreux à fumer leur première cigarette. Ces résultats publiés dans la revue Tobacco Control, dans le cadre d’une étude menée par l’Inserm et financée par l’Institut national du cancer, montrent en effet que 1 jeune sur 5 de 12 à 17 ans a expérimenté le tabac en 2017 contre 1 jeune sur 4 en 2016. Cette enquête téléphonique ayant interrogé 2 000 adolescents avant la mise en place des paquets neutres et 2 000 autres exactement un an après, témoigne également d’un net recul de l’attractivité du tabagisme auprès des jeunes, soutenant ainsi l’efficacité de cette mesure sur un public particulièrement sensible au marketing. 

 

 

 

Dans le cadre du renforcement de la campagne anti-tabac initiée en France fin 2016, les paquets de tabac neutres ont été instaurés sur le marché français au 1er janvier 2017. Ceux-ci ont tous la même forme, la même taille, la même couleur, la même typographie, sont dénués de logos et sont porteurs de nouveaux avertissements sanitaires visuels mettant en avant la dangerosité du tabagisme. Parmi les objectifs de cette uniformisation des packagings : la réduction de l’attractivité et la dénormalisation du tabagisme pour entraîner à terme la diminution du taux d’initiation au tabac, en particulier chez les jeunes de 12 à 17 ans, particulièrement sensibles au marketing. 

 

Afin d’examiner l’impact de l’introduction des paquets neutres et des campagnes anti-tabac de 2016 sur la consommation tabagique des français et l’image qu’ils ont du tabac, l’Inserm et l’Institut national du cancer ont lancé en 2017 l’étude DePICT (Description des Perceptions, Images et Comportements liés au Tabac). Cette étude téléphonique a interrogé 2 vagues différentes de 6000 personnes représentatives de la population générale (4000 adultes et 2000 adolescents à chaque fois) - l’une juste avant la mise en place des paquets neutres, l’autre exactement un an après – sur leur perception du tabagisme. 

 

Dans le cadre de DePICT, des chercheurs de l’Inserm au sein du laboratoire de recherches en épidémiologie sociale de l’Institut Pierre Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm/Sorbonne Université) ont étudié plus spécifiquement les résultats de l’enquête chez les adolescents de 12 à 17 ans. 

Les résultats de l’étude montrent qu’un an après la mise en place des paquets neutres, 1 jeune sur 5 (20,8%) a expérimenté le tabac pour la première fois contre 1 sur 4 (26,3%) en 2016 et ce, même en prenant en compte leurs caractéristiques démographiques et socio-économiques. Cette baisse est plus marquée chez les jeunes filles : 1 sur 10 (13,4%) contre 1 sur 4 (25,2%). 

 

Les jeunes interrogés un an après le lancement des paquets neutres sont désormais également plus susceptibles de considérer le tabagisme comme dangereux (83,9% contre 78.9% en 2016) et de déclarer avoir peur de ses conséquences (73,3% contre 69,2%). Ils sont également moins susceptibles d’affirmer que leurs amis ou leur famille acceptent le tabagisme (16,2% contre 25,4% et 11.2% contre 24,6%). Les jeunes fumeurs sont également moins attachés à leur marque de tabac en 2017 par rapport à 2016 (23,9% contre 34,3%). 

Selon les auteures de l’étude, Maria Melchior, chercheuse Inserm et Fabienne El-Khoury, post-doctorante, ces résultats « montrent que le paquet neutre pourrait contribuer à dénormaliser le tabac chez les jeunes et à en diminuer l’expérimentation ». Elles précisent que « l’effet global serait dû aux politiques de lutte contre le tabac incluant la mise en place des paquets neutres, l’augmentation de prix faites et annoncées, et les campagnes de sensibilisation.» 

Les études à venir se concentreront sur l’impact de cette campagne de sensibilisation sur la consommation régulière de tabac chez les adolescents. 

 

 

SOURCE / Maria Melchior  Directrice de recherche Inserm / Nov 2018

Photo Phovoir

 

#MoisSansTabac, participation record

La campagne nationale d’aide à l’arrêt du tabac conçue et pilotée par Santé publique France en partenariat avec le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance Maladie prend fin le 30 novembre.

 

Plus de 241 691 personnes s’y sont inscrites, soit une progression de 54% par rapport à 2017.

 

Les participants ont été nombreux à recourir aux outils d’aide, confirmant l’importance d’être accompagné dans sa démarche d’arrêt.

·         L’application d’e-coaching conçue par l’Assurance Maladie en partenariat avec Santé publique France et avec le concours de la Société francophone de tabacologie a été téléchargée près de 86 000 fois.

·         Plus de 21 000 personnes ont eu recours au 39 89, la ligne téléphonique Tabac Info Service

 

La mobilisation des participants et de leurs supporters s’est confirmée sur les réseaux sociaux avec 118 000 fans sur la page Facebook Tabac info service #MoisSansTabac et 4 900 followers sur twitter.

 

Plus de 200 partenaires nationaux et régionaux se sont mobilisés pour faire de cette nouvelle édition un succès. 

Des milliers d’événements ont été organisés sur l‘ensemble du territoire pour informer les fumeurs et soutenir les participants au #MoisSansTabac.

 

 

#Mois Sans Tabac, 3ème édition


La France compte encore aujourd’hui 12 millions de fumeurs. Malgré une baisse historique d’1 million de fumeurs entre 2016 et 2017, le tabagisme féminin en constante augmentation depuis les années 70 reste préoccupant selon les données du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié aujourd’hui à l’occasion du lancement du #MoisSansTabac. La campagne nationale d’aide à l’arrêt du tabac conçue et pilotée par Santé publique France en partenariat avec le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Assurance Maladie revient pour une 3ème édition.

 

 

Tabagisme féminin, une situation préoccupante

Si le tabagisme quotidien en population générale tend à diminuer, il n’en est rien chez les femmes âgées de 45-54 ans chez lesquelles il augmente, passant de 21,5% en 2000 à 30,8% en 2017.

Dans son BEH dédié au tabagisme féminin, Santé publique France analyse les consommations de tabac pendant la grossesse et mesure l’impact du tabagisme sur la santé des femmes :

 

  • La connaissance des conséquences du tabagisme sur la grossesse et sur l’enfant à naître amène la moitié des femmes enceintes qui fument à arrêter de fumer. En 2016, 30% des femmes fumaient avant leur grossesse et 46% d’entre elles avaient arrêté de fumer avant le 3ème trimestre.
  • Entre 2002 et 2015, les hospitalisations pour bronchopneumopathie obstructive (BPCO) et infarctus du myocarde ont augmenté respectivement de 100% et 50% 
  • Le nombre de décès attribuables au tabagisme a été multiplié par deux entre 2000 et 2014. Le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité chez la femme devant le cancer du sein. La mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71% chez la femme sur la même période.

 

 

#MoisSansTabac, désormais inscrit à l’agenda des fumeurs

A deux jours du lancement du défi #MoisSansTabac, les fumeurs sont au rendez-vous. Dès son lancement, plus de 185 000 d’entre eux se sont inscrits sur le site Tabac Info Service, dépassant déjà le nombre d’inscrits de 2017 (+15%). Ils sont environ 10 000 à avoir choisi de rejoindre l’une des 16 équipes régionales sur Facebook pour bénéficier du soutien d’une communauté soudée. La page Facebook de Tabac Info service compte 114 353 fans.

 

Des partenaires mobilisés pour aider les fumeurs à relever le défi

Tout au long du mois de novembre, Santé publique France et les partenaires de #MoisSansTabac organisent plusieurs milliers d’opérations sur l’ensemble du territoire (métropole et DOM). 

 

Des stands d’informations seront installés en centres hospitaliers, en entreprises, dans les centres municipaux. Des manifestations événementielles, comme l’Escape Game de la Cité des Sciences et de l’industrie sont organisées pour le grand public. Des partenaires comme l’Assurance Maladie et le Secours populaire mettent en place des actions spécifiques en direction des populations précaires. Tout est mis en œuvre pour accompagner les fumeurs dans ce nouveau défi !

 

Les femmes, de plus en plus victimes du tabac 





Santé publique France révèle dans son Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié à l’occasion du lancement de la 3ème édition de #MoisSansTabac que les femmes sont particulièrement touchées par le tabagisme en France. 

En effet, la prévalence du tabagisme chez les femmes est en constante augmentation depuis les années 70. En 2017, elle se rapprochait de celle observée chez les hommes : 24% des femmes de 15 à 75 ans fumaient quotidiennement pour 30% des hommes. 

La baisse d’1 million de fumeurs quotidiens constatée entre 2016 et 2017 n’est pas homogène. Le tabagisme chez les femmes de 45-54 ans n’a pas diminué, contrairement à toutes les autres tranches d’âge. 


Tabagisme féminin, de lourdes conséquences 

Santé publique France a étudié l’impact du tabagisme féminin sur trois pathologies : le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et l’infarctus du myocarde. 
L’étude montre une forte vulnérabilité des femmes vis-à-vis de ces pathologies : 
Les hospitalisations pour BPCO ont augmenté de 100% chez les femmes, elles ont augmenté de 30% chez les hommes entre 2002 et 2015. 
Les cancers du poumon ont augmenté de 70% chez les femmes entre 2002 et 2012 alors qu’ils étaient stables chez les hommes. 
Les hospitalisations pour infarctus du myocarde avant 65 ans ont augmenté de 50% chez les femmes entre 2002 et 2015 et de 15% chez les hommes. 


Augmentation de la mortalité liée au tabac chez les femmes 
Le nombre de décès attribuables au tabagisme chez les femmes a été multiplié par deux entre 2000 et 2014 : 
● Sur cette période, la mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71% chez les femmes alors qu’elle a diminué de 15% chez les hommes. Le cancer du poumon est en passe de devenir la première cause de mortalité chez la femme devant le cancer du sein. Les femmes de 55-64 ans sont particulièrement touchées. 
Le taux de mortalité par BPCO a augmenté de 3% chez les femmes entre 2000 et 2015 alors qu’il a diminué de 21% chez les hommes sur la même période. 


Grossesse : 9 femmes sur 10 modifient leur consommation de tabac 
En 2016, 30% des femmes fumaient avant leur grossesse. 46% d’entre elles avaient arrêté de fumer avant le 3ème trimestre et 45% avaient réduit leur consommation de tabac. 

L’étude montre que la réduction du nombre de cigarettes fumées est plus forte chez les grandes fumeuses d’avant la grossesse et l’arrêt effectif est plus fréquent chez les femmes qui fumaient en moyenne moins de 10 cigarettes par jour avant la grossesse. 
80% des femmes déclaraient avoir été interrogées par leur médecin sur leur consommation de tabac et 49% des femmes fumeuses disaient avoir reçu des conseils pour arrêter.
 

 

Prédispositions héréditaires aux cancers

L’édition 2018 de l’Observatoire Cancer Institut Curie-Viavoice révèle que l’existence de prédispositions héréditaires aux cancers est présente à l’esprit des Français mais qu’en revanche leur niveau de connaissance à ce sujet reste faible.

 

En effet, 3 Français sur 4 déclarent avoir déjà entendu parler de la notion de prédisposition génétique transmissible à la descendance. Ce niveau élevé est assez homogène au sein de la population, avec une connaissance légèrement plus marquée chez les femmes (81 %) et les 65 ans et plus (79 %).

 

Cependant, en approfondissant le sujet, le niveau de connaissance de la population apparait relativement faible.

 

91 % des Français surévaluent la proportion de cancers liés aux prédispositions héréditaires. La moitié d’entre eux considèrent même que ce type de cancers représente entre 26 et 50 % de la globalité des cancers.

 

En réalité, seulement 5 % des cancers sont liés à des prédispositions génétiques.

 

Dans l’esprit des Français, trois types de cancers se distinguent particulièrement pour leur caractère héréditaire : le cancer du sein émerge à 63 %, les cancersdigestifs à 38 % (dont cancers du colon à 24 %), suivi des cancers des organes de la reproduction (ovaire, utérus, testicules, prostate...) à 30 % (15 -15 cancers masculins / féminins).

 

 

 

 

Pour télécharger l'étude complète cliquez ici ou sur l'image en dessous.

 

 

10 000 donneurs du sang sont nécessaires chaque jour

 

 

Toute l'année, l’Établissement français du sang (EFS) appelle à la générosité du public pour récolter le maximum de dons de sang. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), souligne notamment qu’il faut recruter de nouveaux donneurs pendant les vacances estivales car ils sont moins présents. Pas moins de 10 000 dons de sang s’avèrent nécessaires chaque jour, pour soigner un million de patients avec des produits sanguins chaque année

 
 

Ces produits sanguins sont utilisés dans deux grands cas de figure: les situations d’urgence (hémorragies lors d’un accouchement, d’un accident, d’une opération chirurgicale, etc.) et les besoins chroniques (maladies du sang et cancers). Celles-ci restent les pathologies les plus consommatrices de produits sanguins avec près de la moitié (47%) des patients transfusés. C’est pourquoi ils sont vitaux et irremplaçables.

 

Moins connu du don de sang, celui de plasma sert pour les polytraumatisés, les grands brûlés, les hémophiles ou encore les enfants immunodéprimés. Le plasma, partie liquide du sang, contient des protéines d’un intérêt thérapeutique majeur pour de nombreux malades.

 

Pour donner son sang, vous devez être âgé de 18 à 70 ans, peser au moins 50 kilos et vous munir d’une pièce d’identité pour son premier don. Sont particulièrement recherchés, les «donneurs universels» du groupe sanguin AB. Leur sang peut être transfusé à tous les malades. Or seulement 4% des Français sont «AB».

 
Pour en savoir plus : https://dondesang.efs.sante.fr
 

 

Vous êtes de généreux donateurs


 

 

 

Une récente étude montre que les Français sont d’importants philanthropes puisque 8 Français sur 10 déclarent faire des dons d’argent pour un montant moyen de 303 € par an. Les dons argent à des associations ou projets ne sont pas les seul. Vous êtes près de 9 personnes sur 10 à donner des vêtements, de la nourriture ou de leur temps a des causes auxquelles vous êtes sensibles.

 

43 % de l’ensemble des dons des Français vont d’abord vers la recherche médicale. Ce secteur est suivi de près par la protection de l’enfance (36 %), souvent via Internet. C’est ainsi que 28 000 € de dons  pour Titouan notre petit gurrier  ont permis de financer l’opération d’un enfant de 5 ans empêché de marcher normalement. Le nombre de cagnottes solidaires explosent depuis quelque temps tout comme le crowdfunding,  un système de financement participatif sur Internet. Cela a visiblement stimulé la générosité des Français et  a également contribué à rajeunir la moyenne d’âge des donateurs.

En effet, un tiers des moins de 25 ans préfèrent donner en ligne et 50 % d’entre eux y ont déjà eu recours au moins une fois dans leur vie.

La générosité  et le montant des dons peuvent varier d’une région à l’autre. Ainsi, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la plus grande généreuse avec une moyenne par habitant de 363 € par an. L’Île-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes se montrent aussi sensibles aux autres avec des moyennes respectives de 355 et 313 €.

La transparence est de rigueur pour 84 % des donateurs qui donnent d’avantage lorsqu’ils sont assurés que l’utilisation des fonds sera dédiée à la cause qu’ils soutiennent, que l’aide parviendra  bien au destinataire annoncé et que leur geste permettra réellement de faire avancer la situation.

 

Photos Phovoir

 

Soleil et cancer de la peau

Depuis 1996, des campagnes de prévention solaires sont menées chaque année par les pouvoirs publics. Aujourd’hui, si les principaux conseils de prévention sont connus, ils ne sont pas toujours appliqués et de fausses croyances circulent toujours. Santé publique France et l’Institut national du cancer publient aujourd’hui le Baromètre Cancer 2015 (1)  dédié aux risques liés à l’exposition aux UV naturels et artificiels. L’occasion de rappeler, dans une campagne d’information déployée tout au long du mois de juillet, que le soleil n’est pas sans danger et que quelques habitudes simples permettent de s’en protéger et de préserver sa santé. 

 

 

Risque solaire : les gestes de prévention encore trop peu mis en oeuvre 

Selon les données du Baromètre Cancer 2015, si 9 personnes sur 10 ont la conviction que l’exposition au soleil est une cause probable des cancers de la peau, leurs attitudes de protection restent à améliorer : 

 près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ; 

 la pratique de protection la plus fréquente est le port de lunettes de soleil (70 %), devant l’évitement des heures les plus ensoleillées (69 %) et le port d’un t-shirt (61 %) ; 

 seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ; 

 ces attitudes sont par ailleurs loin d’être systématiques. 

 

De manière générale, on observe que les personnes ayant la peau claire sont plus enclines à se protéger du soleil que les personnes aux peaux plus foncées. 

 

Des idées reçues fausses encore trop fréquentes 

 47 % de la population estiment que si les coups de soleil de l’enfance sont bien soignés, ils sont sans conséquence à l’âge adulte. Une opinion qui augmente de 9 points en 10 ans. Ils étaient 40 % à le penser en 2010, 38 % en 2005 ;  or les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte et créent des dommages sur les yeux qui peuvent entraîner de graves problèmes de vue ; 

 24 % pensent que faire des UV artificiels avant les vacances permet de préparer sa peau pour se protéger du soleil ;  or le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel : il ne s’accompagne pas d’un épaississement de la peau. Loin de préparer la peau au soleil, les UV artificiels, également cancérigènes, ne font que s’ajouter aux UV du soleil et en renforcer l’effet cancérigène ; 

 21 % pensent que les coups de soleil préparent la peau en la rendant moins vulnérable au soleil ;  or le coup de soleil est une brûlure de la peau ; 

 10 % estiment que mettre de la crème solaire une seule fois suffit à se protéger pour la journée, or l’application doit être renouvelée toutes les deux heures afin de maintenir une protection efficace

 

Les enfants mieux protégés que les adultes 

Les parents d’enfants de moins de 4 ans respectent davantage les gestes de prévention solaire pour leurs enfants et sont plus négligents pour eux même : 

 

 ainsi, 78 % des parents veillent à systématiquement faire porter un chapeau à leurs enfants mais ne sont plus que 13 % à y veiller pour eux même ; 

 l’exposition entre 12h et 16h est évité systématiquement pour 62 % des enfants et seulement pour 20 % des parents ; 

 enfin, le renouvellement de la crème solaire est assuré systématiquement toutes les deux heures chez 54 % des enfants et seuls 15 % des parents font de même pour eux. 

 

Les risques solaires ne concernent pas uniquement les vacanciers 

L’exposition au soleil ne se limite pas aux lieux de vacances, elle peut se faire aussi dans son jardin, lors des activités de plein air, en milieu scolaire mais également au travail. Ainsi, pour la première fois, le Baromètre Cancer s’est intéressé à l’exposition solaire en milieu professionnel : 

 plus d’un actif occupé sur cinq déclare devoir travailler souvent ou systématiquement au soleil ; 

 54 % des actifs exposés au soleil lors de leur travail peuvent se mettre à l’ombre lors d’une journée ensoleillée et 37 % peuvent éviter d’être au soleil entre 12h et 16h. 

 Concernant les protections individuelles, le t-shirt est utilisé par 75 % des actifs, suivi du port de lunettes pour 47 % d’entre eux et du port d’un chapeau ou casquette pour 39 %. Seules 13 % des personnes interrogées déclarent appliquer de la crème solaire toutes les deux heures. 

 

L’emploi systématique ou fréquent des méthodes de prévention au travail est étroitement associé à celles utilisées en dehors du travail. 

1 Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population de 3 931 personnes âgées de 15 à 75 ans. 

Source INCa

Photo Phovoir/AFL


L’incidence des cancers de la peau est en constante augmentation depuis 30 ans. 

L’exposition aux rayonnements solaires est la cause principale des cancers de la peau. Il en existe deux grands types : 

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents. Ils surviennent généralement après l'âge de 50 ans, sur les zones découvertes du corps (visage, cou, épaules, avant-bras, jambes…). Ils sont le plus souvent dus à une exposition au soleil excessive et chronique. 

Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais c’est le plus grave des cancers de la peau, du fait de son « haut potentiel métastatique », c'est-à-dire de sa capacité à se propager rapidement à d'autres parties du corps. 

Les traitements des cancers cutanés sont d’autant plus efficaces que leur détection est faite précocement. L’infographie présente également les principaux signes pour reconnaître un mélanome. 

 

Don d'organes : ce qu'il faut savoir

Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs le 22 juin 2018

 

Les 5 choses à savoir sur le don d'organe

 

Rappel de la législation sur le don d’organes et de tissus

Selon la loi, chacun de nous est un donneur présumé d’organes et de tissus à moins qu’il ait exprimé de son vivant le refus d’être prélevé. Il n’existe pas de registre du « oui ». Ainsi, la personne qui consent au don de ses organes en vue de greffes n’a aucune démarche of cielle à faire. Ce n’est qu’en cas d’opposition qu’il convient de faire connaitre son refus de prélèvement.

 

Pour exprimer son refus total ou partiel de prélèvement, plusieurs possibilités :

  • A titre principal, s’inscrire sur le registre
    national des refus : en ligne sur le site www. registrenationaldesrefus.fr ou par l’envoi postal d’un formulaire disponible sur ce même site ou d’une demande sur papier libre (Agence de la biomédecine, Registre national des refus, 1 avenue du Stade de France, 93212 Saint Denis La plaine Cedex).

  • Con er son opposition à un proche, par écrit ou de vive voix. En cas de décès, le proche pourra soit transmettre l’opposition écrite et signée, ou faire valoir ce refus exprimé oralement (dans

    ce cas, il lui sera demandé les circonstances précises de l’expression de ce refus et de signer la retranscription).

    Quel que soit le mode d’opposition, il est révisable et révocable à tout moment par la personne concernée. 



    Pour être donneur, pas besoin de carte

  • En France, pour être donneur d’organes et de tissus, il n’est pas nécessaire d’avoir une carte de donneur car la loi fait de chacun de nous un donneur présumé. Au moment du décès, avant d’envisager un prélèvement d’organes et de tissus, l’équipe médicale véri era si le défunt est inscrit sur le registre national des refus. Si ce n’est pas le cas, elle véri era auprès des proches qu’il n’a pas fait, de son vivant, valoir son opposition à l’écrit, voire à l’oral.



    Pour être donneur, pas besoin de s’inscrire

  • En France, il n’existe pas de registre des donneurs
    car la loi considère que tout le monde est présumé donneur. Le seul registre qui existe est celui des personnes opposées au prélèvement de tout ou partie de leurs organes ou tissus après leur mort.



    Rappel des 3 grands principes énoncés par la loi bioéthique :

  • • Consentement présumé :
    En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs potentiels d’organes et de tissus, sauf si nous avons exprimé de notre vivant notre refus d’un tel prélèvement (soit en s’inscrivant sur le registre national des refus, soit en informant ses proches).

    • Gratuité :
    Le don d’organes est un acte de générosité et de solidarité entièrement gratuit. La loi interdit toute rémunération en contrepartie de ce don. Cette règle constitue par ailleurs une garantie contre le tra c d’organes.

    • Anonymat :
    Le nom du donneur ne peut pas être communiqué au receveur, et réciproquement. Les proches du donneur peuvent cependant être informés des organes et tissus prélevés ainsi que du résultat des greffes, s’ils le demandent. La règle de l’anonymat entre donneur et receveur a été prévue par la loi pour préserver les proches en deuil mais également pour aider les personnes greffées à s’approprier leur greffon, même si beaucoup d’entre elles pensent régulièrement au donneur.

     

    Toutes les questions – réponses concernant la loi
    sur le prélèvement et la greffe d’organes et de tissus sont sur le site de l’Agence de la biomédecine : www.dondorganes.fr 

 

ABORD DES PROCHES DANS LE CADRE D’UN PRÉLÈVEMENT POTENTIEL

En cas de décès permettant d’envisager un prélèvement en vue de greffes, les équipes médicales cherchent à savoir si le défunt était opposé au don de ses organes et tissus. Pour cela, elles consultent en premier lieu l’Agence de la biomédecine pour savoir si le défunt s’était inscrit ou non sur le registre national des refus. S’il y est inscrit, aucun prélèvement n’aura lieu. S’il n’y est pas inscrit, le personnel médical s’entretient avec les proches pour recueillir une éventuelle opposition exprimée par le défunt. 


Source Agence de la biomédecine

 

Le risque de l'allergie chez l'enfant

 

Le risque d'allergie chez l'enfant est sous-estimé par les parents. Un sondage de l'IFOP réalisé pour l'association Asthme & Allergies montre que, bien trop souvent, les parents ne font pas assez attention au risque d’allergies susceptibles de toucher leurs enfants.

 

En fait, parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes allergiques, la plupart des parents ne réalisent pas que leur enfant peut tout de même l’être. Seulement 3% des Français pensent qu’un enfant sans parent allergique peut développer une allergie. Or, les scientifiques considèrent eux que 10 % des enfants sont concernés.

 

Bien entendu, lorsque l'un des parents est allergique, alors ils sont plus sensibilisés et évaluent le risque à 21 % et même à 67 % quand les deux sont allergiques. En réalité, lorsque l'un des parents est allergique, le risque de voir l’enfant lui aussi allergique est de 30 à 50 %  et cela monte jusqu'à 80 % lorsque les deux parents sont concernés.

 

Le phénomène est donc largement sous-estimé par tous les parents. C’est pourquoi il convient d’être vigilant. C’est d’autant plus important que les allergies chez l'enfant sont aujourd'hui plus graves et plus fréquentes. Le diagnostic s’avère souvent trop tardif ce qui aggrave les choses.

 

Il se passe en moyenne sept ans entre l'apparition des premiers symptômes allergiques et la consultation d'un allergologue. Et comme le signale l'association Asthme & Allergies, « dans les zones polluées, les enfants souffrent deux fois plus d’asthme allergique et trois fois plus d’eczéma que dans les zones où la pollution est plus faible ». On constate aussi que maintenant, l’allergie alimentaire est deux à trois fois plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte. Il en découle un chiffre impressionnant puisqu’actuellement on estime que 10 % des enfants sont asthmatiques et que 25 % des Français sont aujourd'hui allergiques.

 

https://asthme-allergies.org/

 

Photos Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier

 

Le light pas si bon pour l'obésité

Il semblerait que les produits light ne soient pas aussi bénéfiques pour notre santé que nous pourrions le penser. Censées être allégées en sucres, ces boissons édulcorées à l’aspartam ou avec de la sucralose ne permettent  pas de perdre du poids. Bien au contraire, c’est ce que montre une étude récente. La consommation de boissons light serait liée au développement du surpoids et de l’obésité. En fait, il faut se méfier des méfaits que provoqueraient les breuvages contenant des sucres ajoutés.

 

Or,  les sodas light représentent près d’un quart des ventes de boissons sucrées dans le monde. Et quand on sait que plus d’un tiers des habitants de la terre sont en surcharge pondérale, il y a de quoi s’inquiéter. D’autant plus que le phénomène touche aussi les enfants dont le nombre est estimé à 42 millions par  l’organisme des  Nations unies alors qu’ils n’étaient que 32 millions il y a  dix ans.

Toutes les études récentes mettent en évidence un lien entre l’augmentation de la corpulence ou de la masse grasse avec la consommation des boissons édulcorées, mais aussi des jus de fruits ou eaux aromatisées. Une étude française de 2017 a parfaitement démontré que la consommation de produits light potentialiser le risque de diabète de type 2, même en cas de consommation modérée. 

Pour expliquer la relation, une des hypothèses est que les édulcorants augmentent la sensation de faim en agissant sur le tube digestif avec notamment un goût accru pour les produits gras et sucrés. La diminution de la sécrétion d’hormones de satiété dérégulerait la glycémie.  Il est possible aussi que le microbiote soit perturbé se qui  favoriserait l’apparition d’un diabète.

Il convient donc de limiter la consommation de ces boissons et d’inciter la population à de plus en boire par une hausse des prix, une meilleure éducation ou une taxe soda comme c’est le cas en France : "L'objectif -ndlr, de la taxe soda 2018-n'est pas d'avoir de l'argent en plus, mais d'avoir un dispositif plus intelligent" et d'"inciter les industriels à réduire le taux de sucre", a exposé M. Véran, député et médecin de profession.

 

 

Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

Plus de médicaments en libre accès

 

Certains médicaments de médication officinale sont disponibles directement dans les rayons de la pharmacie. La liste de ces médicaments en accès direct a été récemment modifiée.

C’est l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui définit la liste des médicaments qui peuvent être présentés en accès direct dans les pharmacies selon des critères choisis pour garantir la sécurité sanitaire et la sécurité des patients. Cette liste est mise à jour régulièrement, suite à l’évaluation des demandes faites par les industriels.

Désormais, vous pouvez trouver la spécialité Erythedermyl 5 % pommade devant le comptoir. Ce générique du Bepanthen® est indiqué dans les irritations cutanées, notamment en cas d’érythème fessier du nourrisson.

C’est aussi le cas de la spécialité Berocca sans sucre, indiquée dans l’asthénie, qui se présente en 4 tubes de 15 comprimés.

Par ailleurs, sont également disponibles les spécialités Maalox maux d’estomac hydroxyde d’aluminium/hydroxyde de magnésium sous forme de comprimés à croquer, de suspension buvable en sachet-dose, de suspension buvable en sachet aux fruits rouges, de comprimés sans sucre fruits rouges, et de comprimés sans sucre.

Par contre, la boîte de 24 comprimés de Rennie menthe glaciale sans sucre est supprimée de la liste des médicaments en accès libre.

Photos Frantz Lecarpentier ©

Téléphones mobiles : les 6 conseils santé à suivre

Téléphones mobiles : les 6 bons comportements pour réduire son exposition aux ondes

 

Bon ou mauvais pour la santé ? Il n’existe pas aujourd’hui de preuve scientifique démontrant que l’usage des téléphones mobiles présente un risque pour la santé. Cependant, faute d’un recul suffisant, des interrogations subsistent sur d’éventuels effets à long terme des ondes radiofréquences, d’autant plus que certains consommateurs font de ces technologies un usage intensif et ce de plus en plus jeune.

 

Dans un contexte où plus de 90 % des adultes et des enfants n'utilisent pas de kit mains libres lors des appels et 75 % des mineurs équipés d'un mobile l'ont été avant 14 ans, cette campagne s’appuie sur les recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) visant à réduire l’exposition aux radiofréquences.

 

 

Maladie d'Alzheimer, La prévention pour combattre la fatalité

En septembre avec la Fondation pour la Rechercher Médicale, tous mobilisés pour faire progresser la rechercher sur la maladie d’Alzheimer

 

900 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer en France. Les chercheurs progressent dans la connaissance de la maladie mais il n’existe pas encore de médicaments pour la guérir. C’est pourquoi, à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) se mobilise tout le mois de septembre 2017 pour lever des fonds et faire progresser la recherche sur la maladie d’Alzheimer et les maladies neurologiques.

Thierry Lhermitte, Marina Carrère d’Encausse, Nagui, Marc Levy et Catherine Jacob, marraines et parrains de la FRM, porteront la parole de la Fondation dans les médias. Sur www.frm.org ou par SMS, le grand public pourra s’informer et soutenir les travaux les plus prometteurs et innovants dans le domaine des maladies neurologiques, en faisant un don.

 

 

Bien manger en vacances

Salades, viandes grillées, poissons crus, fruits, glaces… En période estivale, nos repas prennent un coup de frais.Mais gare à l’intoxication alimentaire !Certains d’entre eux peuvent en effet contenir des bactéries responsables de maladies désagréables et dangereuses. Quelles sont donc les règles à respecter pour limiter les risques ?

 

Des mains propres, des légumes lavés

 
Avec l’été, nos habitudes alimentaires changent et nous consommons davantage de fruits, de légumes, de viandes et de poissons crus. Une raison supplémentaire pour faire attention à l’hygiène de nos mains.
Le secret ? Un lavage régulier et rigoureux. Pour une hygiène parfaite, il est recommandé de se savonner les mains au moins 20 secondes.
 
 

Quand se laver les mains ?

 
Dès que l’on rentre chez soi, après être allé aux toilettes, avant de préparer à manger, de manipuler des aliments, de passer à table, après avoir pratiqué une activité salissante, avant et après s’être occupé d’un bébé ou d’un nouveau-né, après avoir sorti ou manipulé une poubelle, joué ou touché des animaux, après une toux ou un éternuement par exemple.
 
 

Ne pas oublier les ustensiles

 
Tout ce qui entre en contact avec les aliments doit être nettoyé, voire désinfecté : les ustensiles de cuisine, la vaisselle, les plans de travail, la cuisine, etc.
 
 

Et les fruits et légumes dans tout ça ?

 
Afin de limiter le risque de contamination par des denrées alimentaires consommées crues, notamment les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), il existe quelques règles à respecter :
 
    • rester attentif à la fraîcheur des produits alimentaires quand vous les achetez ;
    • laver soigneusement les fruits et les légumes avant de les consommer ou de les préparer. Les fruits et
légumes en barquettes ou sachets doivent aussi être lavés, sauf s’il est mentionné le contraire sur l’emballage : « déjà lavés » ou « prêt à l’emploi » ;
    • conserver les aliments dans des conteneurs adaptés et aux températures recommandées, séparer chaque catégorie d’aliments (les fruits, les légumes, la viande, etc.) ;
 
Par ailleurs, la cueillette et la consommation de végétaux sauvages (cresson, mâche, etc.) expose à un risque parasitaire (douve du foie). L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) précise « qu’un lavage minutieux n’empêche pas la persistance d’une éventuelle contamination » et invite les consommateurs à cuire ces aliments.
Ne pas casser la chaîne du froid !
 
En été, nous consommons davantage de glaces, de sorbets ou de produits frais. La chaîne du froid doit impérativement être respectée. Contrairement aux idées reçues, le froid ne détruit pas les micro-organismes. La décongélation peut même provoquer une reprise de leur activité.
 

Quelques conseils :

 
    ne jamais recongeler un produit décongelé ;
    acheter les produits surgelés à la fin des courses, les transporter dans des conteneurs adaptés (sac isotherme). La rupture de la chaîne du froid doit être la plus courte et la moins brutale possible ;
    bien respecter les indications portées sur les étiquettes des aliments pré-emballées, en particulier les consignes de durée et de température de conservation ;
    emballer soigneusement les aliments destinés à consommer ultérieurement (pique-nique par exemple) et les conserver dans du matériel adapté (blocs réfrigérants).
 
 

Viandes et poissons : attention à la cuisson !

 
« Saucisses, boulettes, viandes hachées, doivent être cuites à cœur car des bactéries pathogènes peuvent survivre si la cuisson n’est pas assez complète », recommande l’ANSES qui constate, chaque année, une recrudescence des cas d’infections alimentaires durant l’été.
 
La consommation de poissons crus sauvages expose aux risques de parasitose (anisakidose). Seule la congélation préalable pendant une durée minimale de sept jours dans un congélateur domestique ou la cuisson à cœur permet de tuer les parasites.
 

Autre conseil dispensé par l’ANSES, lors d’un pique-nique : « ne jamais conserver les restes d’aliments plus de deux heures à température ambiante avant réfrigération ».

 

Source - Ministère des Solidarités et de la Santé

 

Echec à l'arrêt du tabac

Echec à l’arrêt du tabac

 

70 % des fumeurs déclarent avoir déjà essayé d’arrêter de fumer. Ils sont même 42 % à avoir essayé plusieurs. La plupart essayent seuls ce qui explique peut-être leur échec. Mais, les fumeurs évoquent plutôt le stress et la peur du manque.

Certains sont prêts à recourir à un traitement médical pour arrêter complétement. Les récentes déclaration du Premier Ministre de passer le prix du paquet de cigarettes à 10 euros risquent d’en convaincre quelques-uns.

 

 

 

Photo Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

Les piqûres et morsures de l'été

Le Ministère des Solidarités et de la Santé nous rappelle que l'été est  source de petits tracas réguliers plus ou moins grave. L’été, c’est la saison des randonnées, des balades dans la nature, des activités dans le jardin, des repas en terrasse… C’est aussi la saison où moustiques, tiques, abeilles, frelons et vipères sont de sortie et peuvent piquer ou mordre, avec des conséquences parfois graves pour la santé.

 

Les piqûres de moustiques tigres et de tiques sont susceptibles de transmettre des maladies infectieuses, telles que la dengue, le zika, le Chikungunya ou la maladie de Lyme (pour les tiques). Les piqûres d’abeilles, de guêpes et de frelons peuvent provoquer de graves allergies. Quant aux morsures des vipères, elles peuvent occasionner des problèmes médicaux par envenimation.

 

En cas de problème ou de doute, consultez un professionnel de santé. Votre pharmacien est toujours présent, à votre écoute pour vous aider et vous orienter si besoin. En cas de morsures de vipères faites le 15 ou le 112.

 

 

Source Ministère des Solidarités et de la Santé

 

7 fumeurs sur 10 ont essayé d'arrêter de fumer

Dans le cadre de la Journée mondiale sans tabac du 31 mai 2017 une enquête  Ipsos / Pfizer révèle que 7 fumeurs sur 10 ont essayé d’arrêter de fumer.

 

69% des fumeurs déclarent avoir essayé d’arrêter de fumer, mais seuls 11% d’entre eux ont consulté un professionnel de santé lors de leur dernière tentative

 

 
Les résultats de l’enquête inédite Ifop/Pfizer France menée auprès de 1 103 fumeurs révèlent que près de 7 fumeurs sur 10 affirment avoir essayé d’arrêter de fumer1, dont 42%, plusieurs fois1. Pour y parvenir et lors de leur dernière tentative de sevrage tabagique, plus d’1 fumeur sur 2 déclare avoir tenté seul, sans accompagnement (52%)1 et seulement 11% ont été suivis par un professionnel de santé1.
 
Parmi les raisons de l’échec de leur(s) tentative(s) d’arrêt, les fumeurs évoquent principalement le stress (37%)1 et la peur du manque (15%).
 
Pour réussir à arrêter de fumer définitivement, 51% des fumeurs seraient disposés à recourir à un traitement médical, dont 24% accompagnés d’un professionnel de santé1. Parmi les 49% restants1, le remboursement du traitement médical pourrait motiver 44% à arrêter de fumer et 38% à consulter un médecin pour être accompagné médicalement.
 

Résultats de l’enquête Ifop/Pfizer France « Le comportement des fumeurs face à l’arrêt du tabac »

 

Semaine nationale de prévention du diabète 2/9 juin

Fédération Française des Diabétiques
 

Semaine nationale de prévention du diabète

Du vendredi 2 au vendredi 9 juin 2017

 
 
Cette semaine de prévention est un temps fort qui mobilise toutes les forces : grand public, acteurs de santé et institutionnels.
 

La campagne de l’édition 2017 a pour thématique l’équilibre.

 
 

Faites le test

 

LE DIABÈTE SE CARACTÉRISE PAR UN TAUX DE SUCRE TROP ÉLEVÉ DANS LE SANG : UNE HYPERGLYCÉMIE LIÉE À UN MAUVAIS FONCTIONNEMENT DU PANCRÉAS.

 
Non dépisté ou mal contrôlé, le diabète détériore le fonctionnement des organes vitaux et entraîne de graves problèmes de santé : cécité, insuffisance rénale, maladies cardio-vasculaires ou amputation.
 
Le sucre corrode les parois des vaisseaux sanguins qui nourrissent tous les tissus en oxygène et en éléments nutritifs. Sans prise en charge, les conséquences du diabète participent à diminuer l’espérance de vie.
 

Aujourd’hui 4 millions de Français en sont atteints.

 
 

 

Alcool 49 000 morts par an

 

La mortalité liée à l’alcool.

L’alcool est à l’origine de 49 000 morts chaque année en France, dont environ un tiers par cancer, un quart par maladie cardiovasculaire, 17 % par accident ou suicide, 16 % par maladie digestive et 11 % pour d’autres causes

 

Ces dernières années les recommandations sur consommation d’alcool étaient de trois verres par jour soit 21 verres par semaine (le verre « standard » = 10 cl de vin ou 25 cl de bière).

 

Un rapport d’expert qui vient de paraître abaisse cette consommation à 10 verres par semaine mais aussi de garder deux jours de suite sans consommer une goutte d’alcool.

 

Cette recommandation diminue par deux la précédente.

Les experts ne distinguent plus les hommes et les femmes, même s'il reste vrai que les femmes sont plus sensibles à l'alcool que les hommes.

 

Les experts notent que les les dangers de l’alcool existent dès le premier verre. Ils souhaitent aussi que la mention obligatoire présente sur les message publicitaires « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé » soit remplacée par : « Toute consommation d’alcool comporte des risques pour la santé. » 

 

"Nunc est bibendum", oui, mais de l'eau !

 
 
Photos Phovoir/AFL

 

Médicaments et conduite, les bons réflexes

Sur la route 3% des accidents mortels sont liés à la prise de médicaments. La Direction Générale de la Santé et l'Ordre des Pharmaciens lancent une campagne pour sensibiliser le grand public aux dangers de la prise de médicaments pendant la conduite et mieux faire connaître les pictogrammes présents sur les boîtes.

 

 

 

 

 

 

Conservation au réfrigérateur

Pour commencer, souvenez-vous que la température de votre réfrigérateur ne doit jamais descendre en dessous de 4 ou 5°.

Mais, combien de temps peut-on y conserver les aliments entamés surtout quand il n’y a pas de date de péremption. Il convient d’être particulièrement vigilant avec le poison à cause de la listériose et de ne pas le garder plus d’un jour.

Quelques autres exemples : viande et volaille, 2 à 3 jours ; légumes verts, 3 à 4 jours ; fruits mous, 1 à 2 jours.

 

Photo Phovoir - Atelier Frantz Lecarpentier

 

Ma terrasse sans tabac


 

 

 

Ma terrasse sans tabac

 

Pour que chacun puisse profiter des espaces extérieurs des cafés et restaurants sans subir la fumée du tabac, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, lance fin mars 2017  l’opération « Ma terrasse sans tabac ». Ce dispositif inédit, auquel les représentants des professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et des débits de boissons ont été étroitement associés, doit permettre aux Français d’identifier les terrasses qui proposent des espaces totalement ou partiellement libérés de la fumée.

 

« Ma terrasse sans tabac » s’appuie sur une charte signée par les cafetiers et restaurateurs. A travers elle, ils s’engagent à créer un environnement non-fumeur sur leur(s) terrasse(s) et à sensibiliser leurs salariés sur les enjeux de la lutte contre le tabagisme. En contrepartie, les établissements signataires sont référencés gratuitement sur le site materrassesanstabac.comet sur l’application mobile disponible sur Apple Store dès aujourd’hui et sur Google Play à partir de demain. Participatifs, le site et l’application permettent à chacun de rechercher des établissements qui adhèrent à cette charte et disposent d’une terrasse sans tabac, mais également de proposer un lieu pour une future adhésion.

 
 
Prévue dans le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) 2014-2019, l’opération « Ma terrasse sans tabac » est un outil précieux de soutien aux anciens fumeurs et aux personnes souhaitant arrêter le tabac. 
 
 

materrassesanstabac.com

 

Photo Phovoir

 

 

Les jeunes consomment plus tard des substances psycho-actives

Les jeunes consomment plus tard des substances psycho-actives

 

L'âge de la première expérience d'alcool, de tabac et de cannabis a significativement reculé chez les jeunes. Par rapport à 2005, les jeunes démarrent leur consommation de tabac à 14 ans (8 mois plus tard) et celle de cannabis à 15,3 ans (4 mois plus tard) en moyenne. Quant au premier verre, il est consommé à 15,2 ans.

Ce comportement serait lié à l’augmentation du temps passé devant des écrans. Une autre explication serait le changement de comportement des parents qui restent le modèle principal des jeunes adolescents.

 

Photos Phovoir AFL

 

Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie

 

 

Mars 2017 « Le cancer colorectal, le dépister à temps peut vous sauver la vie » :

La nouvelle campagne de sensibilisation de l'INCA au cancer colorectal et à son dépistage

 
Responsable de 18 000 décès par an en France, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus meurtrier : c’est pourquoi l’Institut national du cancer et le Ministère des Affaires sociales et de la Santé diffusent une nouvelle campagne d’information sur le cancer colorectal, et invitent les femmes et les hommes de plus de 50 ans à parler du dépistage avec leur médecin.
 
 
Une campagne pour insister sur l’importance du dépistage du cancer colorectal dès 50 ans
 
Le risque de cancer augmente avec l’âge : 95 % des cancers colorectaux se révèlent après 50 ans.
 
C’est pourquoi 17 millions de femmes et d’hommes, âgés de 50 à 74 ans, sont invités tous les 2 ans à parler du dépistage du cancer colorectal avec leur médecin. Celui-ci vérifie si son patient ne présente pas de risque particulier nécessitant un suivi adapté, puis lui remet le test de dépistage à faire chez soi.
 
Le dépistage permet en effet de détecter un éventuel cancer colorectal à un stade précoce : les traitements pour le soigner seront alors moins lourds, les chances de guérison meilleures et les éventuelles séquelles moins invalidantes. Grâce au dépistage, il est aussi possible de repérer un polype et de le retirer avant qu’il n’évolue en cancer.
 

Détecté tôt, le cancer colorectal se guérit 9 fois sur 10.

 
 
 
 

 

 

Sensibilisation à la SLA ou maladie de Charcot


 

Près de 500 000 personnes dans le monde souffrent de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de Maladie de Charcot. Chaque année en France, on recense 1200 nouveaux cas. Tous les profils sont touchés, des jeunes comme des adultes ou des retraités, des hommes comme des femmes, des sportifs, des intellectuels, des artistes, des artisans, des agriculteurs... 

L’absence totale de traitement conduit trop souvent au silence, si terrible même, que l’Organisation Mondiale de la Santé parle de cette maladie comme l’une des plus cruelles au monde. 

En France, l’ARSLA a décidé de mobiliser le plus grand nombre de personnes pour faire avancer la recherche et éradiquer ce terrible fléau. Parce que la SLA est une maladie moins rare qu’on ne le croit. La SLA est la plus fréquente des maladies rares et 1 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France, soit entre 3 et 4 par jour. De plus, faute de traitement réellement efficace à ce jour, l’espérance moyenne de vie est de 3 à 5 ans seulement après les premiers symptômes. 

Les causes de la maladie seraient multifactorielles et elle peut survenir à tout âge chez l’adulte. Cependant, la majorité des personnes touchées ont 60 ans en moyenne mais de jeunes adultes (entre 25 et 40 ans) peuvent être aussi atteints. Les personnes très actives, dont les grands sportifs, sont plus fréquemment touchées sans que l’on sache vraiment pourquoi

La SLA est une maladie à évolution rapide et imprévisible et son évolution est progressive, elle peut être rapide mais, dans tous les cas, imprévisible. Dans 15% des cas et sans réelle explication, elle évolue plus lentement sur plus de 10 ans. Chaque cas est donc unique ce qui rend le pronostic difficile. 

Pour suivre les personnes atteintes de la maladie de Charcot, anticiper les handicaps et mettre en place des solutions adaptées, il est nécessaire de faire appel à un médecin et une équipe pluridisciplinaire, bien formés et informés. 

 

Photos ARSLA®

 

 

150 ¤ pour les substituts nicotiniques

Vous voulez arrêter de fumer, savez-vous que depuis le 1er novembre 2016, vous pouvez vous faire rembourser les substituts nicotiniques à hauteur de 150 € par année civile.

Les pharmacies délivrent de nombreux kits d’aide à l’arrêt et le Moi(s) sans tabac, pendant tout novembre a remporté un vif succès : 180 000 participants se sont inscrits !

Vous pouvez en savoir plus en vous connectant sur le site tabac-info-service

 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Qui peut donner son sang ?

 

Il faut être âgé de 18 à 70 ans pour pouvoir donner son sang et peser plus de 50 kilos.

Certaines maladies comme des maladies de cœur, de l’insuffisance respiratoire ou le diabète empêchent de faire ce don. Il faut aussi attendre au moins 15 jours si on a été malade.

La prudence est de règle si on prend des médicaments, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Photo AFL/PHOVOIR

 

La toxicité des pommes de terre


 

La pomme de terre contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent donner des maux de tête, des vomissements, des douleurs, même parfois des troubles neurologiques. Il convient donc d’éplucher les pommes de terre et de bien les faire cuire.

N’en mangez jamais si elles sont amères ou provoquent une sensation de brûlure.

 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Les patients n'aiment pas revenir

 

Si les patients se rendent facilement à la pharmacie (plus de 5 millions chaque jour), ils n’aiment pas vraiment avoir à y revenir.

En effet, cela dérange 75 % des femmes et 67 % des hommes.

D’où l’intérêt d’un système de réservation et de transmission des ordonnances comme nous le proposons sur le site la pharmacie.

 

Contre les médicaments vendus sur les marketplaces


 

Une enquête réalisée par Illicopharm montre qu’une majorité d’internautes (94 %) n’irait pas acheter des médicaments vendus par des pharmacies référencées sur les marketplaces, telles que Amazon, CDiscount ou Priceminister. Il est évident que pour acheter un médicament, le conseil délivrée à la pharmacie demeure bien primordiale.

 

 

Les entretiens pharmaceutiques

Au 1er juillet 2016, 242 583 entretiens relatifs aux patients sous anticoagulants oraux avaient été réalisés et 5943 entretiens réalisés depuis 2014 pour l’asthme.

Dans le cadre d’un accord avec la Sécurité sociale, le dispositif d’accompagnement comprend deux entretiens pharmaceutiques minimum la première année de l’adhésion du patient, puis au moins un entretien pharmaceutique les années suivantes, complété par au moins deux évaluations de l’observance.

 

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

Médicaments sur internet : attention danger

 

Coup de filet contre la vente illicite de médicaments sur internet

De nombreuses opérations de police internationales ont permis de démanteler des centaines de réseaux et ainsi de sortir du marché formel ou informel des milliers de tonnes de produits de santé illicites.

La plus vaste opération internationale à ce jour, « Pangea IX », pour lutter contre la vente illicite de médicaments sur internet a été coordonnée par Interpol, l’Organisation mondiale des douanes (OMD), le Permanent forum on international pharmaceutical crime (PFIPC), le Head of medecine agencies working group of enforcement officers (HMA/WGEO) et appuyée par les industriels du médicament.

Pangea IX a permis en France d’intercepter des dispositifs médicaux (préservatifs, tests de grossesse, bandelettes de test de diabète, etc.) proposés à la vente sur des sites illégaux, au total plus de 960 000 produits de santé illicites et près de 1,4 tonne de produits pharmaceutiques divers.

55 sites internet de vente de faux médicaments ont été identifiés au cours de l’opération.

 

Un patch pour évaluer l'alcoolémie


Un patch pour évaluer l’alcoolémie


Des chercheurs aux Etats-Unis viennent de développer un patch connecté  qui permet d’indiquer en une quinzaine de minutes la quantité d’alcool dans la sueur du porteur.

La sueur entre en contact avec une électrode enrobée d’oxydase d’alcool, un enzyme qui réagit en présence d’alcool en libérant du peroxyde d’hydrogène. C’est cette substance qui est détectée par le patch.

L’information est ensuite envoyée en temps réel à un système électronique connecté par Bluetooth.
Pour l’instant ce système est testé in vitro et chez 9 volontaires sains. A suivre donc.


 

 

Pharmacies de garde pas faciles à trouver

Pharmacies de garde pas faciles à trouver

Un sondage mené sur Facebook auprès de 1 327 personnes en juillet montre que plus de sept Français sur dix avouent que la recherche d’une pharmacie de garde la plus proche est « périlleuse et difficile ».

Pour connaître les coordonnées de la pharmacie de garde, plus de quatre Français sur dix ont eu recours à la police, à la gendarmerie ou encore à d'autres services. Plus grave, un  Français sur deux a  cessé sa recherche car c’était trop complexe.

Sur le site internet de la pharmacie, nous vous indiquons comment trouver très facilement tous les jours la pharmacie de garde grâce à l’onglet gardes et urgents dans la rubrique pour vous aider.


 
 

 

Les nouvelles missions du pharmacien : l'autodiagnostic

 

Le pharmacien acteur du dépistage,
autotests et auto-mesure en officine.

 

Le dépistage, la prévention et le conseil personnalisé sont autant de domaines dans lesquels le pharmacien peut dorénavant s’impliquer, confirmant son rôle clé dans notre système de santé.

Car depuis 2009, l’Etat a confié aux pharmaciens de nouvelles missions pour les renforcer dans leur rôle de professionnels de santé de proximité. C’est la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires », appelée aussi HPST, qui a instauré ses profondes modifications dans le métier.

C’est notamment l’arrivée de tests simples d’auto-diagnostique en officine qui permet au pharmacien de devenir le relais d’une meilleure coordination des soins. Toujours à votre écoute, il peut identifier si vous êtes un patient à risque sur certaines pathologies et vous aider à vous orienter.

Une palette de tests d’autodiagnostic, d’appareils d’auto-mesure et de services pour la prévention, le dépistage et le suivi des patients chroniques à l’officine.  Bilan lipidique, hémoglobine glyquée, taux de cholestérol, tension artérielle  sont autant de paramètres qu’il vaut mieux surveiller régulièrement lorsque l’on suit un traitement au long cours ou lorsqu’un risque cardio-vasculaire est connu ou suspecté (tabac, stress, sédentarité, etc.).

Désormais le pharmacien est en mesure de mettre à votre disposition des appareils d’auto-mesure dans l’espace de confidentialité de la pharmacie pour repérer facilement d’éventuelles anomalies. Il reste alors à votre côté pour vous guider et vous conseiller.   

Par ailleurs, des tests simples d’autodiagnostic, que vous pouvez réaliser seul en cas de doute sont proposés. Le test du VIH est celui dont on à le plus entendu parler. Mais par exemple, des laboratoires comme Alere proposent des gammes complètes permettant de surveiller facilement bien d’autres choses comme une anomalie de la prostate, une carence en Fer, une sensibilité allergique, une infection à Helicobacter-Pylori ou à la maladie de Lyme ou bien encore le statut vaccinal du tétanos.

Bien sûr, ces tests ne remplacent pas les analyses prescrites et réalisées en laboratoire. Mais cette palette d’outils permet aux pharmaciens d’accompagner notamment des publics qui se rendent peu chez le médecin ou en laboratoire de biologie médicale. Cela permet d’éviter des incidents potentiellement graves et de vous guider au mieux dans un parcours de soin adéquat si le doute persiste ou s’intensifie.

 


 

 

 

La population mondiale vieillit plus vite


 

Les plus de 65 ans représenteront près de 17% des habitants de la planète d'ici 2050 contre 8,5% actuellement. Les seniors devraient être 1,6 milliard d'ici 2050, pour 617 millions aujourd'hui.

Malheureusement, les personnes vivent plus longtemps mais pas nécessairement en meilleure santé.

Aux Etats-Unis, les 65 ans et plus devraient quasiment doubler au cours des trois prochaines décennies, pour atteindre 88 millions vers 2050.Dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine, les plus de 80 ans devraient quadrupler d'ici 2050.

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

La télé néfaste pour le cerveau

 


Une étude réalisée aux États-Unis pendant 25 ans a montré que les personnes ayant consacré plus de 3 heures par jour à regarder le petit écran et dont le niveau quotidien d’activité physique est resté faible au long des 25 années du suivi ont un « niveau plus modeste de performances cognitives ». On s’en doutait un peu, la télé abrutit !

 

 

Mesdames pratiquez bien votre sport

 

Nombreuses sont les jeunes filles et les femmes à pratiquer une activité physique régulière, footing, zumba, yoga, pilate, crossfit. Par contre, elles ignorent souvent que certains exercices ne respectent pas leur anatomie. Des répercussions importantes et potentiellement graves sont possibles sur leur quotidien et leur sexualité.

Avant de se lancer dans une activité, toute femme doit s’informer sur les risques pelvi-périnéaux potentiels liés à certains sports (fuites urinaires, descentes d'organes, etc.).

 

 

Penser à la compression pendant l'été


 


Nous sommes tous plus insouciants quand les beaux jours arrivent ou pendant les vacances.

Pourtant, nous devrions être plus attentifs sur certains phénomènes.

Ainsi, certains risques veineux augmentent avec la chaleur ou pendant les voyages.

Ainsi, plus le trajet est lointain, plus il convient de porter une compression médicale en mettant des bas, des collants ou des chaussettes de contention.

 


 

 

Pas de médicaments en grande surface

 


84% des patients n’accordent pas leur confiance aux grandes surfaces concernant la vente de médicaments.

C’est ce que révèle une enquête menée auprès de 2601 personnes en mars dernier.

86 % des femmes pour 80 % des hommes ne font pas confiance aux grandes surfaces pour vendre des médicaments et 86 % des 50 ans pour 82 % chez les moins de 50 ans. 

Ce sentiment est donc largement partagé et ce d’autant plus qu’on a besoin de médicaments et donc du conseil d’un professionnel de santé.


 

 

 

Obésité, un fléau mondial

La dénomination commune internationale

L'insomnie vous touche peut-être

Evolution de l'infarctus chez les femmes

Médicaments, jusqu'à 2 à 3 fois moins chers en France

Internet, attention danger

Tabagisme

Une meilleure prise en charge après hospitalisation

Prévention et dépistage

Le tabac facteur de risque

 

Le tabac facteur de risque

En France, le tabac tue environ 73000 personnes tous les ans. En moyenne, un fumeur régulier sur deux meurt prématurément à cause du tabac et la moitié d’entre eux décèdent entre 35 et 69 ans. 90 % des cancers du poumon sont liés au tabagisme actif et un cancer sur trois est dû au tabac.

Cette première cause de mortalité pourrait être évitée en sensibilisant différemment les fumeurs. Ainsi, le test de Fagerström permet de contrôler la dépendance physique au tabac.

www.tabac-info-service.fr


 

L'apnée du sommeil n'est pas sans conséquences

L’apnée du sommeil n'est pas sans conséquences

Le syndrome d'apnée du sommeil doit être dépisté car il peut avoir de graves conséquences pour la santé. En effet, l'apnée du sommeil peut avoir comme conséquences des maladies cardiovasculaires, de la dépression, des accidents du travail et de la route.

Les agressions verbales en pharmacie en hausse

 

 

Chaque année, le Conseil de l’Ordre des pharmaciens publie le nombre des agressions subies par les pharmaciens. En 2014, il est en légère baisse par rapport à 2013 avec 152 déclarations en 2014 contre 161 en 2013.

Les agressions verbales arrivent en tête et représentent plus de la moitié des incidents déclarés. Viennent ensuite les vols à main armée (17 %) et les agressions physiques (11 %).

Ces agressivités verbales résultent le plus d'incompréhension ou d'exaspération des patients face à des refus de délivrance. Rappelez-vous que votre pharmacien est là pour vous aider, non pour vous compliquer la vie.

La prise en charge des maladies rares

La France est le pays leader mondial de la prise en charge des maladies rares. Ces maladies rares touchent par définition peu de patients. On parle de moins de 30 000 malades ou de moins d’une personne sur 2 000. Pour autant, ces maladies sont nombreuses, il en existe plus de 3 000. Des filières maladies rares sont structurées autour de 18 groupes de maladies.


Ainsi, ces groupes assurent l’animation et la coordination de 131 centres de références, de 501 centres de compétences et des plateformes de haute technologie.

 

Que faire face aux risques de l'allergie

De manière à sensibiliser les personnes allergiques sur l’anaphylaxie et le risque de choc mortel, un site www.urgence-anaphylaxie.com a été créé.  Il est destiné aux patients allergiques et à leur entourage comme aux professionnels de santé et aux professionnels de l’éducation). Ce site précise notamment comment créer une trousse d'urgence, ce qu’il convient de dire aux secours en cas d’urgence et comment utiliser un stylo d’adrénaline (Anapen, EpiPen et Jext)...

Dans le cadre d’une campagne de sensibisation, 1 200 trousses d’entraînement à l’urgence seront envoyées aux médecins scolaires afin qu’ils puissent s’initier et initier l’équipe professionnelle éducative au maniement des stylos auto-déclenchants.

 

 

Attention aux médicaments falsifiés

 

Les médicaments viennent en tête des produits les plus copiés. Ils représentent près de 29,5% des 2,5 millions de contrefaçons interceptées par les douanes françaises en 2014.

L’année dernière, les douaniers du Havre ont réalisé une saisie record de 2,4 millions de faux produits. Parmi ces contrefaçons, figurent surtout de l'aspirine, des anti-diarrhéiques et des produits contre les troubles de l'érection en provenance de Chine.

Rien qu’en mai 2014, Interpol a saisi de près de dix millions de médicaments contrefaits, dans 111 pays. Interpol a aussi réalisé la fermeture de 12 000 sites internet et procédé à des centaines d'arrestations.

Il convient donc d’être vigilant et ne se fier qu’à un site de pharmacie bien identifié par le Conseil de l’Ordre des pharmaciens.

Les adultes mal vaccinés

Si les Français pensent bien à faire vacciner leurs enfants, ils se montrent beaucoup plus négligents pour eux-mêmes.

En effet, près de 20 % des adultes ne savent pas où ils en sont dans leurs vaccins.

De plus, certains vaccins ne sont pas assez utilisés et d’autres sont rejetés. C’est ainsi qu’à peine 20 % des jeunes filles de moins 15 ans en 2014 se sont fait vacciner contre les papillomavirus.

Par ailleurs, seulement 47,3 % des personnes à risque, celles qui sont âgées ou qui souffrent de maladies chroniques, se sont fait vacciner contre la grippe. On le voit de réels progrès restent à faire !


Prescriptions en DCI


 

Depuis le 1er janvier 2015, les prescriptions doivent mentionner les principes actifs des médicaments, la DCI (Dénomination Commune Internationale).

Cette obligation ne suscite guère l'enthousiasme chez les médecins, surtout s'il s'agit d'écrire la DCI à la main. Le fait que tous les logiciels d'aide à la prescription (LAP) ne comportent pas encore cette option semble donc être un bon prétexte. La DCI peut être accompagnée de la dénomination de fantaisie ou de la marque.

 

 

Un portail Internet pour les personnes âgées

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé  et du Droit des femmes et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a lancé un portail Internet pour l’aide aux personnes âgées. L’objectif est de donner l’accès  à l’information sur la perte  d’autonomie, les aides, l’offre de services.

En effet, souvent les renseignements sont  parcellaires, parfois peu lisibles et pas toujours transparents. Ce site mentionne des liens vers des sources locales fiables (exemple : sites des conseils départementaux) et vers les sites des partenaires (prévention, caisses de retraite, fédérations d’aide aux personnes âgées, etc.).

Ainsi sur le portail, un simulateur permet d’estimer le reste à charge en  établissement d’hébergement pour personnes âgées  dépendantes, Ehpad (maison  de retraite médicalisée). Il propose aussi un annuaire des établissements et services médico-sociaux. 
Pour en savoir plus www.pour-les-personnes- agees.gouv.fr


 

Les troubles légers du sommeil

Près de 4 français sur 10 connaissent des troubles légers du sommeil. 

D’après un sondage réalisé en 2012, 69 % des adultes déclarent se réveiller la nuit : 36 % une fois, 22 % deux fois, 7 % trois fois et 2 % quatre fois et plus.

D’après les estimations des intéressés, ces réveils nocturnes durent en moyenne 24 minutes.

La journée du lendemain est souvent difficile quand on a vécu un sommeil léger et non reposant. Les personnes se plaignent alors de fatigue, de somnolence et de troubles de l'humeur.


 

L'état de santé en France


 

La Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) a publié son rapport sur l’état de santé en France qui montre un allongement de l'espérance de vie, mais aussi des disparités sociales


Concernant l'espérance de vie, elle est de 85,4 ans pour les femmes en 2014 et de 79,2 ans pour les hommes. L'écart homme-femme continue de se réduire d'année en année. Ces espérances de vie sont au-dessus des moyennes européennes.

Le médicament ne se vend pas sur internet

 

D'après une étude réalisée par Celtipharm, le chiffre d'affaires, par site, en 2014, est de 65 000 euros, tous produits confondus. L'essentiel des ventes en ligne est réalisé sur les produits hors-médicament comme l'hygiène et la cosmétologie.

Les médicaments d'automédication représentent moins de 8 % des ventes sur internet. Le site Jim.fr note de son côté qu’une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet, en opposant les sites réglementés et les sites non réglementés. Il en ressort que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque d’un mauvais usage est très important.

Enfin, plus de la moitié (54 %) des personnes qui achètent en ligne choisissent d’aller chercher leur commande en magasin.

Ceci prouve combien le passage à la pharmacie est nécessaire et qu’une réservation sur le site est tout à fit suffisante et plus sécurisante.


 

Les acouphènes

Les acouphènes sont des bruits entendus de manière continue ou intermittente dans l’oreille ou dans la tête sans que ceux-ci ne proviennent de l’extérieur. 15 % de la population peut souffrir de ce phénomène à un moment de leur vie. Dans la grande majorité des cas, les acouphènes ne présentent aucun caractère de gravité.

Le plus souvent, l’origine des acouphènes est à un traumatisme auditif ou à l’usure de l’oreille du fait de l’âge qui entrainent une perte auditive. Heureusement, les acouphènes tendent souvent à diminuer naturellement par un processus de mise à distance et d’habituation. Pour autant, il convient de consulter un médecin dès l’apparition de bruits sans origine.


 

Les génériques en baisse


 

Le marché français du générique n’a représenté que 32 % du marché pharmaceutique remboursable en volume (18 % en valeur). Il a baissé de 4 % en 2014. Si en volume, 800 millions de boîtes ont été vendues, soit une hausse de 2 %, en prix il représente 3,3 milliards d’euros.

Selon l’OCDE, les génériques représentent environ 75 % du volume du marché des médicaments remboursés en Allemagne, au Royaume-Uni et au Danemark. Les Français doivent plus faire confiance aux génériques.

 

Les troubles du sommeil


 

En Europe,  25 à 35 % de la population souffre de troubles du sommeil Ce qui représente 75 à 110 millions d’individus.

Par ailleurs, 7% de cette population est touchée par l’apnée du sommeil. Cette pathologie est désignée sous le terme de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Elle se caractérise par des arrêts répétés (apnées) de la respiration au cours du sommeil. Outre le fait que ces phénomènes sont dangereux pour la santé, à cause de ces interruptions, le sommeil n’est pas récupérateur. Cela engendre une somnolence dans  la journée et joue sur la productivité au travail.

Les gains à l'arrêt du tabac


 

Dès le premier mois suivant l’arrêt des cigarettes, la toux et la fatigue diinuent, le souffle revient, la marche est plus facile.

1 an après la dernière cigarette, le risque d’infarctus diminue de moitié.

5 ans après l’arrêt du tabac le risque du cancer du poumon diminue presque de moitié.

10 à 15 ans après la dernière cigarette, l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Récupération des déchets piquants


L’éco-organisme DASTRI se charge de la collecte et de l’élimination des Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) piquants, coupants, tranchants (PCT), produits par les patients en auto traitement. Ce sont plus de 1,4 million collectés en France. Or, certains patients gardent les encore chez eux ou les jettent avec leurs ordures ménagères. Les pharmaciens d’officine sont souvent sollicités par les patients en auto traitement. 80 % des pharmacies proposent systématiquement des boîtes à aiguilles aux patients concernés.